Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Aveux amoureux

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Mikel

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Messages : 9
Date d'inscription : 24/06/2017

MessageSujet: Aveux amoureux   Sam 12 Mai - 16:54

Au loin, je pouvais sentir le château d'Émeraude grouiller d'activités. Ici, les biens d'Edouard avaient été réunis dans une besace. Il était prêt à partir pour mon royaume adoptif, qui deviendrait bien rapidement le sien. J'espérais seulement qu'il ne veule pas se mêler de la guerre, car même s'il ne maniait pas les armes, sa puissante magie serait d'un immense recours à Nathan. Mais je dirais ma façon de penser à mon chef à ce propos. J'emmenais mon amant avec moi afin de vivre avec lui et de l'aimer comme il le méritait, et non afin qu'il devienne un chevalier d'Émeraude comme je l'étais. Bien qu'il possédât toutes les qualités et les valeurs de notre Ordre, il n'était pas capable de tuer. Et je ne voulais pas qu'il tue non plus. Il pourrait se joindre à Flora afin d'enseigner la magie et les principes de l'Ordre aux élèves, s'il le désirait, ou alors offrir sa magie aux paysans qui en avaient grandement besoin. Jamais je ne permettrais qui que ce soit de mettre sa vie en danger d'une manière ou d'une autre. 


- N'aie pas peur, me souffla mon âme soeur au creux de l'oreille. Je ne laisserai personne te faire le moindre mal. Je serai là avec toi et ne te laisserai plus. 


Ses paroles firent naître l'ombre d'un sourire sur mes lèvres. Ma tête toujours enfouie au creux de son cou, j'humais le doux parfum de sa peau. Je savais que dès le moment où nous arriverions à Émeraude, notre relation changerait, et je savais éperdument que ce serait pour le mieux. Je l'avais gardé à distance trop longtemps, et j'avais failli le perdre. Jamais je ne faisais la même erreur deux fois. Malgré la nervosité qui me nouait l'estomac, je savais que j'étais prêt à prononcer mes voeux de fidélité à Edouard devant tous mes compagnons d'armes. J'en serais probablement malade pendant les jours précédents tellement j'en serais terrorisé, mais je savais qu'au fond de moi, c'était ce que mon coeur réclamait. Je devais laisser fondre la glace qui le gardait prisonnier et m'ouvrir complètement à mon amoureux. 


Lentement, je pouvais sentir que mon coeur ralentissait la cadence et que la rapidité de ma respiration se faisait moindre. Il n'y avait que ses bras et eux seuls pour me réconforter. J'appréhendais la réaction de mon ancien maître et de Kaycie, mon écuyère. Mais j'allais le faire. Je savais que j'allais affronter mes peurs pour lui. Pour l'amour. Après tout, on ne m'avait pas enseigné à être lâche, bien au contraire. J'étais un chevalier d'Émeraude, et je devais représenter l'Ordre à chaque moment de ma vie, même dans mes relations intimes. Edouard ne méritait pas ce que je lui avais fait subir à chaque jour depuis quatre ans. Ses doigts se nouèrent avec les miens, pour ensuite s'en défaire. Je le regardai s'éloigner de moi, à regret. Aussitôt, ma respiration s'accéléra de nouveau, alors que j'avais la nausée. La main de mon copain se posa sur mon épaule, et je fus rapidement transporté dans un univers glacé, jusqu'à ce que l'image de la cour d'Émeraude se dessina sous mes yeux. Les quelques chevaliers qui s'entraînaient s'arrêtèrent, afin de nous jeter un coup d'oeil curieux, tandis qu'Aliénor se dirigeait vers nous, avant de s'incliner devant mon amant. 


- Sire Edouard, soyez le bienvenue à Émeraude, le salua-t-elle de sa voix chaleureuse. Mikel, qu'il fait bon de te revoir, comment va ta famille ? 


Je vis l'air moqueur sur le visage de mon aînée, et je sentis mon visage chauffer, ce qui fit ricaner Ed. Je me retenus de ne pas lui foutre un coup de coude dans les côtes. Je sentais le regard de mon ancien maître sur moi, et je fus rapidement enseveli sous l'une de ses vagues d'apaisement. Je me détendis instantanément. « Sois fort, l'entendis-je alors dans mes pensées. » Était-elle déjà au courant ? Perdu dans mes pensées, je laissai le Bérylois m'attirer vers les grandes portes. Je fus surpris de voir tous les sourires en coin de mes compagnons d'armes. Quelque chose d'étrange se planait ici... Je m'insinuai alors dans l'esprit d'Alix, bien installé sur une botte de foin, qui regardait distraitement les combats. Il était le chevalier avec qui je parlais le moins et pourtant, je lus dans son esprit qu'il connaissait ma liaison avec le magicien de Béryl. Pourtant, j'avais tout fait pour garder cette relation secrète, ne la confiant à personne. Cependant, je devrai penser à cela plus tard, car je me trouvais déjà dans le grand hall où nous prenions nos repas, Nathan se tenant devant moi, les bras croisés. Près de lui se tenait Kaycie, que j'avais laissée seule, ce qui allait à l'encontre du code. 


- Vas-y, entendis-je derrière moi. 


Je déglutis avec difficulté. Si j'avais mangé ce matin, j'aurais probablement rendu mon déjeuner sur les pieds de mon chef. Dans son ombre, je pouvais voir mon écuyère sourire en regardant mon amant. Un rapide examen de son esprit me permit de savoir qu'elle aussi était au courant de mon affaire. J'avais chaud, terriblement chaud, et je n'entendais plus les bruits ambiants, seulement les battements effrénés de mon coeur affolé. Mon regard passait de Kaycie à Nathan. Je voyais leurs lèvres bouger, mais aucune parole n'en sortait. Tout autour de moi semblait se dérouler au ralenti. Puis, une main se nouant avec la mienne me ramena brusquement à la réalité. 


- Mikel, tout va bien? me demanda alors Nathan, visiblement inquiet. 


Je hochai doucement la tête, me rendant compte que j'étais complètement en sueurs. Cependant, incapable de prononcer quoi que ce soit, je me contentai de lâcher la main d'Edouard afin de me réfugier dans ses bras. Ayant ressenti mon angoisse, mes frères d'armes et même les écuyers dirigèrent une puissante vague d'apaisement en ma direction. Je poussai un soupir de soulagement, comme si un lourd poids s'était enlevé de mes épaules. Tout le monde connaissait déjà la vérité. Avais-je tout de même à le dire à haute voix ? Après tout, c'était ce que j'avais promis à Ed. 


- Tu n'as pas à faire ça, me lança mon chef avec compassion. La force de tes sentiments envers Maître Edouard ne peut pas passer inaperçue. Nous l'avons tous ressentie lors de ton retour de Béryl il y a quatre ans. 


Incapable de faire face à mon chef, je restais à l'abri dans les bras d'Ed, mon visage contre son torse. Je ne montrais pas un bel exemple à Kaycie en ce moment, mais je m'en fichais bien. J'avais l'impression que j'implosais, que tout ce que j'avais retenu en moi depuis quatre ans faisait finalement surface. Jaloux, je voulais garder ses sentiments uniquement pour moi. Et puis, je réalisais tout ce que j'avais fait endurer à mon amant strictement pour rien. J'espérais simplement qu'il ne revienne pas sur ce sujet et que ce combat entre nous était clos. Si je ressentais les émotions plus intensément que les autres, il allait sans dire que je détestais les partager. J'avais l'impression d'être faible, et vulnérable. Maître Flora et Florence m'avaient prévenu de faire attention à mes sentiments, qu'ils pourraient me nuire. J'avais toujours pensé que c'était leur puissance qui me nuirait, mais je réalisais maintenant que c'était mon désir de les enfouir dans un coeur de glace qui en faisait ma faiblesse. 


- Je suis désolé d'avoir laissé Kaycie seule, m'entendis-je dire contre la tunique de mon amoureux. 


- Kaycie est assez vieille pour aller prendre son bain seule le matin avec les autres femmes de l'Ordre, répondit alors Nathan. Elle est aussi assez vieille pour prendre le déjeuner sans toi, et s'entraîner par elle-même. Ce n'est pas ça qui m'a rendu inquiet. 


Inquiet ? Nathan s'était inquiété? Alors que j'allais lui répondre, je ressentis la présence de tous mes frères et soeurs d'armes autour de moi. Depuis quand étaient-ils là ? Je rassemblai alors tout mon courage afin de me décoller de mon âme soeur, et je fis face à l'Ordre. 


- Nathan, j'aimerais avoir ta bénédiction afin d'unir ma vie à celle d'Edouard de Béryl, lâchais-je alors. 


Tout le monde autour de nous explosa de joie, tandis que Nathan laissait échapper un petit rire, regardant mon amoureux. Je me tournai vers lui, et je vis sa mine déconfite. Qu'avais-je fait ? 


- Je crois que tu as gâché les plans de ton compagnon, se moqua gentiment Nathan. Et bien sûr que tu as ma bénédiction Mikel. 


Il franchit la distance qui nous séparait afin de me serrer les bras à la manière des Chevaliers. Toutes mes angoisses s'envolèrent d'un seul coup, sauf une. Je regardai mes frères et soeurs quitter le hall à tour de rôle, alors que Florence entraînait mon écuyère dans la cour avec elle, me faisant un petit clin d'oeil. Lorsque tous furent partis, je me retournai vivement vers mon amoureux, qui affichait toujours la même expression. 


- Qu'est-ce que j'ai gâché ? m'empressais-je alors de demander. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Aveux amoureux   Dim 13 Mai - 16:31

Je sentais mon amant extrêmement nerveux et étonnement, je ne l'étais pas. Je savais que le Chef des Chevaliers croyait en la magie de l'âme soeur et que rien ne se mettrait en travers de notre amour. J'avais rencontré Nathan lors de mes quelques voyages et ce dernier connaissait mes sentiments pour Mikel. De plus, je ne cachais jamais ce que je ressentais, donc l'Ordre au complet devait savoir que j'aimais l'un des leurs.


Mik s'était arrêté en plein milieu du Hall. Les quelques chevaliers présents déjeunaient tranquillement, alors que Nathan s'entretenait avec l'écuyère de mon amant. Je pris sa main, le ramenant à la réalité. Sire Nathan capta le tout et se tourna vers lui.


- Mikel, tout va bien? demanda le Chef.


Pauvre amour, il hocha doucement la tête. Mon amant lâcha ma main et se colla contre moi, comme un enfant. Je sentis un tsunami de vagues d'apaisement se diriger vers mon amoureux. Contre moi, il poussa un petit soupir .


- Tu n'as pas à faire ça, dit Nathan à Mik. La force de tes sentiments envers Maître Edouard ne peut pas passer inaperçue. Nous l'avons ressentis lors de ton retour de Beryl, il y a quatre ans.


Je voulus éclater de rire, mais la présence du visage de Mikel caché contre mon torse me retint. Je pouvais sentir un flot d'émotions provenant de sa petite personne. Je compris enfin, pourquoi Mik résistait au fait que je veuille que l'on cesse de se cacher. Et lorsqu'on le mettait face à ses sentiments, il prenait peur et évitait le tout. Toujours contre moi, il balbutia une excuse piteuse, par rapport à Kaycie. Nathan lui répondit doucement que la jeune femme était assez vieille pour passer une journée sans lui, pendant ce temps, le restant de l'Ordre d'Émeraude entra dans le Hall.


- Ce n'est pas ça qui m'a rendu inquiet, expliqua le Chef.


Mikel se désincrusta de moi et se tourna vers l'hybride et les autres Chevaliers.


- Nathan, j'aimerais avoir ta bénédiction afin de pouvoir unir ma vie à celle d'Edouard de Beryl, avoua mon tendre amant.


L'armée entière explosa de joie, ce qui confirma à quel point les gens voulaient le bien de mon amoureux. Le Chef des Chevaliers poussa un petit rire, je me rendis compte de ce que mon amant venait de demander. Mon visage tomba. Mikel voulait m'épouser, mais c'était ma surprise, je comptais lui demander!


- Je crois que tu as gâché les plans de ton compagnon, rigola Nathan. Et bien sûr que tu as ma bénédiction, Mikel.


Le Chef de l'armée alla serrer les bras de mon amant, je le sentis se détendre. Le reste de l'armée se retira doucement, une des soeur d'armes de mon amant entraîna Kaycie à sa suite. Puis Nathan partit, pour nous laisser seuls. Mik se tourna vers moi et vis ma mine déconfite.


- Qu'est-ce que j'ai gâché? demanda-t-il.


Je secouai la tête et haussai les épaules. J'attirai Mikel dans mes bras et l'embrassai tendrement. Magiquement, je transportai la boîte de l'anneau derrière une pierre dans le mur de sa chambre. Gardant ma surprise pour une autre fois. Je passai une main douce sur sa joue et lui souris. Une chose était sûre, il voulait passer le reste de sa vie avec moi et c'était ce que je voulais aussi.


- T'as rien gâché, lui dis-je.


Je nouai mes doigts avec les siens et nous fîmes asseoir sur un banc, avant de faire flotter la bouteille de jus de fruits vers nous, avec deux coupes. Je nous versai un breuvage et pris une gorgée du nectar désaltérant. Je caressai sa nuque de ma main, mon regard toujours plongé dans le sien. Mikel était la seule chose qui me poussait à ne pas disparaître. J'attirai son visage vers le mien, pour l'embrasser avec passion.


- Et maintenant, sire Mikel d'Émeraude? demandai-je.


Tout ce que je voulais, c'était nous transporter magiquement dans sa chambre et lui faire l'amour pour le reste de la journée. Je pris sa coupe et la déposai sur la table, avant de le soulever et l'asseoir sur mes genoux, à califourchon. Je repris ses lèvres sucrées à cause du jus et fis glisser mes mains sous sa tunique, en caressant son dos avec amour. Mon autre main se mit à délacer les lacets de son pantalon. Pas le temps, ni envie de nous emporter dans sa chambre, j'allais lui faire l'amour ici. Mon désir pour lui bouillonnait depuis qu'il avait demandé à Nathan de m'épouser.


- J'ai envie de toi, maintenant, ronronnai-je à son oreille.


J'enfouis ma main dans son pantalon et enroulai mes doigts autour de son membre. Plongeant mon regard dans le sien et entamai un lent va et vien. Je sentais son sexe se durcir sous chaque mouvement. Mes lèvres reprirent les siennes, pour camoufler ses gémissements.
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Mikel

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MessageSujet: Re: Aveux amoureux   Sam 19 Mai - 9:16

Finalement, tout s'était bien déroulé. Moi qui avais eu tant de craintes face à ce jour, j'aurais du faire ces aveux depuis longtemps. Surtout qu'il ne s'agissait pas d'aveux finalement, mais bien de m'accepter moi-même. J'avais tellement été sourd à tout ça que j'avais failli en perdre mon amoureux. Je serais probablement en train de gésir au pied de la falaise de mon futur époux. Heureusement, tout cela était derrière nous, et je me jurai intérieurement de ne plus jamais faire de mal à Edouard. Cependant, quelque chose me trottait en tête, même si Nathan avait dit cela avec un sourire moqueur. J'avais gâché un truc, et je voulais réparer cela. Cependant, à regarder l'air d'Ed, je ne serais capable de lui soutirer absolument aucune information. Du moins, pas aujourd'hui. Comme pour m'amadouer, mon amant m'attira dans ses bras afin de me soutirer un baiser. 


- T'as rien gâché, minauda-t-il, d'une voix tellement tentante que j'eus envie de le croire. 


Je lui souris tendrement, avant de le suivre tandis qu'il m'entraînait sur un petit banc de pierre. Même si mes compagnons étaient partis, je pouvais sentir leurs yeux sur nous. Certains même, suivaient le cours de mes pensées. Ils devaient les trouver très désorganisée en ce moment, car le Chevalier en moi me demandait d'investiguer un peu plus à savoir ce que j'avais gâché, mais l'homme que j'étais réclamait les bras et la chaleur de l'homme que j'allais bientôt épouser. Je me bloquai de mes compagnons d'armes, afin de garder mon intimité. Je savais bien qu'ils n'avaient pas voulu me la voler, mais je sentais que certains chevaliers étaient réticents à mon mariage avec le magicien de Béryl. En fait, ils cherchaient à connaître la cause de la détresse émotionnelle qu'ils avaient ressenti à l'aube. J'allais m'entretenir personnellement avec chacun d'eux après le repas du soir. 


Une coupe apparut alors dans ma main, et je dardai toute mon attention sur mon copain. Un sourire énigmatique flottait sur ses lèvres, tandis que du jus se versait dans nos verres. Je déposai la coupe près de moi, n'ayant pas envie de boire. Je voulais seulement me délecter des douces lèvres d'Edouard. Comme s'il suivait mes pensées, sa bouche s'empara de la mienne, et je ne pus que répondre au baiser avec ardeur. 


- Et maintenant, Sire Mikel d'Émeraude ? me demanda Ed. 


Je haussai un sourcil. Je détestais que l'on m'appelle Sire, il n'était pas vrai que mon âme soeur allait commencer à m'appeler de la sorte. J'ouvris la bouche pour répliquer, mais je vis à son regard qu'il se payait ma tête. Sentant mes joues chauffer, je repris ma coupe afin de prendre une gorgée de jus et ainsi détourner son attention, mais il s'empara à nouveau de mes lèvres, animant les papillons dans mon ventre. Maintenant à califourchon sur Ed, ses mains parcouraient déjà mon corps, sous ma tunique, s'amusant même avec les lacets de mon pantalon. 


- J'ai envie de toi, maintenant, souffla-t-il d'une voix rauque. 


Je hochai la tête, les yeux mi-clos. Ma respiration s'accélérait rapidement, et je rejetai la tête vers l'arrière alors que je sentais ses douces caresses contre mon membre. Comme s'il avait pressenti mon gémissement, mon amant me réduit au silence en un long et passionné baiser. Soudain, je me fis violence et je me saisis brusquement des poignets d'Ed. Je lui jetai un regard moqueur, embrassant le bout de son nez. Quelques secondes plus tard, nous étions dans ma chambre. Il était rare que j'étais capable d'utiliser les déplacements dans l'espace lorsque j'étais émotif, mais les regards invisibles de mes compagnons sur nous avaient eu raison de moi. 


- Si tu savais le nombre de personnes qui passe près de ce petit banc, lui soufflais-je. Je veux pas partager notre amour avec eux. 


J'avais dit la dernière phrase sur un ton boudeur, qui avait fait rire mon copain. Ce fut dans son regard verdâtre, à ce moment, que je compris qu'il me suivrait jusqu'au bout du monde, prêt à faire n'importe quoi. Ses yeux pétillaient d'amour, et cet amour était pour moi. Pour la première fois de ma vie, je regrettai la décision de mes parents de m'avoir envoyé à Émeraude. J'aurais aimé passer toute ma vie aux côtés d'Edouard, et n'avoir absolument aucun devoir, sauf celui de trimer ensemble pour notre peuple. Toujours à califourchon sur ses cuisses, je caressai sa joue du revers de la main. 


- Je t'aime tellement, dis-je d'une voix anormalement tremblante. Jure-moi que tu vas toujours m'aimer.


Je ne lui laissai pas le temps de répondre que je m'emparai fougueusement de ses lèvres, mes mains se saisissant de son visage, mon torse bien collé contre le sien. 
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Édouard

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MessageSujet: Re: Aveux amoureux   Dim 20 Mai - 23:27

Lorsque j'avais envie de quelque chose, je le prenais. Je détestais attendre et me fichais complétement des convenances. Peut-être était-ce parce que j'avais longuement vécu en «sauvage» et ne répondais qu'à mon souverain que lorsqu'il osait faire appel à mes pouvoirs. Mais c'était ainsi qu'on m'avait appris, que j'avais appris à vivre. Et Mikel en payait parfois le prix, puisque ce n'était pas la première fois que j'osais essayer de lui faire l'amour en public...



Je savais comment lui faire perdre la tête, Mikel hochait la tête, ses yeux presques fermés sous le désir. Mon amoureux craqua en rejetant sa tête vers l'arrière. Comme je continuais nos jeux amoureux, un peu plus loin, Mikel agrippa mes poignets avec force, son regard brillant de moquerie se plongeant dans le mien. Mon tendre amant posa un petit bisous sur mon nez. Un léger picotement parcourra ma peau et soudainement, nous fûmes dans la chambre de mon amant dans l'Aile des Chevaliers.



- Si tu savais le nombre de personnes qui passe près de ce petit banc, murmura-t-il. Je veux pas partager notre amour avec eux.



Petit égoïste, pensais-je. J'éclatai de rire, suite à la dernière phrase dîte sur un ton gâté. Je plongeai mon regard vert feuille dans le sien, une lueur amoureuse brillant au creux de mes prunelles. Toujours assis sur moi, mon amant posa une douce caresse sur ma joue. Il était à moi, je le suivrais jusqu'à Irianeth et tuerais l'Empereur de mes propres mains pour lui. Je me battrais jusqu'au bout pour lui.



- Je t'aime tellement, balbutia mon amant. Jure-moi que tu vas toujours m'aimer.



J'ouvris la bouche, mais Mikel m'embrassa avec fougue, ses mains sur mes joues. Son torse pressé contre le mien. Mes mains agrippèrent ses hanches, le pressant encore plus contre moi. Je sentis une violente érection naître dans mon pantalon. Mes baisers coulèrent vers son cou, que je mordillai tendrement, en râlant de plaisir.



- Je le jure, dis-je. Mais tu vas devoir faire avec mon exhibitionnisme...



Je renversai mon amant sur le lit, écartant les jambes de mon amant, avant de défaire le lacet de son pantalon avec mes dents. Mes mains glissèrent de ses chevilles vers ses cuisses et agrippèrent le pantalon et le descendirent, alors que mon regard se plantait dans le sien. Lorsque le pantalon disparut dans le coin de la chambre, le membre de mon amoureux se dressa devant moi. J'embrassai le gland, mon regard toujours planté dans le regard de Mikel.



- Essais de ne pas ... dis-je, les yeux brillants de malice.



Je passai le bout de ma langue sur toute sa longueur, mes mains caressant tendrement la peau douce de ses cuisses. Je finis par prendre toute la longueur du sexe de Mikel en bouche, son gland chatouillant ma gorge. J'entamai un lent va et vien de la tête, tout en appliquant une douce succion contre le sexe de mon amant. Je continuai de sucer le membre de mon fiancé, tout en poussant de longs gémissements de plaisir, mon regard ne laissant pas le sien.



- J'ai envie de te prendre, Mikel, grognai-je. Et que tout le monde sache à quel point, tu es parfait.
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Mikel

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MessageSujet: Re: Aveux amoureux   Lun 21 Mai - 13:35

Cela aura pris plusieurs années, mais Edouard serait enfin mien, de manière officielle. Plus rien ne se tiendrait entre nous. J'allais pouvoir passer ma vie à l'aimer et à lui faire plaisir. Nous pourrions même adopter des enfants, si tel était son désir. Je ferais ce que lui voulait, et personne d'autre. Sans même m'en rendre compte, il était rendu ma raison de vivre, ce que j'avais de plus précieux au monde. Et si quelqu'un tentait de me l'enlever, il mourrait de ma main, je m'en faisais la promesse. Il était parfait, sous tous les angles. De plus, il était le meilleur amant que je pouvais avoir. Il était le seul avec qui j'avais couché, et ça resterait ainsi. J'espérais que ce soit la même chose de son côté. Je savais que je pouvais être intense parfois, mais mon fiancé le savait, et il m'aimait comme j'étais. Jamais il n'avait tenté de me changer. 


Je pouvais sentir son empressement au travers nos baisers. Cependant, je me sentais étrange. Je devais me contenir afin de ne pas trembler comme une feuille. En fait, j'avais l'impression de lui donner pour une deuxième fois ma virginité. La même nervosité envahissait mon être. Lorsqu'il allait s'en rendre compte, il allait se moquer de moi, c'était certain. Je voulais tellement être parfait, que je ne savais même plus quoi faire pour lui faire plaisir. Ses lèvres chatouillaient mon cou, et moi je ne bougeais pas, résistant plutôt à mon stress. 


- Je le jure, dit Edouard, ce qui fit faire un bond à mon coeur. Mais tu vas devoir faire avec mon exhibitionnisme. 


J'eus envie de lui balancer mon poing sur le torse, pour lui dire ma façon de penser, mais il m'en empêcha en me balançant contre le lit. Il fut bien rapidement entre mes jambes, à défaire le lacet de mon pantalon. Je pouvais sentir mes cuisses trembler, et je souhaitais fortement qu'il ne s'en rende pas compte. Heureusement, il me débarrassa de mon pantalon, ne semblant pas se soucier de ma nervosité outre mesure. Je me mordis la lèvre inférieure, alors que ses lèvres se posaient contre mon gland. Ses yeux verdâtres ne lâchaient pas les miens, ce qui m'impressionna, comparativement à mon habitude. J'eus envie de détourner le regard mais je l'affrontai, faisant taire ma peur. Peur de quoi? Je ne le savais même pas moi-même. Peur de le perdre ? Peut-être. 


- Essaie de ne pas... me nargua mon copain. 


De ne pas quoi ? Je n'eus pas le temps de me questionner davantage que sa langue glissa le long de mon membre, et je retins un gémissement. Ses mains s'affairaient à caresser mes cuisses avec tendresse, et je constatai que j'avais cessé de trembler. Je poussai un soupir de soulagement, qui se changea bien rapidement en soupir de plaisir, car mon membre était déjà rendu au fond de la gorge de mon amant. Sous l'effet du plaisir, mes jambes s'écartaient d'elles-mêmes, lui laissant encore plus de place. Les yeux mi-clos, j'avais de la misère à soutenir son regard. 


- J'ai envie de te prendre, Mikel, lâcha mon amant d'un ton sauvage. Et que tout le monde sache à quel point, tu es parfait. 


Je sentais mes joues chauffer, alors que je hochais négativement la tête. Je n'étais pas parfait, loin de là. Par contre, j'avais envie qu'il me prenne. Et avec le ton qu'il avait utilisé... J'avais envie qu'il me prenne sur cette même ambiance. Je relevai son visage vers le mien, une lueur sauvage illuminant mon regard. Je l'embrassai langoureusement, en profitant de ce fait pour mordre sa lèvre inférieure. Le goût de son sang se mêla à nos baisers, ce qui me fit gémir. 


- Prends-moi comme tu m'as jamais pris, réclamais-je, impatient de le sentir en moi. Fais-moi mal. 


De toute façon, ce ne serait pas la première fois que j'aurais des ecchymoses après une baise avec Edouard. Je me saisis brusquement de son membre et le serrai fortement, mon regard bien encré dans le sien. 


- Fais ce que je te demande, lui ordonnais-je.  
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