Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Une vie paisible

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Emerick
Roi d'Argent
Emerick

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Date d'inscription : 14/04/2016

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MessageSujet: Une vie paisible   Une vie paisible Icon_minitimeLun 25 Fév - 17:14

Je menais une vie bien paisible depuis que j'avais laissé Kesley à sa situation dans la Forêt Interdite. J'avais épousé une femme absolument magnifique, que je n'aimais pas, mais à qui je devais toute ma vie. Elle m'avait aidé à oublier Kesley, mais en ne sachant rien de lui et en pensant que la personne que j'aimais était une servante. Puis, je l'avais épousé, pour lui offrir une vie confortable, en tant que Reine d'Argent. Puisqu'elle venait de Zénor, en déménageant à Argent, elle n'était pas trop perdue car j'étais sur la grève.


Élyanne avait porté mes enfants, mais avait failli mourir en leur donnant la vie. C'est à ce moment, que je m'étais rendu compte que je ne pouvais vivre sans elle à mes côtés. Je m'étais rendu aussi compte que c'était plus qu'une simple amitié, que de vivre sans elle était pire que de vivre sans Kesley. Qu'elle avait fait plus que de m'aider et surtout que je l'aimais plus que je ne le croyais.


Mais depuis son accouchement, Élyanne n'avait jamais pris du mieux. Elle avait perdu trop sang, la princesse Katya avait essayé du mieux qu'elle pouvait de guérir ma femme, sans succès. J'avais fait appel à tous les magiciens du continent, rien à faire. J'avais fini par écrire à Annielle, par désespoir, elle m'avait envoyé Milos, son mage. Ce dernier avait réussi à donner un peu d'énergie à ma femme, qui pouvait maintenant se lever, manger et faire quelques pas. Elle ne pouvait pas nourrir les enfants, mais nous avions des nourrices. Je remontai doucement de la salle du trône, les bras remplis de bouquets de fleurs et de prières. Les gens du peuple adoraient leur Reine. Je poussai doucement la porte de notre chambre, pour y découvrir Élyanne dans le grand lit, avec Ann dans ses bras.


- Ély, dis-je, soulagé.


Je laissai tomber les fleurs au sol, avant de me lancer vers la femme de ma vie. Je grimpai doucement sur le lit, avant de poser un doux bisous sur la tête de ma fille et un autre profond sur les lèvres de mon épouse. Une chose attira mon attention, le silence dans nos appartements. Où se trouvait les deux autres, Katya et Eliott. Je me levai rapidement, avant d'aller voir dans leurs berçeaux, mes deux plus jeunes dormaient à poings fermés. Je ceuillis mon fils et ma fille dans mes bras, avant de retourner auprès de leur mère. Je posai mon front contre le sien.


- Comment te sens-tu? demandai-je tout bas.


Je n'avais jamais eu peur de ma vie. Mais la voir pâle, dans un lit, presque morte m'avait profondément effrayé. Je ne pouvais pas m'imaginer seul en ce monde, sans la femme que j'aimais. Je fermai les yeux, en tentant de retenir mes larmes. Je laissai aller un son d'animal blessé, comme un sanglot et râle ensemble.


- J'ai tellement eu peur de te perdre, chuchotai-je.
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Élyanne
Reine d'Argent
Élyanne

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MessageSujet: Re: Une vie paisible   Une vie paisible Icon_minitimeJeu 28 Mar - 9:19

Mes souvenirs étaient très flous. Je savais que j'avais donné naissance à trois magnifiques enfants, mais que j'avais bien failli y laisser la vie. Je savais également que j'étais alitée depuis, et qu'il m'était impossible de voir mes bébés. Comme personne ne trouvait mon mal, les Magiciens disaient qu'il était mieux pour eux si je ne les approchais pas. Je comprenais. Je ne voulais pour rien au monde être responsable du mal de mes enfants. Mais j'aimerais tellement pouvoir les tenir dans mes bras, au moins une fois... Je ne savais même pas si j'avais eu la chance de le faire lors de mon accouchement prématuré. 


Les jours passaient, et je restais dans ma chambre, couchée. Je passais le clair de mon temps à dormir, et une servante me faisait manger de force, puisque tout ce que j'ingérais ressortait. Ce matin, je m'étais levée d'un bond dans mon lit. Pour la première fois depuis très longtemps, je me sentais forte. Je me sentais belle. Je me sentais prête à affronter l'armée d'Irianeth en entier. Aujourd'hui, j'allais tenir mes enfants dans mes bras, et aucun magicien sur Enkidiev pourrait m'en empêcher. Car pour la première fois depuis mon accouchement, j'étais certaine qu'aucun mal ne m'affectait. J'avais seulement erré entre la vie et la mort, et mon désir de voir mes enfants m'avait finalement poussé vers la vie. 


Je me levai doucement, et je fis quelques pas prudents, près du lit, pour prévenir une chute. Voyant que je tenais très bien sur mes deux jambes, je me dirigeai vers la pouponnière. Je savais où elle était, puisque c'était moi qui l'avait décorée en entier. Comme elle était reliée à mes appartements, je ne croisai personne. Je pouvais voir l'ombre d'un soldat sous la porte de la pouponnière, mais personne n'y était. Mes enfants dormaient tous à poings fermés. Je pris mon petit garçon, le posant contre mon épaule. L'une de mes filles se retrouva sur l'autre, les retenant les deux d'un bras. Puis, je pris la petite dernière de mon bras libre, marchant prudemment jusqu'à ma chambre. J'en déposai deux dans les petits berceaux, et je grimpai de nouveau dans mon lit, gardant la dernière contre ma poitrine. Son petit minois était paisible. Elle était si belle... Et moi, je ne me souvenais même pas de son nom. Personne ne me les avait dit. Emerick me disait toujours que j'allais prendre du mieux, et qu'il allait me les présenter. Il ne voulait pas que je les imagine. Il voulait que je les voie, les prenne, et les berce. Il avait cru en moi, en ma force, alors que personne autour de le faisait. Les visages des servantes, n'indiquaient rien de bon, comme si je dépérissais de jour en jour. 


Je ne sus pas combien de temps je passai ainsi, avec ma petite fille dans mes bras. Ses magnifiques yeux gris d'acier s'étaient ouverts sur moi, identiques à ceux de mon mari. Le petit duvet sur sa tête était plutôt brun, comme mes cheveux. Je me demandais comment Em différenciait nos deux petites filles. Leurs visages se ressemblaient tellement...


« Ély, poussa une voix familière à l'entrée. »


Je sursautai, sachant très bien que je n'avais pas vraiment le droit d'aller chercher mes enfants. Je relevai un petit regard coupable sur mon époux, qui ne semblait pas fâché du tout. Au contraire, il semblait soulagé. Il se jeta sur moi, embrassant notre enfant sur la tête, et moi sur les lèvres. Je fermai les yeux au travers le baiser. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti la peau d'Em contre la mienne... Il alla chercher nos deux autres enfants dans leurs berceaux, avant de revenir vers moi. 


« Comment te sens-tu? chuchota mon époux. J'ai tellement eu peur de te perdre. »


Je fus surprise de sentir qu'il retenait des sanglots. Il semblait avoir tellement mal. Je n'aurais jamais pensé qu'Emerick m'aimait à ce point. J'avais toujours pensé qu'il aimait encore le petit écuyer, Kesley, et qu'il m'avait épousée par devoir. J'eus envie de grimper sur ses cuisses pour l'embrasser avec gratitude, mais la vue de tous mes enfants me figeait. 


« Comment ils s'appellent ? demandais-je en un souffle. »


Je levai une main tremblante pour aller caresser la joue de ma seconde fille, qui ouvrit les yeux en poussant un petit couinement. Je ne pus m'empêcher de glousser en la voyant s'agiter dans les bras de son père et d'être émue en voyant ses yeux. Exactement comme les miens. Et le duvet sur sa tête... C'était comme ça qu'Emerick les différenciait ! Elle avait les cheveux beaucoup plus pâles que ceux de sa soeur. 


« Je sais que je n'aurais pas dû aller les chercher, chuchotais-je. Mais je n'ai rien, je t'assure... Je vais très bien. Je... Je flottais entre deux mondes. »


Je fis un petit sourire à mon époux. Je savais qu'il était très sceptique sur ce genre de choses. Dans la vie, il lui fallait du concret. Mais je ne mentais pas. J'avais vraiment flotté entre la vie et la mort. Revenant parfois à moi, parfois restant de longues périodes inertes. J'étais dans l'Éther, qu'ils appelaient. Je savais qu'une Chevalière était capable de s'y rendre volontairement. Le Prince Draco m'avait parlé d'elle un jour. 
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Emerick
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MessageSujet: Re: Une vie paisible   Une vie paisible Icon_minitimeMer 10 Avr - 22:45

Je n'aurais jamais pensé que je reverrais ma femme, les yeux ouverts, vivante. Personne n'était capable de la réveiller, la Magicienne d'Émeraude, celui de Béryl, personne. Ce dernier avait par contre senti qu'elle n'était pas complétement partie, qu'Élyanne flottait entre la vie et la mort. Il y avait autant de chance que ma femme se réveille, qu'elle ne se réveille jamais. Et maintenant, j'étais assis près de la femme qui m'avait sauvé la vie, je ne laisserais rien me l'enlever. Je comprenais une chose, que tomber amoureux ne se passait pas en quelques secondes, mais bien en des années. J'étais amoureux de la mère de mes enfants et je lui prouverais.


L'envie d'aller porter mes enfants dans leur berceau et de la prendre contre moi et l'embrasser avec toute la passion du monde était haute. Je voulais lui montrer à quel point elle était importante pour moi. Mais ma femme semblait continuer de regarder nos enfants.


- Comment ils s'appellent? demanda Ély dans un souffle.


Ma Reine leva une petite main vers Katya, que j'avais dans les bras, pour caresser sa petite joue. Ma fille se mit à glousser de joie, alors que ses petits membres gigotaient. Je vis l'expression faciale de ma femme, à quel point elle était heureuse de ses enfants. Son regard glissa sur Ann dans ses bras.


- Je sais que je n'aurais pas dû aller les chercher, murmura ma femme. Mais je n'ai rien, je t'assure... Je vais très bien. Je... Je flottais entre deux mondes.


Je savais. Et j'étais heureux de la voir avec nos enfants. Je ne sais pas ce que j'aurais fait, si elle les avait rejeté. Ély me fit un petit sourire, oui, je n'aimais pas croire que quelqu'un flottait «entre deux mondes». Pour moi, il y avait la vie et la mort. Le Magicien de Béryl avait tenté de me faire comprendre, mais j'étais un cas désespéré. Deux Chevalières pouvaient voyager entre deux mondes, selon Kes. Nella, pouvait voyager dans «l'Éther» et entrer dans le corps de n'importe qui. Et Aliénor, voyageait dans le même Univers, mais sans pouvoir entrer dans un corps. C'était des projections astrales, pour la jadoise, mais elle ne pouvait y rester longtemps, sans mourir.


- Celle dans tes bras, la brunette avec mes yeux, c'est Ann, pour ma mère, dis-je doucement. L'autre, c'est Katya et le petit homme, c'est Eliott. Katya était morte, enfin presque, mais la princesse Katya l'a ramené à la vie.


Je posai un petit bisous sur le petit front d'Ann. Je me retournai vers ma femme, avant de poser mes lèvres contre les siennes, avec tellement d'amour. Je ne me rappelais pas avoir embrasser Kesley de cette façon. Avec mon ancien amant, tout était agressif et passionné. Avec Ély, c'était doux, naturel et sain. Je finis par me lever et prendre deux de mes triplets, pour aller les donner à une servante dans le portique de la chambre. Je revins vers Élyanne, pour prendre Ann et faire de même. Les enfants devaient aller dormir, un peu, je voulais passer du temps avec leur mère.


- Lorsque l'on s'est marié, dis-je, en prenant place dans le lit auprès d'elle. C'était pour une alliance, au départ. Tout ce temps auprès de toi, a tout changé. Puis quand j'ai failli te perdre, j'ai compris à quel point, j'étais amoureux de toi. Je t'aime, Élyanne d'Argent, plus que tout.


Je reposai mes lèvres contre les siennes, avant de la grimper sur mes cuisses. Mes mains posées délicatement contre ses hanches, je pressais ma femme contre moi avec amour. Mes lèvres se perdirent dans le creux de son cou, où je cachai mon visage pendant quelques secondes. Je relevai mon visage, mon regard amoureux, vers elle. Ma main caressa sa joue avec amour et tellement de douceur. Je ne savais pas que j'étais capable d'être aussi doux avec quelqu'un.


- Je ne crois pas avoir autant aimé quelqu'un que je t'aime, toi, murmurai-je.
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