Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard

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Édouard

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MessageSujet: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Mar 10 Avr - 2:00

Couché sur mon matelas de plume provenant de Fal, eh oui, j'avais appris cela des Fées. Et comment je les connaissais? Il m'arrivait de voyager, pour en apprendre plus sur la magie. Celle des Fées était exceptionnelle. Donc grâce à ces êtres mystérieux, mais amicaux, je savais emprunter certains matériaux aux autres Royaumes, sans avoir à me déplacer. Ma caverne, que je détestais dans mon enfance était maintenant un petit nid confortable. Et malgré ce confort, l'absence mon amant me pesait. Mikel ne visitait plus aussi souvent qu'avant, lorsque j'essayais de communiquer avec lui par la pensée, il semblait distant et coupait rapidement nos conversations.



Je repoussai mes draps, dévoilant ma nudité et finis par me lever. Je poussai un soupir, mon amoureux me manquait et malgré mes sens magiques aiguisés, je ne pouvais pas savoir si il m'aimait encore. Je me retournai vers un petit étang provenant d'une source de la montagne, ce dernier était assez profond pour que je puisse m'y purifier. Je me glissai dans l'eau glacée et m'enfonçai sous l'eau, comme pour noyer mes pensées. Chaque parcelle de mon corps, de ma peau, criait son nom. Sous l'eau, je laissai mes larmes sortir et un cri, qui fut étouffé par l'eau. Comme je ressortais de l'eau, je vis une silhouette à l'entrée de ma caverne, j'armai mes paumes et étendis mes sens magiques. Au moment où je laissais partir mes rayons meurtriers, je reconnus l'énergie de mon amant. Je soupirai et fermai mes poings.



- Surprise, fit la voix douce de Mikel.



Je pris mon drap de bain et l'enroulai autour de ma taille. Ne disant pas un mot, je me rendis compte que je lui en voulais. Pour toutes nos conversations qu'il évitait, toutes les fois où il me promettait de venir me voir et qu'il ne venait jamais et surtout pour les fois qu'il m'interdisait de le surprendre à Émeraude.



- Que fais-tu ici? demandai-je platement.



Je me dirigeai vers un énorme coffre de bois massif, d'où je sortis un pantalon propre. Je revêtis le vêtement et croisai le regard triste de mon amant. Je croisai mes bras contre mon torse. Je voulais savoir ce qui se passait et qu'il ne me mente pas, je saurais tout de suite.



- Il me semble que tu n'avais pas de temps, dis-je. Et que tu ne voulais pas que je vienne à Émeraude. Et pas question de parler par télépathie. Eh bien, mon cher Mikel, je n'ai pas de temps non plus!



Je me retournai vers mon bureau et me mis à farfouiller, afin de me donner un air occuper. Ce que je n'étais pas du tout. Mais j'étais blessé, je détestais les surprises et les cachoteries.
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Mikel

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Mar 10 Avr - 20:58

Incapable de dormir. Je fixe le plafond, mon coeur et mon corps réclamant mon petit copain. Je sais que je ne peux pas quitter la petite Kaycie, mais je n'en peux plus. J'ai besoin de lui, j'ai envie de lui. Tout. Sa présence, son corps. C'est comme s'il m'est interdit. Je me retourne contre mon matelas, afin de poser mes yeux sur mon écuyère, qui dort à poings fermés. Elle était bien capable de rester seule pour la nuit, surtout à son âge. Je repoussai donc mes draps, et je revêtis rapidement un pantalon et une tunique aux couleurs d'Émeraude. Je pris ma paire de bottes la plus souple, mais je ne pris pas ma ceinture d'armes. Je n'en avais pas besoin, là où j'allais. 


Afin de ne pas la réveiller, je me rendis aux bains, afin que personne ne voit que j'étais capable de me téléporter. C'était mon petit ami qui m'avait montré comment faire, afin que ça ne me prenne pas des jours à me rendre à lui. Cependant, je gardais ce petit secret pour moi. Édouard était une partie de ma vie dont je n'étais pas prêt à parler à mes frères et soeurs d'armes. Je me fermais constamment à eux, afin qu'ils ne puissent pas lire mes sentiments en moi. Malgré tout, je savais que mes petites sorties nocturnes avaient commencé à titiller mon ancien maître. Je sentais un oeil constant de sa part sur moi. Je savais bien que ce n'était pas pour mal faire, il veillait simplement à mon bien être. 


Je poussai une grande inspiration une fois que je fus rendu aux bains. Je fermai mes yeux, et poussai toute ma magie dans mes pieds, visualisant la caverne d'Ed. Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais déjà sur place. À cette heure tardive, il devait fort probablement dormir. J'allais le réveiller. J'avais besoin de le voir. Là. Maintenant. 


Alors que j'entrais dans l'alcôve, je sentis une énergie meurtrière. J'élevai aussitôt un bouclier magique devant moi, mais je le laissai tomber lorsque je vis que c'était les poings de mon amant qui étaient armés. 


- Surprise, lui dis-je en guise de bonjour.


J'eus envie de courir et de lui sauter dans les bras, mais le simple fait qu'il enroulait son corps nu dans un drap de bain m'en dissuada. Quelque chose n'allait pas. Et je savais très bien que j'en étais la cause. Je vivais cette situation très souvent. Même si je faisais mon possible pour ne pas que ça arrive. Et le pire dans tout cela, c'était que je ne savais même pas ce que je lui avais fait afin de recevoir un tel accueil. Cela faisait une lune que je ne l'avais pas vu, et il ne semblait même pas content de ma présence. 


- Que fais-tu ici ? me demanda alors Edouard, d'un ton qui me donna envie de partir. 


Sans même m'accorder un seul regard, mon copain se dirigea vers le coffre qui renfermait tous ses vêtements, et vêtis un pantalon. C'est à ce moment que ses iris croisèrent les miens. Ils étaient tristes et les siens, en colère. Ma respiration s'accélérait, tandis que je faisais tout en mon pouvoir afin de retenir les larmes que je sentais monter dans mes yeux. Je ne devais pas pleurer. J'allais le mettre encore plus en colère. 


- Il me semble que tu n'avais pas de temps, m'apostropha mon amant. Et que tu ne voulais pas que je vienne à Émeraude. Et pas question de parler par télépathie. Eh bien, mon cher Mikel, je n'ai pas de temps non plus. 


Mensonge. Il avait toujours du temps pour me voir. Toujours. Mais je savais bien que ce n'était pas lui le problème. C'était moi. Je ne voulais pas avouer ma relation avec le magicien de Béryl aux autres chevaliers, donc je ne le laissais pas venir me voir. Je limitais également nos conversations par télépathie afin que personne ne les surprenne. 


Je franchis la distance qui nous séparait et me saisis brusquement de ses mains, afin de l'empêcher de continuer de faire... rien. Habituellement, je lui faisais la fellation de sa vie et il oubliait le tout, mais à son regard, je voyais bien que je ne pourrais pas m'en tirer de cette façon cette fois. Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine. J'avais peur. Peur de dire la vérité à mon amoureux. J'étais un couard. Mais je ne voulais pas le perdre. J'en serais incapable. 


- Je suis désolé, lui soufflais-je d'un ton à peine audible. C'est pas facile avec Kaycie, mon écuyère, et...


J'arrêtai net. Je sentis son énergie commencer à bouillonner fortement en lui. C'était fini, les fausses excuses. Il avait appris à lire dans mon regard. Il savait donc que je tentais de lui mentir, encore. J'étais pathétique. Je lâchai ses mains et lui fis dos, incapable de calmer ma respiration. Encore moins de trouver mon courage. Les larmes commencèrent alors à couler le long de mes joues. Je passai une main nerveuse dans ma chevelure bouclée, me bloquant magiquement de tous, même d'Edouard. Je ne voulais pas qu'il aille extirper la vérité en moi. Je voulais être capable de lui dire. Je pouvais le sentir s'impatienter derrière moi. 


- Je peux pas... Je peux pas le dire aux autres... sanglotais-je alors. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Mar 10 Avr - 22:57

Habituellement, lors de nos conflits, une chose me calmait. Le sexe. Une bonne partie de jambes en l'air suffisait pour me faire changer d'attitude. Mais cela ne fonctionnerait pas, j'en avais assez de passer en troisième, derrière le continent et Kaycie. Cette petite avait 14 ans, elle savait s'occuper d'elle-même, moi à cet âge, j'étais coincé dans une caverne à m'occuper de moi-même. J'en avais aussi assez de l'attitude égoïste de mon amant.



Mikel traversa les quelques pas qui me séparait de lui et agrippa mes deux mains solidement. Je levai mes yeux verts dans les siens, mon regard de furie suffit à lui faire savoir que le sexe ne fonctionnerait pas cette fois. Je voulais une raison et une excuse. J'allais savoir si il mentait et je savais qu'il allait le faire.



- Je suis désolé, murmura Mik. C'est pas facile avec Kaycie, mon écuyère, et...



Voilà! Il mentait encore! Je pouvais sentir ma rage en moi, bouillir comme un volcan au bord de l'éruption. Il devait le voir à mon regard. Ses mains quittèrent les miennes et mon amant me tourna le dos. La caverne était silencieuse, je pouvais donc entendre la respiration nerveuse de Mikel. Je restai derrière lui, sans dire un mot. Je vis sa main jouer dans ses cheveux et je le sentis se bloquer au reste du monde.



- Je peux pas... Je peux pas le dire aux autres, pleura Mik.



Je roulai les yeux. C'était la vérité. La vérité, c'était que mon amant était couard. Et surtout qu'il ne devait pas tenir à moi autant que je tenais à lui. Je mordis ma lèvre inférieure et serrai les poings. Je le retournai vers moi et lui étampai ma main sur la joue avec violence, avant de lui tourner le dos. Mon âme soeur était un couard.



- Merci pour la vérité, dis-je, froid. Tu peux y aller maintenant.



Non mais je n'allais tout de même pas m'abaisser à des conneries pareilles! Pourquoi ne voulait-il pas dire aux autres que j'étais son âme soeur ou même son amant? Est-ce que j'étais si dégoûtant? Plusieurs Chevaliers n'étaient pas hétérosexuels, pourquoi lui se devait-il de l'être? Lui faisais-je honte? Je lui tournai le dos pour préparer une besace et descendre chez mon souverain ou partir en voyage, peut importe, je ne pouvais plus être ici.



- Je te fais si honte que cela? demandai-je, blessé. Parce que pourtant l'homosexualité n'est pas taboo dans l'Ordre.



Je passai une main dans mes cheveux et laissai partir quelques larmes. Mon amoureux n'était jamais là pour moi et j'en avais assez de me faire repousser.



- Tu sais quoi? dis-je. Je crois qu'on devrait en rester là.
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Mikel

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Mer 11 Avr - 21:49

Je n'avais même pas besoin de chercher en lui pour sentir son énergie. Et il était plus qu'en colère. Entre nous, c'était un brasier constant. Deux petites étincelles qui manquaient à tout instant de s'enflammer. Et lorsque l'une prenait, l'autre suivait, jusqu'à se transformer en un puissant incendie. Malgré tout, nous avions toujours été soudés. Cependant, lentement, je sentais Edouard se défaire du lien magique qui nous unissait. Je sentais que c'était une question de minutes avant que je ne le perde. Et je ne savais pas quoi faire à ce sujet. J'étais faible et égoïste, je le savais bien. 


Mon copain me tourna alors face à lui, me sortant de mes pensées. Je posai mon regard rempli de larmes dans le sien, qui ne reflétait absolument aucune émotion. J'avalai de travers, cependant, je n'aurai pu prédire la claque qu'il m'asséna au visage. Je perdis tout contrôle, autant moral que magique. Les larmes cessèrent d'elles-mêmes, tandis que la colère montait en moi en flèche. Je sentais ma joue chauffer et s'engourdir, pour enfler. Il n'avait pas la main molle. Malgré tout, je soutenais son regard. À toutes les vagues d'apaisement que je recevais, je compris que j'avais réveillé l'Ordre au complet. Je me coupai donc à nouveau magiquement d'eux.


- Merci pour la vérité, cracha alors Edouard d'un ton que je ne lui reconnaissais pas. Tu peux y aller maintenant. 


Sur ces paroles, il me fit dos, ce qui me mit complètement hors de moi. Je pouvais sentir ma magie bouillonner dans la paume de mes mains. J'avais simplement envie de lui défoncer la tronche en ce moment. En fait, il pouvait se compter chanceux que je n'aie pas enfilé ma ceinture d'armes, car ce serait épée contre magie - oui, c'était déjà arrivé. Incapable de dire quoi que ce soit, je le regardais faire ses bagages pour je-ne-sais-quoi. 


- Je te fais si honte que ça ? me demanda-t-il, ayant baissé d'un ton. Parce que pourtant l'homosexualité n'est pas un tabou dans l'Ordre. 


Momentanément, je me permis de m'infiltrer dans son esprit. Ce que j'y vis me frappa au plus haut point. Toute la haine qu'il avait à mon égard, tout ce que je lui faisais subir inconsciemment, je pouvais le ressentir au travers lui. 


- Tu sais quoi? Je crois qu'on devrait en rester là. 


Les larmes avaient recommencé à couler silencieusement le long de mes joues. Je ne pouvais pas croire qu'il mettait fin à notre relation, là, comme ça. Après tout, il était mon âme soeur ! Nous étions destinés à être ensemble. 


Sentant la magie s'accumuler de plus en plus dans mes mains, je me retournai vivement, lançant des éclairs meurtriers à l'extérieur. Je gémis de douleur, réalisant que je m'étais grillé l'intérieur des mains à garder toute cette puissante magie. 


- Je suis désolé, soufflais alors, chose que je ne faisais jamais. Je n'ai jamais réalisé à quel point je te faisais du mal. 


Je franchis la distance qui nous séparait, tentant d'ignorer la douleur de mes mains. Je tournai Edouard face à moi, avant de le plaquer contre la paroi rocheuse. Je m'emparai sauvagement de ses lèvres, puis je plantai un regard sérieux au creux de ses iris. 


- Dis-moi ce que je dois faire pour que tu continues de m'aimer, insistais-je devant son silence. Car moi je veux pas arrêter. 


Mon regard de glace bien encré au creux du sien, j'attendais une réponse. Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine. Si j'étais bon au lit, j'étais complètement nul pour révéler mes sentiments avec des mots. Et son silence n'augurait rien de bon. Devant sa froideur, je lui fis dos, éclatant de nouveau en sanglots. Je croisai mes bras contre ma poitrine, comme pour trouver du réconfort avec moi-même. Mes mains étaient moites de sang, et mon coeur meurtri d'amour. Étant incapable de créer un portail de nouveau, je commençai à marcher vers l'entrée de la grotte, me sentant soudainement bien faible. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Mer 11 Avr - 22:31

Sans m'en rendre compte en le giflant, j'avais brisé son bouclier magique. Je pouvais donc ressentir tout ce qui se passait en mon âme soeur. Moi qui pensait finir ma vie avec cet homme si passionné, savoir que je m'étais trompé sur toute la ligne, me faisait incroyablement mal. J'avais besoins de ne plus le voir, de partir loin de lui et de son regard si intense. Car le simple fait de respirer le même air que lui, maintenant, me brisait le coeur.



Mik me tourna le dos, une fois encore, lançant des rayons incandescents vers l'extérieur de mon chez-moi, en poussant un gémissement de douleur. Le connaissant trop, je savais qu'il s'était brûlé les mains, en tentant de garder sa magie en place. Normalement, j'aurais pris ses mains dans les miennes et les aurais guéris, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je voulais qu'il souffre autant qu'il m'avait fait souffrir.



- Je suis désolé, murmura Mikel, à mon grand étonnement, puisqu'il ne s'excusait jamais. Je n'ai jamais réalisé à quel point je te faisais du mal.



Mon amant se dirigea rapidement vers moi, là je reconnus le Mikel que je connaissais, me retournant vers lui et me plaquant au mur de ma caverne. Ses lèvres vinrent prendre les miennes dans un baiser fougueux, je fus tenté de répondre au baiser. Mon corps me criait de le retenir contre moi et de lui arracher ses vêtements pour lui faire l'amour. Mon cerveau me disait que je ne ferais que souffrir si j'écoutais mon corps. C'est pourquoi, je ne bougeai pas. Son regard glacé se planta dans le mien, une lueur sérieuse y brillait.



- Dis-moi ce que je dois faire pour que tu continue de m'aimer, dit-il, d'un ton pressant. Car moi je veux pas arrêter.



Je restai muet, à soutenir son regard. Je pouvais presque entendre son coeur se débattre, ou était-ce le mien? Mik venait de se mettre à nu pour moi et pourtant rien en moi ne voulait lui donner une réponse. Faux, je mourrais d'envie de lui pardonner, mais je savais que si je le laissais gagner, il reprendrait ses vieilles habitudes. C'est alors qu'il me tourna le dos et se dirigea vers la sortie, en pleurant. Je me laissai glisser au sol, la pierre éraflant mon dos, regardant mon amour s'en aller. Ne t'en vas pas, voulais-je lui crier. Mais au moment où Mikel quittait ma maison pour toujours, je levai une main et produisis un bouclier magique, qui l’empêcha de me quitter.



- Dis aux autres pour moi et toi, dis-je tout bas. Dis-le aux autres que tu es avec moi. Que tu es mon amant et que je suis fou amoureux de toi.



Les mots s'étaient échappés de ma bouche, comme si ils avaient un esprit à eux. Je me relevai, tant bien que mal et couru vers Mikel, pour le retourner vers moi et le serrer dans mes bras. Je pris son visage entre mes mains et l'embrassai avec passion. Mes mains, ne répondant plus à mon cerveau, étaient déjà en train de délacer son pantalon.



- Je ne sais pas sous quel sort je suis, murmurai-je. Mais l'idée de t'avoir loin de moi ou hors de ma vie me donne envie de crever.



J'attirai Mik jusqu'à mon lit avant de m'y jeter et l'emmenant dans ma chute. Mes mains glissèrent sous son pantalon contre son petit derrière ferme, alors que je cachais mon visage dans son cou, pour qu'il ne voit pas mes larmes. Je finis par déchirer sa tunique et nous renverser, pour aller baiser sa gorge, me frayant un chemin de baiser jusqu'à son membre.



- Je t'aime, putain que je t'aime, chuchotai-je. Aime-moi, comme tu le fais si bien.
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Mikel

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Mer 11 Avr - 23:04

Depuis que je l'avais rencontré, j'avais toujours pris pour acquis qu'Edouard serait toujours à mes côtés. Qu'il m'aimerait jusqu'à ce que les Dieux le reprennent sur les Grandes Plaines de Lumière. C'était sans doute cela le problème. Je l'avais pris pour acquis. Comme un bel idiot, il m'avait fallu trois ans pour m'en rendre compte. Et même encore. Je l'avais découvert dans l'esprit de mon amant, et non par moi-même. Je me dégoûtais. C'était peut-être Ed qui avait mis fin à notre relation, mais c'était moi qui l'avait ruinée. J'avais mal. Les larmes affluaient le long de mes joues. Je ne savais pas où aller. Je ne voulais pas retourner à Émeraude. Pas tout de suite. Pas après la détresse émotionnelle que j'avais fait sentir à mes frères et soeurs d'armes. Je ne pouvais pas les affronter. Encore moins affronter Alaric ou Kaycie. J'étais un simple lâche effrayé par ses propres émotions. Pourtant, je n'avais pas honte de mon ex copain, et je me fichais bien d'avouer mon homosexualité aux autres. J'avais simplement peur de leur montrer ma vulnérabilité. Comme si je voulais qu'Edouard ne soit qu'à moi. En faisant cela, je n'avais tout simplement plus d'Edouard dans ma vie. 


Subitement, je me heurtai à un mur invisible magique. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Pourtant, je n'osais pas me retourner. Je n'étais plus prêt à affronter Edouard. Je ne pouvais plus le regarder dans les yeux. J'avais peur. Peur qu'il m'ait retenu pour me démolir encore plus. Après tout, je le méritais. 


- Dis aux autres pour moi et toi, entendis-je dire Ed. Dis-le aux autres que tu es avec moi. Que tu es mon amant et que je suis fou amoureux de toi. 


Je poussai un petit soupir de soulagement, cependant j'étais incapable d'arrêter les larmes de couler. J'allais tout faire ce qu'il me demandait. Je lui devais bien cela. Et puis, ce qu'il me demandait, j'aurais dû le faire dès le début. J'avais échoué. Maintenant, j'allais me rattraper. J'allais être à l'écoute de mon âme soeur. J'avais compris maintenant. Une relation amoureuse allait dans les deux sens. 


Dans mon dos, je pus entendre des pas, puis deux bras se faufiler contre mes hanches, et je me retrouvai bien rapidement blotti contre le torse nu du mec de mes rêves. Ses lèvres s'emparèrent des miennes avec amour, et je me laissai à nouveau envahir de son énergie, recréant le lien qui avait presque disparu quelques instants auparavant. Au travers ses baisers, je pouvais déjà sentir ses mains descendre vers mon pantalon, afin de le délacer. Rien de mieux qu'une bonne partie de jambes en l'air pour se réconcilier complètement. 


- Je ne sais pas sous quel sort je suis, me chuchota Ed. Mais l'idée de t'avoir loin de moi ou hors de ma vie me donne envie de crever. 


Je relevai mes yeux vers les siens. Je pensais exactement la même chose. Ma vie sans Edouard n'existait pas. Je n'étais absolument rien sans lui. Et je réalisais que je m'étais moi-même fait souffrir en me tenant à l'écart de son amour. Car j'en avais besoin, et je m'en étais privé par peur. Après l'amour cette nuit, j'allais l'emmener à Émeraude. J'allais le présenter à tous. Et pas comme étant le magicien de Béryl. Car ils le connaissaient tous. J'allais le présenter comme étant mon amant, mon âme soeur. Le gars que je voulais épouser. 


Bien rapidement, je me retrouvai par-dessus mon copain, qui était étendu dans son lit. Les baisers étaient de plus en plus fiévreux et passionnés. Ma respiration s'accéléra d'un cran lorsqu'il déchira ma tunique, inversant de ce fait nos positions. À chacun de ses baisers descendant vers mon membre, je le sentais grossir sous l'excitation. 


- Je t'aime, putain que je t'aime, souffla mon Edouard de sa belle voix rauque. Aime-moi, comme tu le fais si bien. 


- Moi aussi, répondis-je instantanément, comme je le faisais si bien. Non je... 


Je glissai une main dans sa chevelure, avant de relever son visage vers moi. Je plantai mes yeux de glace dans ses feuilles, mordant ma lèvre inférieure. Mouais, il devait se demander pourquoi je l'avais ramené vers moi alors qu'il s'apprêtait à me faire une fellation. Je posai un doux baiser contre ses lèvres, cherchant le courage de lui dire que je l'aimais pour la première fois. Plus de simples « moi aussi ». Il méritait plus que ça. Il méritait la vérité. 


- Je t'aime Edouard, lui soufflais-je alors. Maintenant, retourne au travail, ajoutais-je, moqueur. 


Je lui volai un long et langoureux baiser, avant de le laisser redescendre près de la belle tente que faisait mon pantalon. Du moins, j'espérais qu'il était retourné là, car j'avais gardé les yeux fermés. Je sentais mes joues chauffer sous la timidité. Jamais je n'étais timide. Et jamais je n'avais encore prononcé les mots je t'aime. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Jeu 12 Avr - 21:17

Encore une fois, Mikel gagnait. J'étais faible et je le laissais toujours gagné. Perdre était rendu une habitude pour moi et je crois que j'y prenais goût. J'aimais Mik comme un fou, je n'étais pas capable de vivre loin de lui. Chaque fois qu'il repartait vers Émeraude, mon coeur se brisait et je retombais en profonde dépression, pour ensuite me mettre en colère contre lui et finalement retomber dans ses bras.


- Moi aussi, souffla mon amant. Non, je ...


Non quoi? Mon coeur s'arrêta, Mikel avait dit non. Mais il glissa une main douce dans mes cheveux, relevant mon visage vers le sien. Mon regard alla se noyer dans la glace de ses yeux, ses dents alla mordiller sa lèvre inférieure. Jamais son regard ne m'avait intimidé auparavant, mais maintenant, je me sentis tout petit devant lui. Ses lèvres vinrent chercher les miennes, me rassurant d'un seul coup. J'oubliai son non et le pourquoi de notre chicane.


- Je t'aime Edouard, murmura Mikel, plein d'amour. Maintenant, retourne au travail, dit-il d'un ton blagueur.


Avant que je retourne à son membre tendu sous son pantalon, mon amant me vola un dernier, mais langoureux baiser. Le coeur battant d'amour et de joie, je défis lentement de lacet de son pantalon, libérant son sexe massif. J'embrassai son gland, avant de passer ma langue sur toute sa longueur. Mes mains se mirent à caresser ses cuisses, alors que je le prenais en bouche de toute sa longueur. J'entamai un lent va et vien, en gémissant, tout heureux de retrouver l'homme que j'aimais. Je sentis mon propre membre se tendre. J'ajoutai une main au va et vien, en appliquant une bonne pression de mes lèvres et ma main.


- Et est-ce que je fais du bon travail? demandai-je, tout heureux. Parce que c'est ton tour.


Je tirai sur la main de Mikel pour le redresser, avant de m'asseoir à côté de lui. Je posai mes lèvres dans le creux de son cou, avant de prendre sa main et sa la poser contre la tente que formait mon sexe tendu. Je me couchai sur le dos, en aidant Mikel à embarquer à califourchon sur moi et attirai son visage vers le mien. Je l'embrassai avec passion, avant de mordre sa lèvre inférieure.


- Ton tour, j'ai dit, rigolai-je.
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Mikel

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Dim 15 Avr - 13:21

L'avantage avec Edouard, était que le sexe me permettait de lui cacher mes émotions. C'était le seul moment où il baissait ses défenses magiques. Sinon, il ressentait chaque sentiment que je ressentais. Il était directement branché à moi de cette façon. Il fallait dire qu'au début ça m'avait quelque peu dérangé, mais j'y avais vite vu les avantages. J'avais également rapidement appris à m'amuser avec cela à ses dépens. Jamais méchamment, bien évidemment. Cependant, en ce moment, malgré le fait qu'il était déconnecté magiquement de moi, nous étions connectés d'une toute autre façon. Et j'essayais fortement de lui cacher l'anxiété qui montait en moi. Si j'avais accepté de le présenter à tous et d'assumer qui j'étais, je n'étais pas nécessairement à l'aise de le faire. Ce n'était qu'un coup à donner, mais ce coup viendrait très vite, car au lever du soleil, je devrais être de retour à Émeraude. 


Mon membre libéré de sa prison me fit revenir à la réalité. Je mis mon stress de côté, afin de me concentrer sur mon amant. Je retins fortement mes gémissements, tandis qu'il me prenait en bouche de manière très langoureuse. Je n'allais tout de même pas lui donner la satisfaction d'avoir l'air satisfait. Non. J'en voulais plus. Beaucoup plus. Je voulais sentir son membre dans mon intimité, je voulais qu'il me pénètre sauvagement comme il savait si bien le faire. Mes mains agrippèrent le drap de soie sous moi alors que mon dos se cambrait. S'il continuait ce divin traitement trop longtemps, il allait avoir une magnifique surprise dans sa bouche. 


- Et est-ce que je fais du bon travail? me demanda-t-il, légèrement moqueur. Parce que c'est ton tour.


Je sentais mes joues se chauffer sous la gêne. Quelques secondes plus tard, et j'étais fini. J'avais chaud, trop chaud. Le sexe après une chicane était toujours le meilleur. Ce n'était pas que des rumeurs. 


Je sentis la main de mon copain se glisser dans la mienne, afin de me relever en position assise. J'échappai mon premier gémissement, tandis que ses lèvres se faufilaient au creux de mon cou. Les yeux mi-clos, je le laissai guider ma main jusqu'à son membre. Habituellement, j'étais beaucoup plus entreprenant que ça. Bien rapidement, mon amoureux était couché contre le matelas de plumes, et moi j'étais à califourchon par-dessus lui. Je sentais son membre se frotter dangereusement contre le mien. Habituellement, j'évitais les embrassades lorsque nous étions au lit, mais cette fois, je le laissai m'embrasser avec tendresse et amour, faisant faire un bond à mon coeur dans ma poitrine. 


- Ton tour, j'ai dit, se moqua-t-il. 


Un dernier baiser langoureux, et mes lèvres descendaient le long de son torse, s'attardant légèrement plus longtemps à l'un de ses mamelons. Puis, je le débarrassai de son pantalon, le lançant au loin dans la caverne. Je passai lentement mon index contre son membre bien dur avant de le prendre en bouche. J'y allais d'un rythme plutôt rapide, laissant mes dents effleurer parfois volontairement la peau de son sexe. Mon coeur battait la chamade dans ma poitrine. Son membre était très massif, et plutôt long. Malgré tout, je livrai la marchandise, et pour la première fois depuis que je sortais avec lui, je me rendis jusqu'à la base. Je fus surpris de n'avoir aucun haut le coeur. Aux gémissements que poussait Edouard, je comprenais qu'il ne détestait pas du tout ce nouveau traitement. L'une de mes mains glissa de sa cuisse jusqu'à son torse et l'autre alla se faufiler dans la sienne. 


J'arrêtai aussi brusquement que j'avais commencé. J'avais commencé à goûter son liquide pré-éjaculatoire. Pourtant, il avait l'habitude de durer plus longtemps que cela. Je relevai mon visage vers le sien, plongeant mon regard dans ses iris vertes. Il était tellement beau. Lentement, mon doigt traçait chacun des traits de son visage, passant ensuite par ses lèvres. 


- Je t'aime tellement, lui soufflais-je avec tendresse. 


J'inversai brusquement nos positions, nouant mes mains derrière sa nuque et mes jambes autour de sa taille. Je m'emparai alors de ses lèvres avec passion, ne pouvant m'empêcher de gémir tandis que je sentais son membre frôler mon intimité. Je donnai un petit coup de bassin vers le bas, le faisant entrer légèrement en moi. Il n'en fallu pas plus pour qu'Ed donne puissant coup de hanches, m'emplissant totalement. Pour ma part, je gémis plus fortement que je ne l'avais jamais fait. Nos bassins entamèrent alors une danse ensemble, menant la pénétration plutôt loin. En fait, je pouvais sentir ses couilles frapper contre mes fesses. Jamais ce n'était arrivé auparavant. Me sentant faiblir sous son amour, mes bras retombèrent de chaque côté de mon corps, et je pus voir le petit sourire moqueur de mon copain. Jamais je n'avais autant peu pris le dessus dans nos ébats. Même si c'était lui qui me prenait, je menais habituellement la danse. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Dim 15 Avr - 17:51

Je n'étais pas né de la dernière pluie, je connaissais mon amant. Entre dire qu'il révélerait aux autres Chevaliers sa relation avec moi et vraiment le faire, il y avait une grande zone grise. Après notre baise, il tomberait dans cette dernière, en essayant de retarder cela le plus possible. Ce qu'il ne savait pas, c'était que je comptais le suivre à Émeraude et y rester jusqu'à ce qu'il dise au reste de l'Ordre que nous étions amants.



Ses lèvres prirent les miennes fiévreusement, une dernière fois, avant de se frayer un chemin de baisers sur mon torse. Mon amant passa quelques délicieuses secondes contre l'un de mes mamelons, avant de continuer son chemin, avant de me retirer mon pantalon et le lancer au bout de mon chez moi. Mon sexe se tendit automatiquement vers lui, je frémis lorsque Mik passa son index sur toute sa longueur. Mon amant me prit aussitôt en bouche et entama un mouvement rapide. Alors que je me délectais de ce traitement presque royal, je pris d'un fort spasme en sentant la pointe des dents de mon amour contre la peau sensible de mon membre. Je baissai les yeux, une seconde, pour voir l'homme de ma vie me prendre jusqu'à la base du sexe, pour la première fois. Je ne pus m'empêcher de gémir à chaque aller et retour de sa bouche contre moi, je pouvais me sentir près de l'orgasme. Ce qui me surprit, puisque je durais toujours un peu plus longtemps. L'une des mains de Mikel remonta de ma cuisse à mon torse, alors que l'autre enserrait l'une de mes mains.



Je me sentais si près d'exploser en lui, comme si il l'avait senti, Mikel arrêta tout mouvement et releva la tête vers moi. Mon regard alla se noyer dans le sien, alors qu'il passait le bout du doigt contre chaque trait de mon visage. Lorsque son index passa contre mes lèvres, une forte envie me prit de sucer ce dernier, mais je me retins. Je voulais qu'il se laisse aller, qu'il prenne les devants et c'était ce qu'il faisait.



- Je t'aime tellement, murmura mon amant, rempli d'amour.



Rapidement, je me retrouvai avec mon amour dans les bras, ses jambes entourant ma taille et son intimité très proche du bout de mon sexe. Ses mains s'accrochèrent à ma nuque et je fus emprisonné dans un baiser rempli de passion. L'homme de ma vie poussa un gémissement alors que mon sexe frôlait l'entrée de son antre, il donna un petit coup de bassin vers mon sexe et j'entrai en lui. Je donnai donc un coup vers le haut, en râlant, entrant complétement en lui. Mik poussa un gémissement plus sonore, alors que nos bassins entamaient un va et vien synchronisés, alors que je sentais mon paquet frapper contre ses fesses rebondies, me donnant une sensation de plus. Soudainement, Mik cessa de donner autant d'élan qu'au début, ses bras laissèrent ma nuque. Je lui lançai un regard rempli de malice, avant de donner quelques coups de bassins, me sentant exploser en lui. Je me laissai tomber sur le lit, l'attirant contre moi en petite cuillère.



- C'est vrai ce qu'on dit, que le sexe d'après chicane est le meilleur, rigolai-je, à bout de souffle.



Je posai un doux baiser sur la nuque de mon amoureux, avant de le serrer contre moi. Je pus le sentir tomber endormi, alors que je restai éveillé. Chaque seconde qui passait nous rapprochait du moment où je devrais lui dire que j'allais à Émeraude avec lui. Je finis par me lever, trop stressé pour dormir aux côtés de l'homme que j'aime. Je continuai mes bagages en silence, sans oser regarder si Mik dormait. Étais-je prêt aussi à ce que tous sachent pour lui et moi? Devrais-je quitter Béryl si nous devions nous marier? Je pris une petite boîte et l'ouvrit sur un anneau d'or, celui que je voulais lui donner. Je le fourrai dans mon sac, mais accrochai une fiole, qui alla se briser au sol dans un vacarme.



- Fais chier! échappai-je



Je me tournai vers le lit, Mikel se tenait assis droit comme un piquet et me dévisageait. Je piquai un fard, avant de laisser tomber mon sac. Je savais ce que ma vue devait lui donner comme idée. Je fus effrayé qu'il pense que je veuille le laisser. Je me lançai au sol, pour ramasser le tout, en marmonnant contre moi-même.



- C'est pas ce que tu crois, je te jure, dis-je, très rapidement. Non, c'est même le contraire!



Je posai les débris sur ma table de travail et me tournai vers Mikel, qui me regardait toujours en silence. Je passai une main nerveuse, plus que nerveuse, dans mes cheveux. Mon tour de passer au sermon.



- Je voulais retourner à Émeraude avec toi, dis-je, tout bas. Je voulais qu'on leur annonce ensemble. Je voulais passer plus qu'une nuit avec toi...
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Mikel

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Dim 15 Avr - 18:26

Jamais je n'avais eu un orgasme aussi long et aussi puissant. J'en avais perdu la maîtrise de mon corps. Je me retenais de ne pas hurler de plaisir. Car si je l'avais fait, Béryl au complet m'aurait entendu. Je recommençai enfin à respirer normalement lorsque je sentis son membre se ramollir en moi et sa semence chaude se répandre. Je fermai mes yeux, tandis que je sentais Ed se laisser tomber à mes côtés, totalement épuisé. Il m'attira alors à lui, et la chaleur de son torse contre mon dos me rassura instantanément. J'avais peur. J'étais fébrile. J'avais peur du jugement. Peur du rejet. Peur de perdre. Je n'étais pas prêt. Pas du tout. Je ne voulais pas affronter les autres. Et encore moins ma famille, par le biais. Car ils seraient bien rapidement au courant. Après tout, je restais le seul héritier de la royauté de Béryl. Heureusement pour moi, des voeux avec les chevaliers d'Émeraude me libéraient de cela, mais j'avais peur de ce que penserait mon père. Lui qui avait toujours voulu que je devienne roi-chevalier après sa mort. 


- C'est vrai ce que l'on dit, me murmura mon copain, me faisant sursauter. Que le sexe d'après chicane est le meilleur. 


Je souris, avant de me caler encore plus contre lui. Je sentis ses lèvres contre ma nuque, puis ses bras me serrer encore plus fortement contre lui. Bien rapidement, sa chaleur corporelle, mon épuisement de notre baise et mon manque de sommeil me firent tomber complètement endormi. 


Je sursautai brusquement, tandis que j'entendais une fiole se briser contre le sol. Je me relevai dans le lit, tandis que mon copain jurait. Je fronçai les sourcils, lorsque je le vis habillé, en train de se faire un sac. Mon coeur s'agitait fortement dans ma poitrine. Était-il réellement en train de filer en douce et de me laisser ainsi en plan? Des larmes naquirent d'elles-mêmes au coin de mes yeux, tandis qu'Ed se jetait au sol afin de ramasser tout ce qu'il avait fait tomber. Je le voyais nerveux. Le stress de s'être fait prendre... 


- C'est pas ce que tu crois, je te jure, débita-t-il alors en guise d'excuses. Non, c'est même le contraire !


Euh... Le contraire Edouard, c'était de rester avec moi ici, pas faire un sac. Je clignai des yeux en silence, laissant les larmes couler le long de mes joues. Je ne pouvais pas croire qu'il m'avait obligé à annoncer ma relation avec lui pour ensuite me quitter. Je pouvais sentir ma respiration s'accélérer tandis que ma lèvre du bas tremblait. 


- Je voulais retourner à Émeraude avec toi, murmura Ed. Je voulais qu'on leur annonce ensemble. Je voulais passer plus qu'une nuit avec toi... 


Je pris une grande inspiration, et je fis taire mes émotions quelques secondes afin de pouvoir lire son esprit. Il me disait la vérité... Je descendis du lit, et je l'aidai à se relever. Je caressai sa joue du revers de ma main, avant d'embrasser ses lèvres avec tendresse. J'essuyai maladroitement mes larmes, puis je glissai mes bras sous ses aisselles afin de le serrer contre moi. 


- T'as pas à faire ça dans mon dos, lui chuchotais-je. Moi aussi je veux que tu m'accompagnes. 


Je posai un doux baiser contre sa joue, avant de me pencher et de ramasser ses choses pour les remettre dans le sac. Alors que ma main se posait sur un petit boitier, mon copain me stoppa net. Je vis aussitôt qu'il me cachait quelque chose. 


- Qu'est-ce que tu caches là-dedans ? lui demandais-je alors, moqueur. 


Cependant, comme j'étais respectueux, j'enlevai ma main du petit boitier et le lui laisser, avant de me relever. Je me saisis plutôt de mon pantalon et je l'enfilai rapidement, faisant de même avec ma tunique et mes bottes. Le soleil commençait déjà à illuminer le continent. Je poussai un soupir de nervosité. Mon coeur battait la chamade. Il battait si fort, que c'était la seule et unique chose que j'entendais. Je jetai un regard apeuré à mon copain, en secouant négativement la tête. Alors que je pensais qu'il allait me crier après et être découragé, il vint plutôt me prendre dans ses bras, me serrant fortement contre lui. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Juste parce que je t'aime-Mikel et Édouard   Ven 20 Avr - 0:33

C'était extrêmement difficile de dire la vérité à mon amant. Nous faisions que nous mentir, pour éviter de blesser l'autre. Si lui avait peur de ce que le reste de son Ordre de Chevalerie dirait en sachant pour nous, moi, j'avais peur qu'il se lasse de ma personne. Donc je me faisais le plus dépendant possible, m'accrochant à sa personne, le plus possible. J'étais un cas désespéré.



Je n'osais même plus regarder Mikel, je savais que je mangerais un de ses sermons. Cette fois encore, je le laisserais gagner, car, l'idée de le perdre me rendait malade. Je sentis sa présence dans mon esprit, je fus pris entre vouloir le bloquer ou le laisser fouiller mes pensées. Le revers de sa main passa doucement sur ma joue, alors que sa bouche se posa sur la mienne. Il essuya ses larmes, ses bras passèrent sous mes bras, pour me presser contre son torse solide.



- T'as pas à faire ça dans mon dos, murmura mon amant, à mon oreille. Moi aussi je veux que tu m'accompagnes.



Mik posa un baiser léger sur ma joue, avant de m'aider à ramasser le contenu de mon bagage. Sa main se posa sur le boîtier contenant la bague que je rêvais de lui offrir. Je me saisis de son poignet, je savais que je me trahissais aussi.



- Qu'est-ce que tu caches là-dedans? demanda Mikel, avec un sourire dans la voix.



Mon amour enleva sa main et je me saisis de la boîte et la fourrer dans mon sac. Mik agrippa ses vêtements et se rhabilla, alors que le soleil commençait à se lever au loin. Je sentis mon amant se remplir de nervosité. Il me lança un regard apeuré et secoua la tête. Normalement, je lui aurais crier à quel point il était couard, mais me retins. Je me dirigeai à petits pas vers lui et le pris dans mes bras.



- N'aie pas peur, soufflai-je. Je ne laisserai personne te faire le moindre mal. Je serai là avec toi et ne te laisserai plus.



Je retournai le visage innocent de Mikel vers le mien, avant de l'embrasser profondément. Je regardai en direction d'Émeraude, j'étais au courant des problèmes entre les Chevaliers d'Émeraude et la Reine Mylena. Je nouai mes doigts avec les siens et posai ma tête contre son épaule musclée. Puis sachant que je nous ferais apparaître au beau milieu de la cour, je retirai ma main de la sienne, pour la poser sur son épaule, avant de fermer les yeux.



Nous apparûmes, comme je l'avais prévu, dans la cour d'Émeraude. Quelques Chevaliers s'entraînaient déjà. Mon apparition attira l'attention de tous dans la cour. Une des Chevaliers avança vers moi, une jadoise au visage doux, elle s'inclina devant nous et souris à Mikel.



- Sire Edouard, dit-elle. Soyez le bienvenue à Émeraude. Mikel qu'il fait bon de te revoir, comment va ta famille?



Je vis mon amant rougir et étouffai un rire. La jadoise retourna s'entraîner. Je pris le bras de Mikel, pour l'entraîner vers le château, alors que je savais qu'à l'intérieur, le Chef des Chevaliers attendait son soldat, en retard. Si je ne le forçais pas à faire face à son futur, il ne le ferait pas. J'ouvris les portes magiquement et poussai mon amant devant moi.



- Vas-y, dis-je, en souriant.



Sire Nathan attendait Mik, les bras croisés.



HJ: on est à Émeraude
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