Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Arrivée désastreuse (reprise)

Aller en bas 
AuteurMessage
Annielle

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Arrivée désastreuse (reprise)   Lun 20 Juin - 21:43

Rien de tout cela ne serait arrivé si je n'avais pas quitté mon pays. En fait, je commençais à croire que la reine d'Argent avait organisé le tout. Après tout, elle ne m'avait jamais aimée. J'étais la fille bâtarde de son roi bien aimé, un enfant hors mariage. Ce qui l'énervait encore plus, cependant, c'était ma beauté et ma perfection. Elle avait détesté voir la fille d'une autre devenir la petite princesse parfaite de son royaume. Je connaissais le protocole par coeur, et jamais je ne me ridiculisais devant la cour. Je savais comment parler et prononcer de beaux discours, et ce devant des foules immenses. Elle avait détesté cela. J'avais la vague impression qu'elle souhaitait me le faire payer. En effet, ces paysans étaient parés des plus belles armes du royaume, ce que je trouvais quelque peu étrange. Il était très rare qu'un homme d'un tel rang puisse se procurer un sabre en... EN ARGENT ! incrusté de diamants... le royaume d'origine de la femme de mon père. J'avalai de travers, sachant très bien quel genre de crime que je commettrais en tentant de monter contre la reine. Fal et Argent seraient très rapidement en guerre... 


Doucement, mon promis m'aida à me remettre sur pied. Une chance, car sans son aide je n'aurais jamais pu le faire. J'avais mal, et je voulais m'enfuir le plus rapidement possible, mais je savais que ce n'était pas une bonne idée. Je restai donc cachée derrière mon prince, attendant la suite des choses. J'avais de la difficulté à tenir sur mes deux pieds. Deux bras se glissèrent alors derrière mon dos, en guise de soutien. Je tournai mon regard noisette vers deux jeunes paysannes, à peine plus âgées que moi. Je tentai un bref sourire rassurant, mais c'était totalement inutile. Elles avaient probablement assisté à toute la scène. Je les détaillai pendant un instant, surprise de voir à quel point les femmes étaient belles dans ce royaume. Leurs cheveux étaient épais, noir, et leurs yeux de velours. Leur peur n'était pas trop basanée, et leurs vêtements étaient très originaux. Ce n'était pas du tout la même mode dans les pays du Nord. Sans doute pourrais-je mixer les deux genres afin de faire mes robes...


Au lieu de chercher à me provoquer en duel, tu violes ma fiancée, Yvan? hurla mon futur époux, visiblement en colère. As-tu si peur de perdre ?


Je déglutis avec difficulté. Je savais qu'en un rien de temps, la tête de cet homme roulerait sur le sol de sable, et je ne souhaitais pas voir ça. Il y avait déjà eu Raïka, c'était trop. Je l'avais emmenée à Fal en lui promettant une belle vie, mais elle l'avait perdue, et ce sans même avoir le temps de mettre les pieds dans le château. Pour une des premières fois de ma vie, les larmes me montèrent sincèrement aux yeux. Elle n'était même pas morte en héroïne, mais bien par la main d'un imbécile qui tuait et violait des jeunes femmes sans défense. 


Ne souhaitant pas passer pour une couarde, je relevai la tête afin d'assister au combat. Le dit Yvan fonça rapidement contre Cormac, et je me raidis. Si le prince était vaincu, ce serait vers moi qu'ils se retourneraient, et j'allais bien rapidement les rejoindre sur les grandes plaines de lumière, et ce sans même avoir régné. Cependant, en moins de trois secondes, l'héritier du trône de Fal coupa la main de mon agresseur, qui hurla de douleur sans même tenter de répliquer. Ils reculèrent tous, ce qui me donna envie d'éclater de rire. Mais ce n'était pas du tout le temps. De toute façon, je me demandais si j'avais la force de parler. 


C'est à ce moment que l'armée décida de faire son arrivée. Je poussai un soupir de soulagement, voyant les centaines d'hommes envahir les rues de Fal. Ils sacrifieraient tous leur vie en échange de la mienne ou de celle de leur prince, ce qui me soulagea grandement. 


- Ces animaux ont violé votre future reine, scanda Cormac. Saisissez-les et emprisonnez-les.


L'un d'eux eut tout de même le courage de me regarder dans les yeux, mimant avec ses mains le ventre gonflé d'une femme enceinte. J'écarquillai les yeux. Jamais je n'avais voulu porter des enfants, encore moins ceux d'un quelconque inconnu qui m'avait prise par pure jalousie. Je le fixai, insultée, jusqu'à ce que les soldats s'emparent brusquement de lui avant de le traîner tel un animal vers le palais. Il ne méritait pas mieux, de toute façon. 


À ce moment, mon futur époux se retourna vers moi, et les deux femmes me laissèrent. Il me prit rapidement dans ses bras afin de me serrer contre lui. J'aurais bien aimé le rassurer, lui dire que j'allais bien, mais ce n'était pas le cas. J'avais mal, et ce n'était pas seulement une douleur physique. Elle était émotionnelle. Je me sentais salie, et au fond de moi, je savais que c'était la reine argentaise qui avait osé faire ça. Serais-je cependant capable de le dire à Cormac ? Il m'éloigna doucement de son corps, afin de plonger son regard charbon dans le mien.


Ne jamais vous promener dans les marchés sans gardes à vos côtés, m'ordonna-t-il d'un ton inquiet. Ne me faites plus jamais une peur pareille.


Je hochai doucement la tête de haut en bas. Fal était décidément un endroit beaucoup plus violent qu'on ne m'avait laissé le croire. J'avais la vague impression que l'on avait cherché à se débarrasser de moi... Je restai cependant muette comme une tombe, tandis que Cormac me soulevait tendrement dans ses bras. De toute façon, j'aurais été totalement incapable de marcher jusqu'au château. Lasse, je fermai les yeux, ne sachant pas trop combien de temps passa jusqu'à ce que j'arrive à ma chambre. Je me sentis déposée contre un confortable matelas de plumes, mais je n'ouvris pas les yeux pour autant. 


Je sentis alors une douce étoffe nettoyer mon visage. Impossible de dire si c'était Cormac ou alors l'une de mes dames de compagnie. Cependant, je reconnus les lèvres qui se posèrent contre mon front. J'esquissai un petit sourire, alors que je sentais toute la douleur physique en moi s'envoler lentement. Après plusieurs instants à sentir la magie opérer en moi, j'eus la force d'ouvrir les yeux afin de les poser sur le visage de mon futur époux.


Vous êtes en sécurité, ma douce, me chanta-t-il d'une voix tendre. Votre nouvelle dame de compagnie s'en vient prendre soin de vous et je ne vous quitterai plus. 


Je saisis sa tunique dans ma main frêle, et me relevai lentement, avec le peu de force qui me restait. Je posai mes lèvres gercées contre les siennes, avant de me laisser de nouveau tomber mollement contre le matelas. Je voulais simplement me débarrasser de cette robe et ne plus jamais la voir. Je voulais qu'on la brûle, afin d'effacer ce douloureux souvenir. Je levai de nouveau ma main, mais cette fois ce fut pour caresser sa joue de son revers.


Brûlez-là, réclamais-je sans aucune précision. Do... Dormez avec moi cette nuit.


Je ne voulais plus être seule, plus jamais. Je glissai mon autre main dans mon dos, afin de commencer à délacer mes vêtements. Je me fichais bien que ma dame de compagnie puisse arriver pendant que j'étais totalement nue avec mon promis. Je voulais simplement me débarrasser de cette robe de malheurs et dormir. Ce n'était pas trop demander. 


- J'vous en prie... ajoutais-je d'une voix rauque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cormac

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 14/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Mar 21 Juin - 19:36

La petite main d'Annielle aggripa fermement ma tunique, elle se redressa en position assise. La voir ainsi me rendait terriblement hors de moi. L'idée de savoir qu'un autre que moi, l'avait touché, me rendait presque malade. J'allais faire exécuter ces malades avec plaisir!



Ma princesse pressa ses lèvres sèches contre les miennes et se laissa tomber contre le matelas et les oreillers. Sa main revint vers moi et alla caresser ma joue, du revers. Malgré l'épreuve horrible qu'elle venait de vivre, sa peau restait extrêmement douce et réussissait à me faire frissonner. Je l'aimais, j'aurais dû m'en rendre compte plus tôt.



- Brûlez-la, me demanda-t-elle, sans me préciser de quoi elle parlait. Do... Dormez avec moi cette nuit.



Annielle glissa son autre main dans son dos, afin de délacer sa robe. Sans rien ajouter, je la regardais faire.



- J'vous en prie, fit-elle, d'une voix rauque.



Doucement, je grimpais par-dessus elle, sans la toucher. Ma main défit doucement les lacets de sa robe et la lui enlevai tendrement. La robe en main, je débarquai du lit et me dirigeai vers l'âtre, où un feu brûlait, je lançai la robe dedans. Je me retournai vers ma promise et m'étendis près d'elle et la pris dans mes bras. 



- Cet homme ne verra le prochain lever de soleil, ma douce, jamais personne ne vous fera de mal, chuchotais-je.



Doucement, je pris son visage dans mes mains, la pressai contre mon corps musclé et posai mes lèvres contre les siennes. Mes lèvres caressaient les siennes avec amour et passion, mes mains glissèrent contre ses hanches, la serrant dans mes bras, afin de la rassurer.



- Je vous aime, Annielle de Fal, sursurrai-je avec amour. Je ferai tout en mon pouvoir, afin de vous garder en sécurité. Je ferai aussi tout pour que vous soyez heureuse.



Sur ces mots, j'embrassai son front avec amour, tout en reserrant mon étreinte sur elle. C'est à ce moment, que je décidai, que je l'épouserais au plus vite. Je voulais aussi qu'elle cesse de s'ennuyer de son Royaume d'origine. Je l'aimais, en même temps, je devais me retenir de ne pas succomber à mes pulsions. Mes mains caressaient son corps, sans dépasser les limites des convenances.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Annielle

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Dim 31 Juil - 12:33

Vidée de toute énergie, je sentis à peine les mouvements de Cormac alors qu'il grimpait par-dessus moi contre le matelas de plumes. Je me contentais de le fixer d'un regard vide, sans aucune émotion, alors qu'il finissait le travail que j'avais déjà entamé. Bien rapidement, je me retrouvai en corset contre les couvertures soyeuses alors que mon promis se dirigeait lentement vers l'âtre. Il faisait très chaud dans ce pays, mais un château de pierres restait un endroit froid et humide. Une princesse se devait de vivre dans le confort. Au moins, les serviteurs ici le savaient. Mais en ce moment, je me fichais un peu du confort dans lequel je vivais. Je voulais simplement oublier ces affreux souvenir et cette douleur qui accablait mon corps. 


Alors que mes paupières se fermaient lentement, je sentis mon prince s'étendre près de moi, puis m'attirer contre son torse si chaud. Également, réconfortant. Tout ça était de sa faute, mais j'étais incapable de le blâmer. Jamais il n'aurait pu prévoir que ses actions passées pourraient avoir un impact sur moi. 


- Cet homme ne verra le prochain lever de soleil, ma douce, me murmura alors tendrement Cormac. Jamais personne ne vous fera de mal.


Pour cela, il était trop tard. J'étais totalement brisée en deux. Je n'étais plus la petite épouse toujours vierge lors de sa nuit de noces. À jamais j'étais souillée. Mais je n'eus pas la force de m'en plaindre à mon futur époux. Je me contentai de rester silencieuse. Je me sentis alors pressée contre son torse, tandis qu'il relevait mon visage vers le sien. Je tentai de lui sourire avec délicatesse, mais c'était à peine l'ombre d'un sourire qui voulait mon visage. Ses lèvres se posèrent contre les miennes en un tendre baiser, et ses mains descendaient le long de mon corps, me faisant frissonner au plus haut point.


- Je vous aime, Annielle de Fal, me souffla-t-il. Je ferai tout en mon pouvoir, afin de vous garder en sécurité. Je ferai aussi tout pour que vous soyez heureuse.


Je hochai positivement la tête, alors qu'il déposait un baiser contre mon front probablement reluisant. Alors que ses mains se promenaient sur mon corps, je décidai d'aller délacer mon corset, et je le laissai tomber contre le plancher, étant maintenant complètement nue avec mon futur époux. Et ce, pour la seconde fois hors mariage. Mais maintenant, je me fichais bien des convenances. Lentement, je grimpai par-dessus les hanches de Cormac, me penchant sur lui afin d'aller lui voler un long et langoureux baiser.


- Je veux que cette douleur soit associée à vous, râlais-je alors avec amour. Je veux avoir l'impression d'avoir perdu ma virginité avec vous.


Je lui souris tristement, alors que je le relevais lentement, afin qu'il soit assis et moi, par-dessus lui. Je l'embrassai de nouveau, même cette fois j'y ajoutai passion et sauvagesse. Je gémissais au travers les baisers, alors que je délaçais lentement sa tunique. Cependant, si j'avais bien pu le comprendre, il succombait facilement aux pulsions sexuelles. Je collai donc mon intimité contre son bas ventre, ma poitrine écrasée contre son torse. 


- Faites-moi l'amour, Cormac de Fal, réclamais-je en un souffle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cormac

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 14/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Lun 23 Jan - 22:32

Amoureux, voila maintenant ce que j'étais. J'étais prêt à tout pour la jolie princesse d'Argent. Ma mère me dirait sûrement que je suis faible, mais au diable ce qu'elle pensait, après mon mariage avec Annielle, je serais Roi. Et lorsque je régnerai, si elle s'oppose à mes décisions, je l'exilerai. J'adore ma mère, mais cette dernière a toujours été dure avec moi, et ce depuis ma tendre enfance. Tout ce que j'ai pu faire ne la rendait jamais fière de moi.


Annielle délaça son corset et se retrouva, pour la deuxième fois, nue devant moi. Pour ce qui était des convenances, on repassera... Ma princesse grimpa sur moi, avant de s'incliner vers moi et m'embrasser langoureusement.


- Je veux que cette douleur soit associée à vous, chuchota ma promise. Je veux avoir l'impression d'avoir perdu ma virginité avec vous.


Bravo Cormac! Tu t'es encore mis dans de beaux draps. La belle argentaise me releva, afin que je sois assis dans le lit et qu'elle soit assise par-dessus moi. Ma promise m'embrassa de nouveau, avec une passion que je ne lui connaissais pas. Ses petites mains commencèrent à délacer les lacets de ma tunique, alors qu'elle gémissait doucement. J'allais céder, tout en moi l'appelait. Pour couronner le tout, Annielle pressa son intimité chaude contre mon bas ventre.


- Faîtes-moi l'amour, Cormac de Fal, souffla ma promise d'une voix incroyablement sensuelle.


J'attirai le visage de ma douce vers le mien et l'embrassai doucement. Je sentis mon sexe se durcir. Lentement, je défis mon pantalon, le retirai habilement, tout en embrassant la peau sensible et chaude de sa gorge.


- Non, luttais-je. Nous ne pouvons pas.


Je ne le pensais pas! Et finalement, je poussai un grognement. Je pris les hanches d'Annielle , la soulevai avant de positionner mon membre à l'entrée de son intimité. Je déposai ma princesse sur mon sexe, en poussant un long râle. Je pouvais sentir mon sexe étirer les parois de son intimité. J'entamai un lent va et vien en elle, la faisant gémir. Bientôt, mes râles devinrent des grognements de plaisir, alors que mes dents s'enfonçaient doucement dans la chair tendre de son épaule.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Annielle

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Sam 3 Juin - 18:56

Je savais très bien l'effet que je produisais aux hommes. J'en avais beaucoup allumés de la sorte afin d'obtenir ce que je voulais, sans jamais pourtant les toucher réellement ou me laisser toucher. Je n'étais pas une princesse facile. Simplement, manipuler les hommes était tellement aisé pour moi, et tellement amusant, que je ne pouvais m'empêcher de le faire. Mais cette fois, ce n'était pas de la manipulation. C'était un désir réel que j'avais en moi. Je voulais faire l'amour avec mon futur époux, même si cela allait à l'encontre de mon éducation. Je devais être vierge jusqu'à mon mariage. Il était désormais trop tard pour cela. De plus, je me doutais fortement que mon futur époux avait depuis longtemps goûté aux plaisirs de l'amour, donc au diable toutes ces convenances ! D'ailleurs, il n'y avait plus personne pour m'observer et pour me dire quoi faire. J'étais seule. Seule avec mon fiancé, que je tenais déjà entre mes doigts. De la bonne façon, par contre. Cette fois je le sentais. L'amour. Je comprenais Emerick de se battre sans relâche pour son petit écuyer. Même si je ne comprenais pas ce qu'il lui trouvait d'attirant. 


Lorsque les lèvres du prince Falois touchèrent les miennes, je sus que j'avais gagné. Son baiser était plein de tendresse, et d'amour. Pourtant, je lui avais fait vivre l'enfer. Était-ce réellement de l'amour, ou alors une illusion de l'attirance de nos corps ? Je n'en savais encore rien, mais une chose était sûre, c'était qu'il était mien. Il n'en avait aucunement le choix. Ce mariage était prévu depuis ma naissance, j'avais été élevée pour cela. 


Rapidement, mon nouvel amant retira son pantalon, tandis que ses lèvres chatouillaient mon cou, me rendant fébrile, et de plus en plus excitée. Je le voulais en moi. Je ne voulais plus de cette douleur qui me tiraillait à cause de cet homme. Je ne voulais que des souvenirs de Cormac. Je voulais qu'il soit mon seul et unique homme. 


- Non, gémit-il, tentant d'aller contre ses désirs. Nous ne pouvons pas. 


Je ne répondis rien, me contentant simplement de mordre ma lèvre inférieure. Puis, le grognement qu'il poussa me prouva son envie à mon égard. Lentement, je me sentis soulevée par les hanches, tandis que mon futur époux me laissait tomber contre son membre ma foi... Majestueux. En bonne femme, je ne laissai pas paraître ma douleur alors qu'il entrait en moi. Il s'agita aussitôt, et je feins de gémir de plaisir. Puis, lentement, le plaisir prit réellement le dessus sur ma raison. J'entamai alors à mon tour une danse du bassin afin de synchroniser mes mouvements avec les siens, et ainsi le faire entrer plus profondément en moi, me faisant crier de plus en plus bruyamment. Les gardes à l'entrée de la porte de la chambre devaient nous entendre fortement. Mais je m'en fichais. Si je pouvais faire plaisir à mon beau prince et prouver à tout le royaume que je savais le satisfaire, je le ferai. 


Brusquement, je poussai le torse de Cormac afin que son dos heurte le lit, tandis que je bougeais de plus en plus rapidement au-dessus de lui. Je me penchai afin de lui arracher un long baiser langoureux. J'espérais seulement qu'il soit capable de me prendre ainsi longtemps, car il était certain que je ne m'en lasserais pas. 


- A... Avec ta... Ta bouche, haletais-je alors.


Je me laissai rouler sur le côté, le gardant toujours en moi, tandis qu'il prenait le contrôle total de nos ébats. Je fus surprise lorsqu'il ramena mes deux mains au-dessus de ma tête afin de les garder prisonnières. Étrangement, j'aimais ça. 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cormac

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 14/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Ven 23 Juin - 21:37

À quel point j'avais péché depuis notre rencontre? Au moins des dizaines de fois. Et je ne regrettais rien, je me fichais bien des conséquences, puisqu'après mon mariage, je serais couronné Roi. Je voulais rester dans ma chambre à l'aimer, jusqu'à la fin de notre monde. Ses gémissements auparavant forcés se changèrent soudainement en cris de joie. Son corps s'étant ajusté au rythme du mien, s'agitait contre moi, faisant entrer mon sexe plus profondément en elle. Annielle se remit à crier plus fort, si bien, que j'eus un peu peur que les gardes devant la porte nous entendent.


Les petites mains de ma fiancée se posèrent contre mon torse et me poussèrent vers la mer d'oreillers. Mon dos se retrouva contre le matelas, alors que ma douce s'agitait encore plus vite sur moi. Chaque paroi de son antre caressait doucement mon membre, me procurant le plus grand des plaisirs. Annielle se pencha contre moi et ses lèvres se plaquèrent sur les miennes.


- A... Avec ta... Ta bouche, gémit Annielle.


Sur ces mots, ma promise roula sur le côté, mon membre toujours en elle, je fus sur le dessus. Je pris les mains de ma future dans mes mains et les ramenai au-dessus de sa tête, les tenant d'une seule main. Tout en continuant de m'activer en elle, je lui arrachai un baiser agressif, ma main se posant sur sa hanche. Mes lèvres quittèrent les siennes, pour descendre le long de son cou et aller caresser chacun de ses seins bien rond. Ma langue alla chatouiller ses mamelons et descendit vers son ventre plat, ne s'arrêtant qu'à son bas ventre. Je levai un regard amoureux sur ma future femme.


- Dîtes-moi que vous m'aimez, ordonnai-je. Si vous voulez que je me plis à vos désirs.


Je remontai vers elle, l'embrassant avec amour. Mes mains caressant chaque parcelle de son corps, de sa peau douce. Je continuai d'embrasser sa gorge, alors que je caressais tendrement ses seins, ses hanches et ses fesses. Je pouvais sentir son coeur se débattre. J'espérais la gagner, je voulais qu'elle m'aime, mais sans avoir à lui obéir.


- Aimez-moi, lui soufflai-je, à l'oreille.


Voyant qu'elle ne disait rien, je passai une main au-dessus de sa tête, la faisant tomber endormie. Je me levai et revêtis mon pantalon et ma tunique, avant de me pencher vers elle et l'embrasser tendrement sur son front. Je me dirigeai vers le balcon et m'assis sur une chaise. Je levai mon regard vers le ciel étoilé, qu'est-ce que les Dieux avaient de prévus pour moi et ma future?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Annielle

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Dim 25 Juin - 16:50

Je ne savais pas du tout ce que je faisais. Ni pourquoi je le faisais. Mais tout était tellement... Pas comme je me l'étais imaginé. De la façon que ma mère m'en avait parlé, il s'agissait d'un moyen pour faire des enfants, et uniquement cela. Je la soupçonnais fortement de n'avoir jamais aimé quelqu'un. Car ce que je ressentais en ce moment, ne servait pas uniquement à porter un enfant. C'était beaucoup plus que cela. C'était ouvrir son intimité à un être cher, à un être aimé. Et il fallait dire que je n'étais pas encore à l'aise avec tout ça. Le fait d'être nue... Devant un pur inconnu. Ça me dérangeait, ça me rendait nerveuse. Bien qu'on m'avait toujours dit que j'avais un corps exceptionnel, j'avais peur de déplaire à mon homme. J'avais peur, car je savais qu'il en avait vu bien d'autres, des femmes, et qu'elles devaient toutes être jolies. Et je me surprenais à perdre ma confiance en moi. Si je n'étais pas assez belle, il irait voir ailleurs. Et il ne me verrait que lors des grandes occasions. Je ne voulais pas de cette vie. Je n'en voulais plus. Je voulais être aimée pour ce que j'étais réellement, et non ce qu'on m'avait appris à être. 


Alors que mon promis était maintenant par-dessus moi, et qu'il s'activait fortement en moi, je fus surprise de le voir se saisir de mes mains et de les monter au-dessus de ma tête, les serrant. J'étais comme prisonnière. J'étais tellement petite comparativement à lui qu'il pouvait tenir mes poignets avec une seule main. Tout ça était nouveau pour moi. Au passage, ses lèvres s'emparèrent des miennes sauvagement, ce qui me fit frissonner. J'en voulais plus, vraiment plus. Je voulais expérimenter. Lentement, sa bouche se fraya un chemin le long de mon corps, me faisant gémir sous toutes ces sensations nouvelles. 


- Dites-moi que vous m'aimez, réclama-t-il en relevant son regard vers le mien. Si vous voulez que je me plie à vos désirs. 


J'haletai, incapable de dire quoi que ce soit. Jamais personne ne m'avait parlé sur ce ton, ou alors ne m'avait obligée de faire quelque chose afin d'avoir autre chose en retour. Je ne savais pas comment réagir. Malgré tout, je sus que ce n'était pas mal intentionné tandis qu'il s'emparait à nouveau de mes lèvres d'un baiser amoureux et tendre. Avec son membre toujours en moi, il m'était tout simplement impossible de parler. Il était habile, ce qui confirmait mes pensées. Il en avait déjà passé plus d'une, et je n'étais clairement pas la meilleure. J'étais la novice, la jeune. La manipulatrice. Celle qui avait tué des gens sans même avoir de remords. 


- Aimez-moi, me susurra mon amant au creux de l'oreille.


Je fermai les yeux alors que mon dos se cambrait, mais bien rapidement, ce fut le noir. 


******


Cela faisait maintenant deux mois que j'étais à Fal. Je n'avais pas vu souvent mon futur époux, puisque les dames de compagnie m'en empêchaient. Nous ne devions pas nous voir avant le mariage, qui se tiendrait dans une semaine. Malgré tout, je m'arrangeais pour le voir subtilement dans les jardins, lorsque tout le château était endormi. Souvent, nos rendez-vous ne comprenaient aucun contact physique. Il s'agissait surtout de discussions et de rires. J'apprenais à le connaître et je devais l'avouer, il me plaisait fortement. Je le regardais avec deux yeux nouveaux. Et je rêvais qu'il me prenne comme lors de notre première nuit ensemble. Malheureusement, il ne semblait pas ressentir la même chose à mon égard. Chaque fois que j'essayais de l'embrasser et de commencer quelque chose, il me repoussait fermement. Souvent, lorsque ça arrivait, je retournais à ma chambre, quelque peu insultée. À ce rythme, notre nuit de noces serait un échec total. 


Je me retournai dans mon immense lit, incapable de dormir. Je détestais être aussi loin de Cormac. Parfois, je me surprenais à pleurer. Il était si près de moi, mais en même temps tellement loin. Je ne pouvais plus le supporter. Je me glissai doucement hors de mon lit, complètement nue. Les nuits étant chaudes ici comparativement à Argent, je dormais sans nuisette. J'enfilai donc une robe de chambre légère, qui laissait voir chacune de mes courbes. Évitant les soldats qui montaient la garde, je me rendis jusqu'à la chambre de Cormac. J'ouvris silencieusement la porte et me faufilai dans la pièce. Avait-il couché avec d'autres femmes depuis nos ébats ? J'en avais terriblement peur... 


Après une bonne minute à être complètement figée, je me rendis jusqu'au lit de mon promis, qui dormait à poings fermés. Je grimpai contre son matelas, avant d'aller me blottir dans son dos. Il avait le sommeil léger, donc je l'entendis gémir de fatigue. 


- Tu me manques, lui soufflais-je avant d'embrasser sa nuque. 


Lorsque j'étais seule avec lui, le tutoiement avait pris le dessus. Cependant, lorsqu'il y avait d'autre monde dans les parages, c'était les convenances et le vouvoiement. Je détestais cela. Comment avais-je pu vivre dans tout cela et m'y sentir à ma place, alors que ce n'était pas moi? 


Lentement, Cormac se retourna vers moi, ouvrant un oeil fatigué. Je lui souris amoureusement, avant d'aller voler un baiser contre ses lèvres. Comme à son habitude, il se recula instantanément. Ça en était trop. Je fronçai les sourcils, me redressant en position assise. 


- Si tu ne veux pas de moi, dis le ! lui dis-je d'un ton dur. 


Il poussa un profond soupir, qui me découragea. Mais que voulait-il de plus que mon attention ? Je ne comprenais vraiment pas, et tout cela commençait à me peser. Les larmes commencèrent à rouler le long de mes joues. 


- Je t'aime, mais toi tu t'en fiches ! dis-je avant d'éclater en sanglots.


J'écarquillai les yeux, me rappelant ses paroles avant de tomber endormie. Il voulait que je l'aime. Il me l'avait demandé, et réclamé à plusieurs reprises. À ce moment, je ne l'aimais pas, je ne le connaissais pas. Je grimpai brusquement à califourchon contre son torse, plantant un regard sévère dans le sien. 


- Je t'aime, Cormac de Fal, lui soufflais-je alors.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cormac

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 14/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Dim 4 Fév - 15:43

Deux mois avaient passé depuis notre seule et unique nuit d'amour. Je ne pouvais m'enlever le souvenir de ses gémissements et de ses lèvres de la tête. Je l'aimais, plus que tout. Mais selon la tradition Faloise, je ne devais pas voir ma future épouse avant mon mariage, qui était la semaine prochaine. Je devais me retenir de la voir, de la toucher et de lui parler, pour qu'à la nuit de noce, nous passions cette dernière à nous toucher, nous parler et nous voir.


Il nous arrivaient à Annielle et moi, de nous voir en cachette dans les jardins, nous passions de bons moments à discuter et rire. J'avais trouvé en elle, une bonne confidente, une femme extrêmement intelligente et surtout drôle. Par contre, je me refusais de la toucher, de peur de la prendre de nouveau. J'avais incroyablement de respect pour nos traditions. Annielle était nouvelle dans tout cela et parfois, essayait de m'embrasser. Je me dégageais rapidement et ma promise retournait à sa chambre hors d'elle.


Je ne l'avais point vue aujourd'hui, elle me manquait plus que les autres jours. Ma mère avait donc mis un somnifère dans mon vin, pour que je puisse dormir. C'était sa première attention envers moi depuis un bail. Je dormais donc à poings fermés dans mon grand lit. Je n'entendis pas la porte s'ouvrir et les petits pas d'Annielle. Mais je sentis qu'elle grimpait dans mon lit et se collait dans mon dos. Ayant le sommeil extrêmement léger, je poussai un gémissement de fatigue.


- Tu me manques, murmura ma future épouse, à mon oreille.


Ses lèvres se pressèrent contre ma nuque. Non. Je me retournai vers ma promise et ouvris un oeil. J'étais fatigué de ce manège. Je vis son petit sourire amoureux, mon coeur fondit un brin, mais lorsqu'elle m'embrassa sur les lèvres, je me reculai une fois de plus. Ce qui froissa Annielle, qui me lança un regard noir et se releva.


- Si tu ne veux pas de moi, dis-le! s'exclama-t-elle.


Je poussai un soupir, je croyais que l'on avait passé le stade où elle me faisait une crise d'enfant gâté. Il fallait croire que non. Elle se devait de respecter les traditions, sinon le peuple ne la reconnaîtrait pas comme Reine. Mon coeur se serra lorsque des larmes se mirent à couler sur son visage parfait.


- Je t'aime, mais toi tu t'en fiches! me cracha-t-elle, avant de se mettre à sangloter.


J'allais pousser un autre soupir, mais me repris en la voyant ouvrir les yeux bien grands. Faisait-elle une attaque quelconque? À ma grande surprise, Annielle grimpa à califourchon sur moi et planta son regard noir dans le mien.


- Je t'aime, Cormac de Fal, murmura ma princesse.


Je me relevai en position assise et posai un bisous sur ses lèvres. Mais lorsqu'elle voulu plus, je me dégageai une fois de plus. Je ne pouvais pas, j'avais incroyablement envie d'elle, mais je ne pouvais pas céder à mes envies.


- Je t'aime, Annielle de Fal, répondis-je tout bas. Mais nous nous devons de respecter ces traditions. Une fois que nous régnerons, nous les enlèverons. Je te le promets. Je t'aime plus que tu ne le pense.


Je caressai son visage du revers de la main, avant de replacer une mèche derrière son oreille. Mon regard regard glissa sur son corps et vis qu'elle ne portait qu'une simple robe de chambre presque transparente et laissant voir chacune de ses magnifiques courbes.


- Tu n'as pas idée comment c'est difficile de ne pas t'arracher cette robe de chambre et te faire l'amour, soufflai-je. Mais je te promets une nuit de rêve, suite à notre mariage.


Je l'attirai vers moi, pour l'embrassai amoureusement, la serrant contre moi avec passion.


- Dors avec moi, lui demandai-je.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Annielle

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Dim 15 Avr - 17:37

Si seulement ce mariage pouvait avoir lieu le plus rapidement possible ! Je n'en pouvais plus de toutes ces convenances ! Si ce n'était que de moi, je retournerais à Argent. Avec Cormac. Mon frère, nouvellement roi, nous laisserait faire ce que nous voulions. Après tout, il couchait avec des hommes. Mais mon promis ne laisserait jamais son royaume. Après tout, il était le premier en file pour le trône. Mais moi, ça ne m'intéressait plus d'être reine. Avant, je me fichais éperdument de l'amour, je ne voulais que le pouvoir. Tout cela avait changé avec Cormac dans ma vie. Et sa mère ne m'aimait pas vraiment. Elle faisait absolument tout pour repousser le mariage et provoquer des chicanes entre son fils et moi. J'avais beau avoir des bonnes manières et être excessivement polie, ça ne changeait rien à sa façon de me voir. 


- Je t'aime, Annielle de Fal, me dit mon futur époux, me sortant de mes pensées. Mais nous nous devons de respecter ces traditions. Une fois que nous régnerons, nous les enlèveront. Je te le promets. Je t'aime plus que tu ne le penses. 


J'avais tellement envie de le croire. Croire qu'il m'aimait. Je voulais croire qu'il m'aimait tellement, qu'il accepterait de venir à Argent avec moi. Nous n'avions pas besoin d'un trône. Mes larmes cessèrent de couler lorsque sa main caressa ma joue de son revers avec tendresse. Il était difficile de croire qu'un homme aussi imposant puisse être aussi doux. 


- Tu n'as pas idée comment c'est difficile de ne pas t'arracher cette robe de chambre et te faire l'amour, me murmura-t-il. Mais je te promets une nuit de rêve, suite à notre mariage. 


Ses lèvres s'emparèrent alors des miennes, et je tentai de prolonger le baiser le plus longuement possible. Pourquoi ne se fichait-il pas de traditions ? J'étais pratiquement certaine que la reine les avait inventées pour me faire chier. Je la voyais sourire de satisfaction lorsque son fils me repoussait.


- Dors avec moi, demanda soudainement Cormac. 


Je lui arrachai un long baiser en guise de réponse, puis je me couchai à ses côtés. Je me blottis contre son flanc, glissant ma petite main le long de son pectoral. Il était tellement masculin. J'avais de la misère à me tenir à ses côtés sans que mon intimité ne s'humidifie. 


- Pars avec moi, lui soufflais-je alors. 


Son visage se tourna alors vers le mien, ses yeux étant remplis de questions. Je grimpai à nouveau à califourchon sur ses cuisses, traçant ses abdominaux de mes doigts fins. 


- Ta mère ne veut pas que je monte sur le trône. Tu ne t'en rends peut-être pas contre, mais elle cherche constamment des façons de m'attaquer, soupirais-je alors. 


Je le vis hausser un sourcil. Visiblement, il ne me croyait pas. Je me mordis la lèvre inférieure, pas vraiment prête à lui avouer la véritable raison pourquoi je voulais quitter.  Son regard était insistant. Je me levai brusquement, me rendant sur le petit balcon. L'air frais de la nuit me faisait frissonner, mais je n'en avais rien à foutre. Je sentis alors le torse de mon fiancé contre mon dos, ses mains frictionnant mes épaules avec tendresse. 


- Je suis enceinte, murmurais-je tellement bas, que j'avais peur qu'il ne m'ait pas entendu. 


J'étais enceinte de deux mois, une semaine avant mon mariage, et le père n'était probablement pas le prince, puisqu'il n'avait jamais éjaculé en moi pendant notre baise. J'étais un enfant royal hors mariage, et voilà que je produisais exactement la même chose. Et je me doutais que sa mère était au courant. Elle cherchait à me chasser du royaume pour éviter une honte à sa famille. En effet, une servante qui me mettait mon corset un matin m'avait fait le commentaire. J'avais ri en lui disant simplement que j'avais engraissé depuis mon arrivée tellement la nourriture à Fal était excellente. Elle n'en avait jamais reparlé, mais j'avais mes doutes quant au fait qu'elle était allée en parler à la reine Sofia. 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cormac

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 14/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Lun 23 Avr - 0:45

Il était vrai que ma mère n'avait pas d'aussi tendres sentiments que moi pour Annielle. Nombre de fois, que je l'avais croisée chuchoter avec ses conseillers, pour essayer d'annuler notre mariage. Voyant que son comportement était indigne d'une Reine, surtout que si j'étais promis c'était sa faute. Je lui avais éclaté une de ces horribles crises de colère, lui intimant de ne plus intervenir dans les affaires de mon mariage, car il serait facile pour moi de prendre la couronne. Cela avait qu'elle m'évitait dans les corridors.



Les lèvres de mon amante et future femme caressèrent les miennes, avant qu'elle ne s'étende à côté de moi. Annielle se pressa contre moi et passa sa petite main contre mon pectoral. Cela failli me tirer un sourire, car je savais qu'elle recherchait à faire que mon désir pour elle me fasse oublier mes obligations.



- Pars avec moi, murmura ma princesse.



Je me retournai vers elle, ne comprenant pas ce qu'elle racontait. Ma future épouse grimpa contre mon bas ventre, à califourchon, le bout de ses doigts dessinant les muscles de mes abdominaux me donnant de petits chocs électriques de désir.



- Ta mère ne veut pas que je monte sur le trône. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais elle cherche constamment des façons de m'attaquer, grommela Annielle.



Je haussai un sourcil, j'avais pourtant intimé à ma tendre mère de cesser son chichi par rapport à Annielle. Je la vis mordre sa lèvre inférieure, ma fiancée ne me disait pas tout. Je n'aimais pas être dans l'ignorance d'un secret. Je continuais de la fixer, en tentant de comprendre son étrange comportement. Annielle se leva rapidement et se sauva sur le balcon. Je me levai à sa suite et la vis frissonner, je me pointai derrière elle, la collant de mon torse. Mes mains se posèrent sur ses épaules et les frictionnai avec amour.



- Je suis enceinte, souffla-t-elle, si bas, que je crus que c'était le vent qui soufflait.



La nouvelle me frappa telle un bon coup de poing dans l'estomac. Pourtant, je n'avais jamais... Nos rapports s'étaient toujours arrêté avant le moment fatidique... M'avait-elle trompé? Est-ce que la semence que je lui avais retiré suite à son viol, est-ce que l'un de ces spermatozoïdes avaient atteint un ovule? Peut m'importe, j'allais aimer cet enfant comme si il était le mien, je me déclarerais père de cet enfant et en ferait mon héritier. Je retournai mon âme soeur vers moi et l'embrassai tendrement, avant de repousser une mèche derrière son oreille. Je posai une main douce contre sa joue et l'autre contre sa hanche.



- Peut importe si cet enfant est mien ou pas, je serai son père et il sera mon enfant, dis-je, sérieusement. Et toi, sa mère, tu seras ma femme, ma Reine. Nous régnerons sur Fal, peut importe ce que ma vieille mère peut essayer de faire, le peuple est derrière nous.



Je serrai mon amante contre mon coeur, posant un doux baiser sur le dessus de sa tête. Je la pris dans mes bras en princesse et la rammenant au lit, la posant délicatement sous les draps. Je m'agenouillai à côté du lit et lui pris la main. Mon autre main caressait sa joue de son revers.



- Ne t'inquiète point pour ma mère, lui soufflai-je. Et selon nos traditions, ajoutai-je. Je t'épouserai d'ici cinq jours et le ferai devant tout Enkidiev, pour que l'on voit tout l'amour que j'ai pour toi.



Je posai mes lèvres sur les siennes dans un langoureux baiser, mes mains remontèrent sa robe de nuit, alors que mes lèvres voyageaient vers sa gorge. Je posai un petit baiser sur son petit ventre rebondi, puis fis glisser mes lèvres contre son bas ventre, pour les faire glisser sur sa cuisse et l'intérieur de cette dernière. Je me levai et grimpai dans le lit, entre les jambes dénudées de ma future femme. Je posai un autre doux baiser sur son aine et laissai mon souffle chaud effleurer son petit bouton de chair. Je posai mes lèvres contre son intimité et laissai le bout de ma langue glisser doucement contre son petit bouton de chair. L'une de mes mains se glissa dans la sienne, alors que l'autre remonta sous sa robe de nuit, pour caresser un de ses seins. Je pinçai doucement son mamelon entre mon pouce et mon index.



- Essaie de ne pas faire de bruit, murmurai-je à Annielle, qui venait de pousser un gémissement.



Mon regard moqueur croisa le sien et son visage rougi de plaisir. Je me sentais déjà bien dur, mais ne la prendrais qu'après qu'elle ne me le demande.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Annielle

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 17/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Dim 12 Aoû - 18:38

Bien malgré moi, en prononçant ces mots, j'avais baissé la tête, honteuse. Je n'avais absolument aucune idée de qui était cet enfant. C'était réellement comme si quelqu'un cherchait à me nuire, et sans pouvoir, je ne pouvais pas jouer la même partie. C'était frustrant, réellement. J'avais envie de me venger, de montrer au peuple de Fal que ma réputation de princesse cruelle n'était pas seulement une rumeur, mais avec un petit être grandissant en moi, j'avais peur. J'avais toujours cru que je serais une mère froide, comme la mienne l'avait été avec moi, mais je comprenais que jamais je ne pourrais être ainsi. 




Cormac me retourna vers lui, pour poser ses lèvres contre les miennes. Il ne semblait pas fâché, bien que je pouvais ressentir sa surprise dans toutes les fibres de son corps. Il aurait probablement remarqué ma grossesse le jour où mon ventre l'aurait empêché de m'embrasser avec facilité. Ses mains se posaient sur moi avec douceur. C'était bien la seule personne qui était douce à mon égard dans ce pays. 




« Peu importe si cet enfant est mien ou pas, je serai son père et il sera mon enfant, assura alors mon fiancé. Et toi, sa mère, tu seras ma femme, ma reine. Nous régnerons sur Fal, peu importe ce que ma vieille mère peut essayer de faire, le peuple est derrière nous. »




Je forçai un sourire. N'y avait-il pas un moyen de savoir cet enfant était de qui? Ayant été élevée à ne pas afficher mes émotions, je tentais de taire les tremblements qui voulaient s'emparer de mon corps. Cormac me souleva alors, afin de me ramener à son lit. Mes yeux se plongèrent dans son regard acier. Il semblait bourru, mais je savais qu'il serait le plus doux de tous les maris. 




« Ne t'inquiète point pour ma mère, me murmura mon prince. Et selon nos traditions, je t'épouserai d'ici cinq jours et le ferai devant tout Enkidiev, pour que l'on voit tout l'amour que j'ai pour toi. »




Je hochai doucement la tête de haut en bas, alors qu'il s'emparait de ma bouche avec passion. J'avais peur. Terriblement peur. Mais je ne savais pas comment le montrer. Si ma mère était là, elle me trouverait complètement ridicule. J'avais passé ma vie entière à étudier des choses que je n'étais même pas capable d'appliquer. Mon futur mari entama alors des préliminaires, à ma plus grande surprise, et je ne pus empêcher un gémissement. 




« Essaie de ne pas faire de bruit, chuchota Cormac, moqueur. »




Je secouai négativement la tête, avant de l'arrêter. Je me relevai rapidement en position assise, avant de ramener mes genoux contre ma poitrine. Je cachai mon visage entre mes bras, tentant de retenir mes larmes. Dans ma vie, jamais je n'avais eu peur. Jamais. Du moins, c'était jusqu'à ce que Parandar décide qu'un petit être allait grandir dans mon ventre, pour ensuite naître. J'avais une confiance totale en Cormac, mais même lui ne pouvait pas tout empêcher. Si sa mère décidait qu'elle me pendait à la porte de son château pour adultère, elle le ferait. 




« Utilise ta magie, murmurais-je contre mon genou. Je sais que tu peux savoir il est de qui... »




J'avais tenté de ne pas paraître pleurnicharde dans mes propos. Mais je n'en pouvais plus. De prétendre de ne rien ressentir. Je passais mes journées à faire cela. À Argent, c'était beaucoup plus facile. C'était mon environnement. Ici, tout m'était inconnu. Et mes dames de compagnie étaient encore plus fausses que moi. J'étais crainte et détestée sur tout le continent, et c'était de la faute de ma mère. 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cormac

avatar

Messages : 7
Date d'inscription : 14/04/2016

MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   Hier à 0:35

J'avais fondu, j'étais prêt à lui donner ce qu'elle voulait, mais je sentis son opposition. Je comprenais sa peur de ne pas être parfaite pour moi et ma mère n'aidait pas. Mais ma mère n'était pas La Reine, mais une régente. J'étais le futur Roi et comme Filipp de Rubis, je pouvais facilement prendre la couronne des mains de ma mère. Sofia ne m'effrayait pas, elle n'était même pas native de Fal, donc n'avait aucun droit au trône.


Les mains de ma future épouse m'empêchèrent de reprendre mes préliminaires. Brusquement, Annielle se releva et ramena ses genoux contre sa poitrine, elle y cacha son joli visage. Je la sondai tout doucement et compris qu'elle était effrayée. Mon coeur se serra,  je ne savais quoi lui dire autre que je serais là pour elle et que je l'aimais déjà.


- Utilise ta magie, ordonna-t-elle, tout bas. Je sais que tu peux savoir, il est de qui...


Je compris que ma belle se sentait seule, mais pourtant, elle avait une magnifique Dame de Compagnie, en la personne de l'ex Chevalier Ophélia. Cette dernière étant une fée était plus sensible que les humains aux besoins de ces derniers. Je relevai la tête de ma belle vers mon visage et y plantai un regard plus que sérieux.


- Je me fous de qui est son géniteur, Annielle, je suis le père de cet enfant, point barre, dis-je. Rien, ni personne ne viendra en faire autre. Et si ma mère te fait des menaces, c'est elle qui sera pendue aux portes du palais.


Sur ces mots, j'attirai ma future femme contre moi et la serrai fortement dans mes bras musclés. Personne ne viendrait nous chercher des noises. Je fis tout de même ce qu'elle me disait, après avoir accoté son dos contre mon torse. Je posai mes mains contre son petit ventre et les illuminai de blanc. Je commençai à sonder le petit être, bien rapidement, je compris que l'enfant était celui de l'agresseur.


- C'est la mienne, dis-je, en souriant.


Je venais de retourner Annielle vers moi. Mon regard brillait de joie, même si je savais que le géniteur n'était pas. Je posai un doux baiser sur les lèvres de mon amante.


- Rien ne pourra gâcher notre vie de famille, soufflai-je. C'est une fille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Arrivée désastreuse (reprise)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Arrivée désastreuse (reprise)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Arrivée de Houille
» La Reine est arrivée. Prosternez-vous. (Dante)
» Henriette d'Angleterre . Madame est arrivée
» Chapitre ll : L'Installation (suite de l'arrivée de C.) [PV: Siparti]
» Zorro est arrivée... sans se presser.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chevaliers d'Émeraude :: Enkidiev :: Royaume de Fal-
Sauter vers: