Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Honte au Roi ! | PV Felix et autre...

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Filipp

Filipp

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MessageSujet: Honte au Roi ! | PV Felix et autre...   Sam 12 Jan - 15:33

Un mois. Un mois depuis que j'étais avec Felix. Évidemment, notre relation était secrète. Jamais je n'avais autant aimé quelqu'un. Et je me sentais aimé en retour. Ma peur ne s'était pas concrétisée. Le lendemain de notre première fois, Fel était toujours dans mon lit, et jamais il n'avait nié ce qui s'était passé, au contraire. J'étais un homme heureux, mais surtout, j'étais un homme comblé. Mon royaume allait plutôt bien, mais je ne pouvais m'empêcher de caresser le rêve de m'enfuir de toute cette politique et de ce peuple fermé. 


Je me redressai lentement dans mon lit, tapotant la place à mes côtés. Fel n'y était pas. Je haussai les épaules, avant de me rendre à mes bains privés, complètement nu. Mon amoureux y était. Assis contre le banc de pierre, les yeux fermés, il avait l'air d'un ange. J'entrai le plus silencieusement possible dans l'eau, et je me rendis jusqu'à lui. Je grimpai contre ses cuisses, et je lui volai un long et langoureux baiser. Comme les soldats prenaient tous leur bain ensemble, bien souvent, Felix prenait plusieurs bains par jour. 


« Si ce n'est pas l'homme que j'aime, râlais-je en mettant fin au baiser. »


Je m'emparai à nouveau de ses lèvres, mais je me fis violence, sachant très bien comment cela terminerait. Nous n'avions tous les deux pas le temps ce matin pour les jeux d'amour. Il avait un entraînement et moi, je recevais les plaintes du peuple. Je détestais cette tâche. Écouter les gens se plaindre à propos de tout et de rien. 


Je l'embrassai une dernière fois, avant de le laisser quitter pour l'entraînement des recrues. Heureusement que les appartements de ma soeur Katya communiquaient avec les miens, il n'avait donc pas l'air de sortir constamment de ma chambre. Il avait simplement l'air de faire son job et de protéger la princesse. Évidemment, cette dernière était au courant de notre relation et elle approuvait. Elle était toujours fâchée après moi, donc je croyais qu'elle appuyait le tout pour Felix plus que pour moi.


Je terminai rapidement ma toilette, avant d'appeler mes serviteurs. Bien rapidement, je fus vêtu de mes habits d'apparat, qui étaient en fait plutôt simple. Je portais les couleurs du royaume avec ma couronne. Comme la température était clémente, je décidai de tenir l'audience dans la cour du château. Bien rapidement je fus installé sous un dais, prêt à recevoir mes sujets. 


« Vous aurez de nouvelles bêtes, ainsi qu'une nouvelle écurie, dis-je à un homme dont les champs avaient été pris par un incendie. Malheureusement, je ne peux remplacer vos terres pour le moment, vous serez donc approvisionné par le château pendant deux ans. »


En fait, je devais crier pour être entendu par mes sujets. Je ne comprenais pas pourquoi, mais les gens huaient à l'extérieur des murailles. Au moment où je me levai pour continuer l'audience à l'intérieur, je reçus une roche. Je me retournai brusquement, afin de savoir d'où ça venait. Au même moment, les paysans réussirent à forcer les portes, afin de se ruer dans la cour. Je croisai mes bras contre ma poitrine, attendant que ma garde personne réagisse, mais elle n'en fit rien. Je me retrouvai rapidement coincé. 


« On ne veut pas d'une tapette comme roi ! hurla un homme dans la foule. 


- Vous êtes une honte ! »


Je cherchais Felix des yeux, mais il n'était visible nulle part. Pourtant, il s'entraînait tout près de la caserne il y avait quelques minutes à peine ! Je déglutis avec difficulté. Non seulement ma garde personnelle semblait prendre pour le peuple, mais en plus mon amoureux n'était pas là. Katya était au chevet de ma mère qui était sur le point d'accoucher, et Greta était partie avec son nouvel époux visiter son royaume. Mes deux frères étaient partis à la chasse. J'étais complètement seul pour me battre contre tout un peuple mécontent. Comment avaient-ils appris ma relation avec Felix ? Rapidement, je fis le tour de mon environnement, cherchant une façon de m'enfuir. Je n'eus même pas le temps de tenter quoi que ce soit qu'on m'asséna un puissant coup sur la tête. Je perdis la carte quelques secondes. On m'attacha solidement à un poteau, et les gens commençaient déjà à me tirer des pierres. Mon instinct me dit de ne même pas tenter de me défendre avec les mots, que ce serait pire. Je fermai les yeux, encaissant les coups sans émettre un seul son. Puis, un premier coup de fouet me fit hurler. 


« Fel... murmurais-je pour moi-même. »


Mon corps me faisait atrocement souffrir. Je sentais le sang couler sur mon visage, et à bien d'autres endroits. Je relevai la tête avec difficulté, souhaitant voir apparaître mon amoureux. En même temps, je souhaitais qu'il s'enfuie. Car si notre relation avait été découverte, ils voudraient lui faire la peau à lui aussi. 
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Felix
Capitaine de l'Armée de Rubis
Felix

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MessageSujet: Re: Honte au Roi ! | PV Felix et autre...   Mar 22 Jan - 1:14

Un mois, un long mois avait passé trop vite. J'étais maintenant l'amant de Filipp, je réchauffais sa couche, mais j'avais refusé tous ses traitements de faveurs ou ses promotions. Je savais que lui voulait que je règne à sa place, mais je n'étais pas un royal et régner ne m'intéressait pas du tout. Tout allait rester comme maintenant. J'allais rester Felix, le garde du corps de la Princesse Katya. De toute façon, le peuple ne voudrait jamais d'un couple d'homo sur le trône.


J'ouvris les yeux, l'aube se pointait le bout du nez. Fil dormait à poings fermés à mon côté. Il était plus que magnifique. Je l'aimais plus que tout, par contre, j'avais encore de la misère à me laisser aller ou à lui ouvrir mon coeur. Je repoussai les draps, révélant mon corps nu et me dirigeai vers la salle de bain. Je grimpai dans la piscine d'eau chaude, afin de relaxer et me purifier. Je fermai les yeux. Je rouvris les yeux, alors que Filipp grimpait sur mes genoux, avant de m'embrasser langoureusement.


- Si ce n'est pas l'homme que j'aime, murmura mon amant.


Ses lèvres se posèrent de nouveau sur les miennes, mais ne restèrent pas aussi longtemps que le premier baiser. Nous n'avions pas le temps, je devais aller réveiller les recrues et les entraîner, ensuite chaperoner la princesse Katya, alors qu'elle allait en promenade avec Eliott; puis surveiller le souper royal et revenir au lit avec mon amant. Fil devait aller en audience et écouter les plaintes de son peuple. Ensuite, il devait rencontrer ses conseillers, passer quelques moments avec sa mère et revenir au lit avec moi.


Un dernier baiser, je sortis du bain, m'habillai et passai par la porte qui communiquait avec les appartements de Katya. La princesse était éveillée, je lui souris, avant de m'incliner et sortir dans le corridor. Je me dirigeai vers les escaliers et descendis vers le Hall, avant de quitter le château. Je me dirigeai vers la caserne, afin de me changer pour mettre une tunique rouge foncé, un pantalon noir et remis mes bottes. Je descendis vers les dortoirs des recrues, ces derniers étaient en train de faire leurs lits. Je croisai mes bras contre ma poitrine en les regardant avec fierté.


Depuis près d'une heure, mes recrues s'entraînaient entre eux. Ces jeunes hommes avaient été sous ma tutelle depuis leur tendre enfance, ils allaient être mon bataillon. Je me mis à déambuler entre les paires de jeunes hommes. Ces derniers étaient comme mes petits frères.


- Frederick, ne te laisse pas abattre par la morphologie de ton adversaire, dis-je.


Je posai la main sur l'un de mes apprentis, qui venait de tomber au sol, suite à son combat. J'avais fait exprès de le mettre avec un opposant plus grand et bâti que lui, il devait apprendre que ce n'était pas juste la morphologie de quelqu'un qui en faisait un bon ou mauvais combattant. Je n'eus pas le temps de lui dire, des cris venant de la cour du château me firent sursauter. Je me tournai, avant de nouer ma ceinture d'arme et agripper une lance et me lançai vers la demeure de mon amant. J'arrivai dans la cour, pleine de paysans. Quelqu'un était monté sur une estrade et attaché à un poteau. Mon regard s'arrondit. Filipp. Je tentai de traverser la foule, puis un hurlement. Celui de mon amoureux.


- FIL, hurlai-je.


Je me mis à frapper de tous les côtés, je ne m'étais pas rendu compte que mes apprentis s'étaient lancés à mon secours. Je vis son regard se poser sur moi, je poussai encore plus. Je devais le sauver. Katya devait être avec sa mère, donc Fil devait être ma priorité. Je grimpai sur l'estrade, avant de sauter sur le geôlier avec le fouet, je me mis à le rouer de coups de poing. Je me retournai vers mon amant, que je détachai du poteau. Je le pris dans mes bras. Je me retournai vers la foule, hors de moi.


- HONTE À VOUS! aboyai-je. VOUS ATTAQUER À CELUI QUI VOUS DONNE DES TERRES, UN TOIT, DE LA PROTECTION. CRACHER SUR SON AMOUR ET SA DÉVOTION. QUE THEANDRAS VOUS FOUDROIE DE SA COLÈRE.


Je descendis lentement de l'estrade, mais le fouet s'enroula autour de ma gorge. J'en échappai Filipp, mes mains tentèrent de tirer sur le fouet, mais rien. L'homme tira sur son fouet, m'attirant de nouveau sur sur la scène de bois, avant de se mettre à me donner des coups de pied dans les côtes. Mon regard croisa celui de Fil.


- Fous le camp, râlai-je.


- C'EST LUI, hurla l'homme qui m'étranglait avec son fouet. C'EST LUI QUI COUCHE AVEC LA TAPETTE.


Je sentais que mon air me quittait. Je continuais de me battre, mes recrues étaient trop peu pour m'aider. Je tentai de leur crier de se sauver. Ils ne méritaient pas de mourir ainsi. L'homme se pencha sur moi, alors que le cri de douleur de mon amant résonnait dans mes oreilles. Je vis d'autres hommes le remonter sur l'estrade et l'attacher de nouveau. Deux hommes me relevèrent, me tenant par les bras. Des larmes de rage coulaient de mes yeux. Le salaud dénoua son fouet de mon cou et refrappa Filipp. Il se retourna vers moi, les deux hommes me traînèrent vers le poteau et m'y attachèrent. Ce fut mon tour de recevoir un coup de fouet, je serrai les dents en grognant.


- T'aurais dû partir, murmurai-je à Filipp.
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Filipp

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MessageSujet: Re: Honte au Roi ! | PV Felix et autre...   Mar 5 Mar - 9:40

« FIL ! »


Ce cri me tira de mon inconscience. Je relevai la tête avec difficulté, pour voir Felix tenter de se frayer un chemin dans la foule. Il n'était pas seul. Plusieurs de ses recrues semblaient vouloir l'aider. Je ne pus m'empêcher de sourire en le voyant, mais en même temps j'avais peur pour lui. Car si le peuple avait découvert mon homosexualité, cela voulait dire qu'il était au courant pour mon amoureux. J'avais envie de lui dire de s'en aller, de me laisser là, de sauver sa peau, mais j'étais tout simplement incapable de parler. Rapidement, il atteint l'estrade pour frapper celui qui tenait le fouet. Il me détacha et je me retrouvai dans ses bras. Ce n'était sans doute pas le moment pour les amours, mais être ainsi contre lui me rassurait énormément. Ça me permettait presque d'en oublier la douleur qui m'affligeait. Mon soldat cria une malédiction au peuple, avant de commencer à descendre de l'estrade. À ma plus grande surprise, je tombai dans les marches, et je relevai un regard sur Fel. Le fouet était enroulé autour de sa gorge... NON! Le geôlier l'attira sur l'estrade de fortune pour le torturer devant tous. 


« Fous le camp, murmura mon amant avec difficulté. 


- C'EST LUI ! C'EST LUI QUI COUCHE AVEC LA TAPETTE ! hurla l'homme au fouet. »


Je ne dis rien. J'étais incapable de bouger vraiment, mais je n'allais pas laisser Felix tout seul. Je fus solidement saisi par deux gaillards qui me ramenèrent sur l'estrade, et je fus attaché au même poteau, derrière mon amoureux. Chaque coup de fouet était une torture, et ceux que Felix recevait me faisaient encore plus mal. 


« T'aurais dû partir, me souffla mon copain. »


Je hochai négativement la tête. Nous n'étions peut-être pas mariés et nous le serions jamais, mais Felix et moi c'était à la vie à la mort. S'il se faisait torturer, alors je le sauvais et si j'en étais incapable, je me faisais torturer avec lui. Mais je ne voulais pas mourir. Encore moins est-ce que je voulais que ce sort soit destiné à Felix. Je fermai profondément les yeux, tentant de communiquer d'une façon ou d'une autre avec l'un de mes frères. Je n'avais jamais été magique, car ma jumelle était morte née, mais j'osais espérer que les liens que mes frères entretenaient avec moi étaient suffisamment forts pour qu'ils ressentent mon désarroi. 


Mes frères... pensais-je le plus fortement possible.


Un homme monta alors sur l'estrade, aiguisant une lame. Je revins à la réalité, tandis qu'il se dirigeait vers moi, un sourire sadique aux lèvres. 


« Baissez-lui son pantalon, réclama-t-il, satisfait. »


Oh non non non. Deux paysans s'approchèrent de moi pour m'arracher mon pantalon, et je tentai de me débattre de mon mieux. Après plusieurs minutes de lutte, à donner des coups de pied là où je le pouvais, je fus maîtrisé, et on me mit à genoux, les chevilles attachées avec celles de Fel. Sa main serra la mienne du mieux qu'il le pouvait, alors qu'on m'arrachait mon pantalon et que l'homme avançait avec sa lame. Il se mit à ma hauteur, alors que les deux autres hommes tenaient ma tête pour m'obliger à regarder. L'homme leva son bras, et la prise de Fel contre ma main se resserra. J'entendis le vent siffler près de ma tête, et une flèche alla se ficher entre les deux yeux de l'homme, qui tomba raide mort à côté de moi. Le même sort arriva à ses compatriotes. J'entendis un puissant cri de guerre: Emmett. Et celui qui venait de me sauver les couilles n'était nul autre que Julian.


« Je suis désolé, soufflais-je faiblement à Felix. »
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Emmett
Prince de Rubis
Emmett

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MessageSujet: Re: Honte au Roi ! | PV Felix et autre...   Mer 6 Mar - 16:48

Julian était revenu de Fal depuis un mois, il semblait maussade et rien ne semblait mettre un sourire sur son visage, pas même sa jumelle Katya. Il semblait ailleurs, lui qui était d'un naturel calme et silencieux, il l'était encore plus. Comme j'étais l'aîné, après Filipp, c'était ma responsabilité de lui changer les idées. De plus, ce dernier était toujours occupé dans ses appartements. Et moi, mon mariage n'était pas avant la prochaine saison chaude, donc je n'avais rien à faire de mes journées!


Je me réveillai ce matin, rempli d'énergie, j'avais une envie folle de partir pour une partie de chasse. Je sautai de mon lit, avant de me lancer dans mon bassin dans ma salle de bain. Je fermai les yeux lentement, afin de recentrer mes énergies, avant de sortir et essuyer mon corps avec un drap de bain. Je revêtis une tunique rouge vin et un pantalon noir, avant de glisser mes pieds dans mes bottes de cuir noir et attachai ma ceinture d'arme autour de ma taille. Je sortis des mes appartements. Je me dirigeai vers ceux de Julian, qui résidaient près des miens, les siens beaucoup plus spacieux que les miens. J'ouvris magiquement sa porte et me lançai vers son lit.


- Debout Boucle d'Or! lançai-joyeusement. C'est fini se vautrer et penser à une certaine blonde!


Parce qu'il pensait que je n'avais pas vue la belle blonde dans ses pensées? Il n'était pas mon jumeau, mais mon frère était comme un livre ouvert pour moi et ce devait être la même chose pour lui, il devait lire en moi aussi facilement. Je fis un sourire compréhensif à mon frère, avant de descendre de son lit et lui pointer son bain dans sa salle de bain. Alors qu'il trempait dans les eaux purs de son bain, je sortais une tunique et un pantalon à mon frère. Je décrochai son arc de son mur et sortis son carquois rempli de flèche de son coffre.


***


Quelques minutes plus tard, nous étions à cheval, dans les forêts entourant Rubis. Je voulais ramener une énorme bête pour le souper. J'étais armé d'un arbalète, mais ceinture d'armes ne me quittait jamais. Nous finîmes par trouver des traces d'un cerf assez gros pour un radar. Je pris la chasse avec mon frère, ce dernier avait un meilleur oeil que moi. Il vit le cerf avant moi, encocha une flèche et la tira directement dans l'oeil de la bête.


- Tu n'as rien perdu, dis-je, plein d'admiration.


Je dirigeai ma monture vers notre souper, avant de descendre de scelle et retirer la flèche. Je la tendis à mon petit frère, avant de soulever l'énorme bête et l'attacher derrière ma scelle. Puis j'entendis une voix que trop familière dans mon esprit. Mes frères... Fil. Je me retournai vers Julian, qui arborait un air grave, il ressentait la même inquiétude. Fil n'avait pas de pouvoir, comment avait-il fait? Mais aussi notre frère ressentait une peur intense. Je sautai sur mon cheval, avant de le lancer au grand galop vers chez nous, Julian devait me suivre.


Je finis par arriver dans la cour, mon frère, le Roi, était attaché contre un long poteau avec le capitaine de notre armée et le garde du corps de ma petite soeur. J'entendis l'arc de mon frère se tendre et rapidement une flèche se loga entre les deux yeux d'un homme qui allait littéralement couper l'appareil reproductif de mon frère aînée. Je sautai de cheval, avant de pousser un cri de guerre et me lancer dans le tas de gens qui se dressait entre moi et Fil. Rapidement, on tenta de m'écraser au sol, mais j'étais le plus grand et le plus bâti de mes frères. Je cassai quelques nez et mâchoires, avant de grimper sur l'estrade. Le geôlier armé de son fouet se dressa devant moi de toute sa grandeur, je tirai mon épée et rapidement, je décapitai la tête de l'homme. Cela fit tomber un énorme froid sur la cour. Je ramassai la tête de l'homme qui avait probablement mené cette rébellion.


- C'EST CE QUI ARRIVERA À LA PROCHAINE PERSONNE QUI TENTERA DE SE SOULEVER CONTRE VOTRE MONARQUE, hurlai-je, hors de moi. QUE LA PREMIÈRE PERSONNE QUI SE CROIT PERMISE ME COMBATTE. PERSONNE N'ATTENTERA À LA VIE DE MON FRÈRE.


Je lançai la tête dans la foule d'hommes qui en voulait à mon frère aîné. Derrière moi, mon frère devait avoir libéré Félix et Filipp. Julian, Emmet, fit la voix de Katya dans mon esprit. Mère... Les jumeaux sont prêts à naître. Mon coeur tomba, je voulais courir auprès de ma mère, lui tenir la main. Greta et Katya devaient être avec elles.


- Julian va les rejoindre, dis-je, d'un ton urgent.


Je me retournai vers mes frères, les larmes aux yeux, Julian devait ressentir à quel point j'étais inquiet. Fil était accroché à Félix, qui se tenait droit, malgré la douleur. Je reniflai, avant d'essuyer rapidement mes yeux et reprendre un air glacial. Les rebels furent entouré des recrues et de la plupart de nos gardes qui nous étaient fidèles.


- RUBIS NE SERA PLUS UN ROYAUME OÙ LES GENS N'ONT PAS LA LIBERTÉ D'AIMER QUI ILS VEULENT, hurlai-je. VOTRE ROI EST UN HOMME JUSTE ET BON, C'EST COMME CELA QUE VOUS LE REMERCIEZ?! Quant à vous, ajoutai-je, en pointant les rebels. Filipp décidera de votre sort et j'espère que ce sera la mort
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MessageSujet: Re: Honte au Roi ! | PV Felix et autre...   Lun 11 Mar - 16:05

Avoir su qu'un tel émoi se préparait du château, je n'aurais jamais invité mon frère à une partie de chasse. Ou du moins, j'aurais invité Filipp également. Je me sentais affreusement coupable de cela. Je marchais dans la foule, arc bien bandé. J'en avais déjà tué deux, et je n'hésiterais pas à en tuer d'autres. Je me rendis jusqu'à l'estrade de fortune, débarrassant mon frère et moi roi de ses liens. Je le serrai dans mes bras avec tendresse, bien soulagé. J'en profitai pour lui transmettre une vague d'apaisement. Il lui faudrait de bons soins et beaucoup de repos. Tout en gardant mon frère aîné dans mes bras, je débarrassai Felix, le garde de Katya, de ses liens. Même si Fil croyait avoir gardé sa relation secrète, Emmett et moi avions tout vu aller. Pas seulement eux, mes soeurs également, et même ma mère. Personne n'avait rien dit, car on se fichait bien de qui Fil était amoureux. Aussitôt que Fel fut libre, il me vola pratiquement mon frère de mes bras. 


Julian, Emmett, me parvint la voix de Katya. Mère... Les jumeaux sont prêts à naître. 


Je me tournai vers mon frère, qui semblait paniqué. C'était le moment que nous avions le plus redouté. Nous savions très bien que notre mère serait incapable de survivre à son accouchement, malgré toute la magie du monde. J'avais le coeur noué. 


« Julian va les rejoindre, m'ordonna Emmett. »


J'étais habitué de suivre des ordres. Je ne voulais pas voir ma mère mourir, mais je ne voulais pas la laisser seule non plus. Je savais bien qu'elle était avec mes soeurs, bien entourée, mais je savais également qu'elle souhaiterait voir tous ses enfants avant de laisser la mort l'emporter. Avec ma jumelle, nous avions établi un plan. La garder en vie suffisamment longtemps pour qu'elle puisse tenir une fois ses deux nouveaux-nés. Je me fichais bien d'épuiser toutes mes réserves de magie pour être capable de le faire. 


« RUBIS NE SERA PLUS UN ROYAUME OÙ LES GENS N'ONT PAS LA LIBERTÉ D'AIMER QUI ILS VEULENT ! clama Emmett d'un ton royal. VOTRE ROI EST UN HOMME JUSTE ET BON, C'EST COMME CELA QUE VOUS LE REMERCIEZ? Quant à vous, Filipp décidera de votre sort et j'espère que ce sera la mort. »


Je déglutis avec difficulté, avant de passer au travers la foule pour me rendre au palais. Je me rendis rapidement aux appartements de ma mère. Déjà, j'entendais ses gémissements de douleur. Je vis mes deux soeurs. Katya tentait de réduire la douleur alors que Greta, moins habile en magie, épongeait en douceur le front d'Esméra. Je retins mes larmes, alors que je m'approchais de ma mère. Elle me fit un magnifique sourire, avant de glisser sa main contre ma joue. Je glissai alors ma main dans la sienne, avant de la porter à mes lèvres pour la baiser. 


« Mère... soufflais-je, légèrement perdu. »


Je lui transmis alors une partie de mon énergie vitale, avant de me connecter à l'énergie d'Emmett. Il avait repris le contrôle en bas. Je sentais que Felix ramenait Filipp vers ses appartements, bien entouré de soldats fidèles. Je ne pouvais rien dire à ma mère, et ça me brisait le coeur. Je sentais l'inquiétude de Katya. Évidemment, elle avait tout suivi la scène dans la cour. J'allais m'occuper de celle qui m'avait mis au monde, puis ensuite j'irais soigner Fil. 
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Esméra
Reine Régente de Rubis
Esméra

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MessageSujet: Re: Honte au Roi ! | PV Felix et autre...   Ven 15 Mar - 21:20

Ma grossesse était trop avancée, c'en était devenu inquiétant. Aucune de mes grossesses n'avaient été aussi longues et douloureuse. Même celle de Filipp, même si j'avais perdu Anyssa. Cela avait extrêmement difficile, mais Edward avait été à mes côtés, si mon aîné n'avait jamais eu de jumelle, il avait grandit avec les fils des gardes de mon mari. Puis, mes deux autres couples de jumeaux naquirent, mes quatre derniers enfants étaient magiques et partageaient leur énergie entre-eux. Étrangement, tous mes enfants étaient arrivés en paires et ceux qui arrivaient le serait.


Aujourd'hui, je n'allais pas du tout bien. Depuis quelques mois, j'avais de plus en plus de misère à garder mes repas et à me déplacer. Mes membres, mon ventre et mon utérus me tuaient à petit feu. La plupart de mon temps était passé dans mes appartements, avec l'un de mes enfants à mes côtés. Filipp faisait de son possible pour passer du temps avec moi, mais il portait la couronne et les responsabilités qui venaient avec, il n'avait pas autant de temps pour sa vieille mère.


Ce matin, ma douce Katya me tenait compagnie. Doucement, elle m'aidait à manger et boire, tout en calmant mes douleurs. Après avoir réussis à avaler et garder un morceau de pain avec du miel, ma fille m'aida à me lever, pour que je puisse faire quelques pas. Ne portant que ma robe de nuit noire, je posais doucement un pied devant l'autre, soutenu par ma fille. Je sursautai en entendant une clameur venant de la cour, toujours aidée de Katya, je sortis sur le balcon. Quelle ne fut pas mon horreur en voyant une estrade muni d'un poteaux. Attachés à ce dernier, le garde du corps de ma fille et mon fils aîné. Mon coeur remonta dans ma gorge, alors que je m'effondrais dans les bras de ma fille. Doucement je perdis conscience.


***


Je rouvris les yeux en les battant, deux voix féminines résonnaient autour de moi. Greta était avec moi, Katya aussi. La première épongeait mon front fiévreux, l'autre avait les paumes allumées et tentait de calmer la douleur. Je m'entendais gémir, apeurée. Je levai un regard vers la porte de ma chambre, alors que Julian y entrait en urgence. Mon doux petit prince approcha de moi, je ne pus retenir un sourire brillant. Mon fils était un adorable prince et la personne la plus affectueuse que je connaissais, comme son père. Tous mes enfants tenaient quelque chose d'Ed. Ma main glissa sur sa joue, je voulais que mon fils soit heureux. Sa main prit la mienne, alors qu'il y posait un doux baiser.


- Mère... souffla mon enfant.


Je n'allais probablement pas passer la journée. Je me sentis un peu mieux, l'espace de quelques minutes. Je ne voulais pas mourir, mais si on devait choisir entre mes bébés et moi, je voulais que l'on choisisse mes enfants. Ils avaient une vie à vivre et pas moi. Je n'avais qu'une chose à faire, retourner auprès d'Edward et surveiller mes enfants des Grandes Plaines de Lumière. Je levai les yeux, ils se remplirent de larmes, je voyais la silhouette de mon mari, mon Edward. Celui que j'avais appris à aimer et que j'avais aimer de tout mon être. Il était debout derrière mes enfants, les bras tendus. Je retournai mon visage vers celui de Julian.


- Sors mes enfants... Lorsqu'ils seront nés, laisse-moi partir... murmurai-je. Prends soin du garçon... Emmett s'occupera de la petite fille...


Je poussai un cri, en commençant à pousser. Je voulais sortir mes enfants, leur donner leur chance. J’attrapai la main de Greta, alors que je n'arrêtais pas de pousser. Je poussai un sanglot, alors que je poussais un autre coup, je sentis le corps d'un bébé sortir de moi, je vis Katya attraper le poupon. Je compris le mot garçon.


- Louka, soufflai-je.


J'entendis un sanglot, je ne savais pas si c'était le bébé, moi, ou l'une de mes filles. Je tentai de me relever, mais je fus retenus par une servante. Une armée de servantes entra et s'empara de mon petit prince. Il ne pleurait pas, peut-être qu'il était comme Filipp, un peu timide. Deux servantes sortirent avec Louka, je poussai un cri de mort, je voulais mon fils! Puis une autre douleur me prit, je gémis de douleur.


- Mère, dit Katya, qui tentait de se contenir. Pousse.


J'obéis. Une poussée. Deux poussée. Rien. J'agrippai la main de mon fils, alors que ma fille se plaçait entre mes jambes. Je poussai encore longtemps, mais un bébé sortit en hurlant à pleins poumons. Elle passa l'enfant à Julian. Je vis une lumière sortir de ses mains, alors qu'elle tentait de me guérir. Je voulais simplement rejoindre Ed. Je tendis une main vers lui.


- Appelle-la Julia, murmurai-je.


Ce fut le noir immédiatement.
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