Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Don de soi (Libre)

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Nella

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MessageSujet: Don de soi (Libre)   Ven 9 Juin - 23:06

Les yeux grand ouverts. Dans mon lit. Dans ma propre chambre. Je n'avais pas dormi avec mon nouveau partenaire, de peur de déplaire aux autres autour de nous. Après tout, notre union n'était pas encore officialisée. Théoriquement, nous étions fiancés, le roi avait approuvé notre union, mais rien n'avait été organisé. En fait, je trouvais même Alaric distant depuis quelques moments. D'ailleurs, il me fermait sans cesse son esprit. J'avais bien l'impression qu'il se tramait quelque chose dans mon dos, mais j'agissais comme si je n'étais pas vraiment au courant. Ou plutôt, comme si je me doutais de rien. Lentement, je me relevai, afin d'enfiler ma tunique verte et mes pantalons bruns. Je mis mes bottes de cuir les plus souples, mais ne pris aucune arme. Aujourd'hui, j'allais aller faire ma petite tournée dans les villages émériens afin d'offrir mes soins aux malades et aux blessés. Parfois même, je donnais un coup de main magique aux champs, afin que les récoltes soient plus productives. 


Soudainement, je fus prise d'un terrible vertige. Je courus jusqu'à la fenêtre afin de me vider de ma bile. Heureusement, sous ma fenêtre se trouvait l'évacuation des eaux. Je me laissai tomber contre le mur de pierres de ma chambre, glissant mes mains contre mon front, et ensuite dans ma longue chevelure. J'avais quelques difficultés depuis plusieurs jours. J'étais toujours malade. Et ma propre magie ne suffisait en rien à me guérir. Et comme je me plaignais que très rarement, je ne l'avais dit à personne. Et je me faisais si discrète, que personne ne ressentait mes malaises. Je me relevai difficilement, lorsque j'entendis trois petits coups à ma porte. Sentant la présence de Viorica, je lui dis télépathiquement d'entrer, ce qu'elle fit. Je sentais qu'elle était inquiète. Comme si c'était naturel, elle marcha vers moi et se saisit de mon sein. Elle posa ensuite sa main contre mon petit ventre, et releva son regard pers sur le mien avec un petit sourire en coin.


- Je le sais, soufflais-je. Mais je ne veux pas qu'on m'empêche de combattre pour ça. Tu veux venir dans les villages avec moi? demandais-je afin de changer de sujet.


Oui. J'étais malade. Et oui, c'était parce que j'étais enceinte. Petit détail que j'avais oublié d'omettre. Et la raison pourquoi personne ne le savait, était que je camouflais ma propre énergie. Et Viorica étant ma voisine de chambre et beaucoup plus sensible à ces énergies. Ou alors, elle l'avait vu dans l'une de ses projections. Et j'avais changé de sujet, car je savais que ses pouvoirs de guérison étaient très puissants et qu'elle aimait bien venir en aide aux villageois comme moi. Elle hocha positivement la tête, et je lui tendis la main.
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Viorica

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Sam 10 Juin - 22:26

Les nuits était de plus en plus longue et froide. Mon écuyère s'était rapidement endormie après une longue journée d'entrainement. J'étais réputé pour ma grande force de combat et j'en exigeais autant de mes écuyers, quant à moi, j'avais bien trop d'énergie pour dormir. 


J'avais passer une bonne partie de la nuit à observé les étoiles adosser au mur de la fenêtre. Ma voisine de chambre, Nella tentait tant bien que mal de nous cacher ses pensée, mais la nuit, ces barrières mentales faiblissaient. J'en savais un peu trop et je savais bien que sa lui déplairais un peu lorsque ceci serais plus... décisif. 


Je m'endormie finalement aux petites heures de la nuit avant de me relever aux aurores. Je sortie en douceur de ma chambre afin d'aller me chercher quelques croissants aux cuisines. À mon retour, j'entendis des régurgitent de la part de ma voisine. Je m'avançai instinctivement à sa porte cognant trois petit coup rapide sur cette dernière. Bella me dis alors dans mon esprit d'entrer, ce que je fis avec grand palis je m'avançai vers elle, le regard inquiet. 


Rapidement, j'empoignai un de ses seins, il semblait, changer, comme je le craignais, ma main quitta sa poitrine pour se poser sur son ventres. Une vague d'énergie circula alors dans toute ma main. Je posai mon regard dans le sien, souriant doucement.


— Je le sais, souffla-t-elle tristement. Mais je ne veux pas qu'on m'empêche de combattre pour ça. 


Je savais bien que Nella voudrais combattre peut importe la situation, après tout, nous avions tous vus la force de caractère qu'elle avait lorsque Annabelle avait disparue. 


— Tu veux venir dans les villages avec moi ?


J'hochai de la tête alors que Nella me tendait sa main dans laquelle je posai un croissant. Nous nous dirrigeâmes ensuite vers les écuries afin de sceller nos chevaux. 


— Mange, lui ordonnais-je. Je vais sceller les chevaux, lui dis-je d'un sourire rassurant. 


Je ne savais pas trop comment aborder la question de si son homme était au courant pour sa progéniture, ni même ma proposition...


J'aidai Nella à monter sur son cheval avant de monter sur le mien. 

— Tu en as parler à Alaric, me risquais-je alors que les cheveux quittait la petite bâtisse. Si tu n'es pas prête, je vais prendre la responsabilité de vous protégé vous deux dans d'éventuelle combat si quelques choses arrivait, lui offrais-je. 

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Jessamine

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Ven 23 Juin - 19:44

La matinée avait été complétement ennuyeuse, je l'avais passé dans les serres à attaquer le nouveau mannequin de bois, puisqu'Arya avait volé l'ancien. Épuisée, je m'étais ensuite rendue aux bains, sachant qu'à cette heure avancée de la journée, ils seraient déserts. Personne ne traînait avec moi et je ne voulais pas que ça change.


Je finis par sortir des bains, un peu engourdie, parce que j'y étais resté trop longtemps. L'eau chaude avait rendu tous mes muscles mou. Simplement vêtue d'une tunique verte, je me dirigeai vers l'aile des Chevaliers, espérant ne croiser personne, puisque je n'avais pas le moral pour parler. L'homme que j'aimais était marié à une femme mille fois plus belle que moi et lui avait fait un enfant. Je finis par arriver à ma chambre et m'effondrai dans mon lit.


Au beau milieu de la nuit, je fus réveillée par des bruits venant de la chambre voisine. Nella. Je poussai un soupir, puisque depuis quelques jours, la jeune chevalière se levait pendant la nuit et tentait de cacher ses pensées à toute l'armée. Je pouvais l'entendre rendre son souper et pleurnicher silencieusement, mais jamais je me levais pour aller la voir, puisque je ne saurais jamais quoi lui dire.


Puis l'aube arriva, plus qu'énervée, je posai mon oreiller contre ma tête, afin d'étouffer le bruit. Je pouvais ressentir l'urgence de Nella et la présence appaisante de Viorica dans la chambre de la première. Je fermai les yeux et bloquai mon esprit, je n'aimais sentir deux femmes ensembles, puisqu'une semblait toujours rassurer l'autre. Et personne n'était venue me voir après l'arrivée de la femme de Nathan à Émeraude. Et pourtant, j'avais pleuré pendant des jours entiers. Je finis par laisser, de nouveau le sommeil me gagner, mais pas avant d'avoir versé quelques larmes de jalousie.


Je finis par me réveiller quelques minutes plus tard, un court sommeil, j'étendis mes sens magique ne sentant plus la présence de mes deux soeurs d'armes. Je finis par les trouver à l'écurie. Elles allaient dans les villages. Je m'habillai en vitesse et descendis vers l'écurie, autant que je pouvais me foutre de Nella que je voulais savoir ce qui se tramait. Comme j'arrivais dans l'entrée de l'écurie, je vis Nella sur sa jument et Viorica sur sa monture. Cette dernière lui disait qu'elle était prête à protéger ma consoeur sur le champ de bataille, si elle n'avait pas parlé à Alaric. Je fis un examen sur corps de la jeune femme et compris immédiatement de ce que Vio parlait.


- T'es enceinte, lâchai-je en pointant le petit ventre de Nella.


Un jeune palefrenier m'ayant vue arrivé avait sceller mon cheval gris et je grimpai en scelle près de mes soeurs. Je m'approchai lentement de ma jeune soeur d'arme et posai un main douce sur son ventre. Je poussai mon examen sur le petit foetus, je levai un regard rassurant, enfin que je voulais rassurant... Et tentai un petit sourire gêné.


- Ton enfant resplendit déjà de santé, dis-je, tout bas. Mais toi, tu ne vas pas bien. Fais ce que Viorica te dit, mange.


Je lui insufflai une bonne dose de mon énergie, avant de lui donner une petite vague d'apaisement. Je me retournai, un moment le regard triste. Je retombai dans mes souvenirs, à l'aube de mes dix-huit ans, lorsque lors d'une soirée de beuverie, Nathan et moi avions couchés ensemble. Et quelques mois après, je tombai enceinte et finis par perdre mon enfant. Je secouai la tête et mis ma monture en marche, je me retournai vers elles et leur fis signe de me suivre.


- Ton amant le sait, Nella et c'est pour ça qu'il planifie de t'épouser.



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Nella

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Sam 24 Juin - 13:44

J'avais totalement échoué dans ma mission. Je n'avais pas pu cacher l'énergie du petit être qui grandissait en moi à mes frères et soeurs d'armes. Viorica s'en était rendue compte. Et qui d'autre? Je poussai un soupir. J'avais tellement peur... Alaric n'avait jamais eu d'enfant avec Annabelle, et je me disais qu'il devait y avoir une raison. Il n'en voulait sans doute pas. Et puis... Il était tellement différent depuis cette guerre. Oui, nous avions fait l'amour et avions eu nos moments d'intimité, mais je sentais que sa tête se tournait vers son ex-femme. Même si mon maître était rendue du côté ennemi, je savais que mon amant pensait à elle. Évidemment, elle n'était pas morte. Je savais qu'il était pris de nostalgie et qu'il s'ennuyait d'elle. J'avais peur d'être maintenant devenue celle qu'il prenait par dépit. 



Ma soeur d'armes hocha positivement la tête, avant de déposer un croissant au creux de ma main. La simple vue de cette nourriture me donnait envie de vomir, mais je voulais tout de même tenter un effort. 


- Mange, me souffla-t-elle d'un ton autoritaire. Je vais sceller les chevaux. 


Je me mordis la lèvre inférieure, avant de suivre mon amie jusqu'aux écuries. Je pris une petite bouchée de la viennoiserie, regardant Vi sceller Oïka, ma jument. Elle m'aida alors à grimper en scelle. J'en étais capable seule, même si je n'en avais pas véritablement la force. Ça faisait un moment que je n'avais pas dormi. Mon énergie commençait à défaillir, bien malgré moi. 


- Tu en as parlé à Alaric? me demanda mon aînée d'une voix hésitante. Si tu n'es pas prête, je vais prendre la responsabilité de vous protéger vous deux dans d'éventuels combats, si quelque chose arrivait. 


Je poussai un soupir, mais je hochai tout de même la tête. Je n'étais pas du tout prête à en parler à Alaric, car j'avais terriblement peur qu'il ne veule pas de cet enfant. Et moi, sans savoir pourquoi, je tenais à tout prix à le garder. Je savais bien que je n'étais pas du tout prête à être mère. Mais je savais également que mes frères et soeurs d'armes m'aideraient et me soutiendraient. 


- T'es enceinte, laissa tomber Jessamine alors qu'elle arrivait sur place.


Je vis qu'elle pointait mon petit ventre. Étant mon autre voisine de chambre, elle m'avait probablement elle aussi entendu vomir. Je lui fis un petit sourire d'excuses, alors qu'elle grimpait à son tour en scelle. Avais-je invité tout le monde à venir dans les villages avec nous sans m'en rendre compte? Mais bon, je ne dis rien, pour une fois qu'elle semblait d'humeur à parler et à être gentille. Habituellement, elle se dressait contre moi en permanence. Je la soupçonnais d'être quelque peu jalouse de moi, mais je ne voulais pas lui en parler. Après tout, c'était à elle à gérer ses émotions et à comprendre que la jalousie n'avait pas de place dans le coeur d'un chevalier. 


Jessa s'approcha de moi en mettant son cheval au pas, et posa une main étonnamment douce contre mon ventre. Je voyais une toute autre facette de sa personnalité... 


- Ton enfant resplendit déjà de santé, m'annonça-t-elle. Mais toi, tu ne vas pas bien. Fais ce que Viorica te dit, mange. 


Manger manger ! J'aimerais bien manger ! Mais je rends immédiatement tout ce que j'ingère. Comme si mon corps n'acceptait plus la nourriture qui nous était servie. Je devais trouver autre chose à manger. D'ailleurs, c'était une des raisons pourquoi je me rendais dans les villages aujourd'hui. Oui, j'allais offrir mon aide aux villageois, mais je souhaitais également trouver les vieilles femmes afin qu'elles m'aident. Bien souvent, elles avaient leurs propres remèdes qui aidaient grandement les femmes enceintes. D'ailleurs, elles mettaient très souvent les enfants au monde. Les sages femmes... 


- Ton amant le sait, Nella et c'est pour ça qu'il planifie de t'épouser, ajouta alors Jessamine en traversant le pont-levis. 


Je haussai un sourcil, avant de mettre mon cheval au trot et la suivre. Viorica fit de même. Alaric planifiait bien des choses, mais me marier n'en faisait pas partie. Il était trop distant avec moi ces derniers temps, et d'ailleurs, sa rencontre avec Annabelle prouvait qu'il était toujours un homme marié. Même si elle ne se battait pas du bon côté, leurs voeux avaient été prononcés. Pour l'instant, je n'espérais rien de mon amant, même si je l'aimais de tout mon coeur et que je souhaitais que ce soit réciproque. Jessa ne faisait que répandre de fausses rumeurs. 


Après quelques minutes de route, je terminai mon croissant. Déjà, j'avais des hauts-le-coeur, mais je tentais de ne pas le montrer à mes soeurs. 


- On arrête au premier village, ou alors on va plus loin ? demandais-je afin d'éloigner le sujet central de moi.

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Viorica

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Dim 9 Juil - 13:15

— T'es enceinte, hurla alors cette peste de Jessamine qui venait de s'introduire d'ans l'écurie. 


Ce que je détestais cette fille, tout chez elle était désagréable. Tout le manque de respect dont elle faisait preuve envers ses frères et soeurs d'armes me dédaignait. J'avais d'ailleurs répété mainte et mainte fois à Nathan qu'elle n'avais rien d'une chevalière, mais comme la seule envie qu'elle avait en tête à l'époque était de passer une nuit dans les bras de notre chef, disons qu'elle l'avait flatté dans le sens du poils. 


Elle se dépêcha de s'installer sur sa monture, afin de s'imposer... comme elle adorait le faire pour nous dénigrer et nous jouer dans le dos dès qu'on avais le dos tourner. 


Elle s'approcha de Nella, posant sa main sur le ventre. Je posai ma main sur le manche de mon épée, prête à trancher la main de cette vipère si elle tentais quoique ce soit ou avait des propos déplacer à l'égard de la jeune chevalière. 


— Ton enfant resplendit déjà de santé, dit-elle tentant d'être gentille. Mais toi, tu ne vas pas bien. Fais ce que Viorica te dis, mange. 


Je regardais l'ex écuyère d'Alaric d'un oeil mauvais, j'étais méfiante envers cette fille et ne croyais pas qu'elle pouvait être doter d'un quelconque bon fond. 


Je la détestais du plus haut point, elle et son visage à deux faces, elle ne m'inspirait rien de bon. 


— Ton amant le sait, Nella, dit-elle alors. Et c'est pour ça qu'il planifie de t'épouser, ajouta-t-elle alors que nous passions le pont levis toujours avec cette peste. 


Bon et puis quoi encore, après Nathan cette garce voulait une nuit avec Alaric. Alaric n'était pas l'amant de Nella, mais bien son fiancé et le fait que cette peste n'emploie pas le bon terme me titillait. 


Nous avançâmes silencieusement quelques minutes, ou le feu bouillonnant de haine en moi ne faisait qu'augmenter. 


— On arrête au premier village, ou alors on va plus loin, demanda Nella. 


Jessamine fit mine de vouloir répondre mais je la coupait avant qu'elle ne puisse le faire. 


— Toi personne ne t'as invité, lui dis-je bêtement d'un regard mauvais. 


Je m'éloignai alors de Jessamine, la laissant à l'arrière.


— Nella, je crois qu'il est mieux de se rendre le plus près de la frontière en premier, lui dis-je paisiblement. Comme ça, en revenant on peu en visiter d'autre, finis-je accompagnée d'un sourire à son égard.

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Jessamine

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Mar 11 Juil - 13:21

Personne ne m'aimait, ça ce n'était pas un secret, la plupart des femmes Chevalières me détestaient parce que j'avais couché avec Nathan. Ce qu'elles ne savaient pas, c'était que j'étais tombé enceinte et avais fini par perdre Zakaël, eh oui, j'avais nommé mon enfant, qui était un garçon. Pendant toute ma grossesse et ma fausse couche, j'avais réussi à tout cacher à mes frères et soeurs.


Nella ne répondit rien, elle haussa un sourcil et mis sa monture au trot. Viorica la suivit, je les suivis. Elle ne me croyait pas, mais Alaric avait été mon maître et je le connaissais mieux que quinconce. Il était le seul à me confier ce genre de chose. Alaric était comme un grand frère pour moi, c'était ce que la plupart des gens ne comprenaient pas.


- On arrête au premier village, ou alors on va plus loin, demanda Nella, tentant de changer de sujet.


- Toi, personne ne t'a invité, cracha cette nouille de Viorica.


Elle lança sa monture devant la mienne et se colla à Nella. Je levai un sourcil, alors qu'elle proposait à Nella de se rendre près de la frontière, pour revenir vers le château. Je fus emplie d'un sentiment d'abandon, je lançai donc ma monture au galop, les dépassant et en tentant de cacher mes larmes. Elles ne me connaissaient pas, elles ne savaient rien. J'arrivai, quelques minutes avant elles, sur la route du premier village et dû arrête mon cheval rapidement. Une femme enceinte s'étaient lancée sur la route devant moi. Je vis que ses jupons étaient tachés de sang.


- Aidez-moi, pleura-t-elle. Je vais le perdre.


Je sautai à terre et aidai la jeune femme à s'asseoir sur le sol, dos à un arbre. « Ne viens pas ici, lançais-je par la pensée à Nella. Pour ton bien. » Je me mis à inspecter la jeune femme, en illuminant mes paumes. Elle souffrait de mal nutrition et était à terme dans sa grossesse. Quelque chose n'allait pas avec l'enfant et je devais le sortir de là. Je sortis une dague de ma ceinture et coupai les jupons de la jeune demoiselle.


- Votre enfant manque d'air, je dois le sortir immédiatement.


Elle hocha la tête, en pleurant, elle avait comprit mon plan. J'allais devoir lui ouvrir le ventre, sortir l'enfant et la guérir par la suite. J'entamai la procédure, alors que j'entendis le galop de deux chevaux au loin. Je sortis le bébé, qui ne respirait pas, mon coeur se mit à paniquer. J'illuminai une paume sur la mère et l'autre sur l'enfant, tentant de les aider tous les deux. Le petit finit par pousser un cri, je le déposai dans les jupons au sol et tentai de me concentrer sur la mère, mes forces me quittaient trop rapidement, je n'aurais pas le temps de finir. « À l'aide, lançais-je faiblement».
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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Ven 14 Juil - 22:14

Je détestais cette tension. Je savais bien que Jessamine n'était pas appréciée de beaucoup de gens, mais je ne croyais pas qu'elle méritait toute cette méfiance à son égard. Évidemment, j'avais entendu les rumeurs comme de quoi elle aurait déjà couché avec Nathan, et que ça avait fait toute une histoire. Mais à ce moment, j'étais encore très jeune. Mais c'était la seule chevalière qui avait réussi à l'approcher, et il fallait dire que ça n'avait pas plus aux autres. Selon plusieurs, comme Alix, un Chef se devait d'être un Chef. Il ne se devait pas de forniquer avec ses chevaliers. On disait que c'était exactement ce qui avait mené à la perte du chevalier Wellan il y avait maintenant cinq cent ans. Cependant, les histoires étaient vieilles, et je savais pertinemment que les conteurs les modifiaient à leur façon afin de les rendre plus intéressantes. Pour ma part, je ne jugeais pas Jessa parce qu'elle avait couché avec Nathan. Je n'avais tout simplement aucune opinion sur elle, puisqu'elle ne m'adressait que très rarement la parole. Elle avait tellement été rejetée par tous qu'elle n'approchait plus les gens. 


- Toi, personne ne t'as invitée, pesta alors Viorica, s'adressant à Jessamine. 


Je poussai un petit soupir, tandis que mon aînée rapprochait son cheval du mien. Je détestais me retrouver au milieu d'un conflit. En ce moment, j'étais de loin la plus jeune, et j'avais l'impression que j'étais la plus mature. Je n'allais tout de même pas dire cela à mes soeurs. 


- Nella, je crois qu'il est mieux de se rendre près de la frontière en premier, entama doucement Viorica. Comme ça, en revenant on peut en visiter d'autres. 


Je hochai doucement la tête de haut en bas, acceptant son offre, puisqu'elle pouvait nous faire voyager facilement avec ses bracelets. C'est alors que des sanglots et des cris attirèrent mon attention. Je tournai ma tête vers la droite, et posai mon regard sur une femme en panique. Ses jupons étaient tâchés de sang, et Jessa n'avait même pas réfléchi qu'elle était déjà au sol, prête à aider la dame. Je descendis de ma monture, afin de la seconder. « Ne viens pas ici, m'avertis alors Jessamine par la pensée. Pour ton bien. » Je haussai un sourcil. J'avais déjà vu du sang. Ça ne m'avait jamais fait peur. Je fis un pas vers elle, mais la main de Vivi contre mon épaule m'en empêcha. Elle semblait du même avis que notre soeur... « À l'aide... me parvint finalement la voix de Jessa dans mon esprit. » Il ne m'en fallut pas plus pour me lancer à ses côtés. Rapidement, je vis un bébé naissant qui respirait à peine, ainsi qu'une femme qui saignait abondamment. Elle avait réussi à sauver l'enfant, mais pas la mère. 


- Viorica, lui dis-je sérieusement. Donne de l'énergie au bébé. 


Je m'affairai alors à refermer la plaie de la jeune femme, qui me regardait. Je sentais son énergie me quitter. Je commençai alors à paniquer, puis je sentis une puissante vague d'énergie m'envahir. J'y reconnus mon amant. Il avait ressenti ma détresse, et tentait de m'aider... La femme reprit soudainement vie, tandis que je me laissait tomber au sol. Viorica emmena le nouveau-né à la mère, tandis que je tentais de reprendre mon souffle. Jessa semblait vidée de son énergie, mais elle allait s'en remettre. Je lui fis un bref sourire.


- Je vous remercie, murmura la femme. 


- Retournez chez vous, lui souris-je. 


Elle hocha doucement la tête de haut en bas, avant de prendre la route. Je me laissai alors tomber contre le dos, laissant les rayons du soleil chauffer mon visage. 


- Une heure de repos les filles, puis on va au village à la frontière ? Vi peut nous y emmener. 


« Tu as bien réagi, dis-je en pensées à Jessamine, pour que seulement elle puisse entendre. »

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Viorica

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Ven 4 Aoû - 12:16

Je regardais le paysage, prête à cogner mes deux bracelets ensemble afin d'ouvrir un portail. À peine un millimètre les séparaient que des cris et pleurs retentissait au loin, me stoppant net dans mes intentions. 


Jessamine se précipitais sur le sol, allant porter secours à une femme au jupon ensanglanter. Oh super, moi qui détestais les enfants allait devoir aider à en mettre un au monde et ce malgré mon dédain pour ces petits être répugnants et criard. Après tout il y avait bien un avantages à n'avoir aucune attirance pour les hommes. 


À peine arriver sur les lieux, qu'un poupon au teint bleuté voyait le jour dans une marre d'hémoglobine. 

— Viorica, dit alors sérieusement Nella. Donne de l'énergie au bébé, termina-t-elle en me mettant l'enfant dans les bras.


Je voulu protester, mais ce n'était pas digne d'un chevalier. Je me contentai d'envoyer un vague d'énergie au poupon qui en profita pour lâcher un cris strident, presque humain, me faisant sursauter. 


Nella tentais tant bien que mal à soigner et revigorer l'énergie de la mère. La nouvelle mère repris alors subitement vie et je profitai de cette occasion pour rapidement me débarrasser de son bébé, lui fourrant dans les bras. 


— Je vous remercie, dit alors difficilement la femme ébahie.


Nella lui offrit alors un sourire compatissant. 


— Rentrez chez vous, lui dit-elle doucement.


Les deux filles étaient vidées de toutes énergies. La femme quitta alors l'endroit où nous nous trouvions et Nella se laissa tomber sur le dos, profitant des rayons de soleil que l'on pouvait trouver en cette clairière. D'un coup de main, je fis disparaitre la marre de sang au sol. Je poussai un long soupir. 


— Une heure de repos les filles, puis on va au village à la frontière. Vi peut nous y emmener, dit alors Nella. 


Je pestais intérieurement contre Jessamine qui restais là à ne rien faire. Oui en raison de mon âge et mon expertise, je retrouvais mes forces plus rapidement que les autres filles. Je marchais en rond, faisant les cents pas. Je m'éloignai doucement vers la forêt où je devînt à cent pour-cent invisible avant de cogner mes deux bracelets ensembles. 


Je me retrouvai rapidement à la frontière émerienne et ce que j'y vu me terrifia. Je rentrai aussi rapidement que mon portail n'avais pas même eu le temps de se refermer. Je rejoignis rapidement les filles qui se préparait à partir m'attendant pour le portail.


— On rentre au château, tout de suite, leur dis-je rapidement et sans laisser place à la moindre opposition. 


Une armée en colère nous attendais au frontière. Constituer de toute races, de tous peuples. La jalousie les avaient rendus aveugles, mais surtout, il avaient tous été enrôler par ceux que nous avions battus de peine et de justesse il y a à peine quelques lunes. 

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Jessamine

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Mar 22 Aoû - 0:47

Bien sûr Nella et Viorica arrivèrent à mon secours. Je ne voulais pas d'elles, je voulais un autre Chevalier. Pourquoi? Parce que je ne voulais pas faire subir cette horrible vision à Nella, parce qu'elle devait essayer de penser qu'une grossesse était magnifique. Parce qu'elle avait la chance d'avoir un homme doux et bon pour s'occuper d'elle.


Mes deux soeurs d'armes arrivèrent et rétablirent la situation. J'avais tout donné pour sauver ce bébé, parce qu'il méritait de vivre, autant que mon fils avait mérité de vivre. Viorica devait déjà m'en vouloir encore plus. Nella renvoya doucement la femme et son enfant chez eux, avant de me faire un petit sourire. Elle s'étendit au sol, afin de laisser le soleil caresser son visage. Je levai les yeux vers notre doyenne, qui bouillait en faisant les cents pas. «Tu as bien réagi, fit la voix de Nella dans mon esprit.»


Je commençais à reprendre un peu mes forces, lorsque le tourbillon de Viorica apparut devant nous. J'aidai Nella à se remettre en scelle. La femme Chevalier semblait effrayée. Je montai sur ma monture, sentant une rage énorme provenant de la frontière.


- On rentre au château, tout de suite, ordonna Viorica.


- Rammène Nella en premier, si le danger est grand, nous devons évacuer les villages, dis-je, d'un ton anormalement paniqué.


Je plongeai un regard implorant sur mon aînée, le temps n'était pas à nous chamailler, je ne voulais pas non plus me ficher de son ordre. Mais si les paysans de notre Royaume étaient en danger, nous devions les éloigner de ce dernier. Je me tournai vers Nella, je savais qu'elle ne voudrait pas retourner seul au château, elle voudrait aider.


- Ou sinon, proposai-je. Nous rentrons et allons chercher plus de renforts.


Personne n'eut le temps de répondre qu'une flèche se ficha dans le tron d'arbre tout près de ma compagne aux bracelets. Je vis entre les arbres, un groupe d'insectes s'approchant de nous.


- Est-il trop tard? demandai-je en tirant mon épée.
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Nella

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Dim 4 Fév - 20:11

Jessamine couchée à mes côtés, je me laissais chauffer le visage, afin de récupérer. Si Alaric savait que j'étais en dehors du château, il me passerait un foutu savon. Mais j'étais enceinte, pas handicapée. J'avais l'intention de me battre pour Enkidiev et de remplir mon devoir de magicienne jusqu'à ce que cet enfant sorte de moi. J'avais prêté serment, j'allais le respecter. Je me fichais bien de l'avis des autres autour de moi. 


Je commençai à me relever, aidée de Jessa, lorsque le tourbillon de Viorica apparut devant nous. Je fronçai les sourcils devant son air apeuré. Je me hissai aussitôt en scelle, attendant les ordres. C'était ainsi que j'avais été formée. Lorsque mon Chef n'était pas là, je n'étais pas celle qui prenait les commandes. J'attendais les ordres, tout simplement. C'était ainsi qu'Annabelle m'avait formée. 


- On rentre au château, tout de suite, lança alors Vi sur un ton sec. 


Je fronçai les sourcils. Peu importe ce qu'elle avait vu à la frontière, nous ne pouvions pas rester ici sans rien faire. Et si elle ne voulait pas m'y emmener, j'irais au galop. J'y serais dans une vingtaine de minutes, au maximum. Je fermai donc mes yeux, cherchant une âme apeurée à la frontière. Je me glissai dans son corps, afin de voir au travers ses yeux. J'avalai de travers, en voyant l'armée d'insectes s'attaquer aux paysans, qui se défendaient du mieux qu'ils le pouvaient avec leurs fourches. Certains tentaient même d'enflammer les insectes avec des mottes de foin. Je réintégrai brusquement mon corps, lorsque ma compagne tirait son épée de son fourreau. Je vis alors le détachement d'insectes près de nous. Mais ils étaient peu nombreux, comparativement à la frontière.


Sans même réfléchir, je mis mon ma jument au galop, me dirigeant vers le village attaqué. Je ne savais pas si mes soeurs me suivaient. Je savais simplement que je devais aller sauver des vies, au péril de la mienne. C'était ma raison de vivre. Je commençais à voir l'ennemi au loin. Je lâchai donc les rennes de ma bête, sachant très bien qu'elle savait quoi faire. Je n'avais qu'à la guider quelque peu avec mes genoux. Je chargeai mes mains d'énergie destructrice, avant de la lancer sur la première rangée d'insectes. Fort heureusement, ils n'avaient pas de carapace, donc ils mourraient assez facilement. Pas besoin de viser le pli du coude. 


- Mettez-vous à l'abri ! criais-je aux paysans. 


Rendue maintenant trop près des insectes, je descendis de mon cheval, qui courut se mettre à l'abri, et je dégainai mon épée, et ma petite dague. J'étais très efficace avec les deux. Je commençai donc à me battre contre les insectes, les assassinant un à un. Je faisais très attention à ne pas en laisser derrière moi, afin de ne pas être encerclée. 


Je me retournai brusquement, laissant ma chevelure voler au vent, afin de tuer l'insecte à ma droite, mais une lame s'enfonça dans son corps, qui s'effondra, laissant place au regard accusateur d'Alaric. N'ayant pas le temps de me quereller avec lui, je me tournai de nouveau, afin de continuer à me battre. Je commençai à entendre plusieurs lames autour de moi. Les autres chevaliers avaient été alertés. 


J'entendis alors une petite fille crier. Je me tournai rapidement, la voyant suivie par un insecte. N'ayant pas le temps de la rattraper avant qu'elle se fasse tuer, je lançai sauvagement ma dague, qui se planta dans la tête molle de l'ennemi. Je me rendis ensuite vers la petite fille, qui devait avoir environ six ans. Je la cueillis dans mes bras, courant vers les paysans, qui étaient à l'abri, protégés par Jessa, qui tuait sans rancoeur les insectes qui osaient s'en prendre à elle. Je déposai la jeune fille à ses côtés, cherchant alors mon amoureux des yeux. Je le vis se battre comme un lion, complètement entouré d'insectes. Je me mis donc à courir dans sa direction, ne pensant ni à ma magie, ni à mon épée. Je sautai sur le dos de l'insecte qui s'apprêtait à embrocher Alaric avec sa lance. Je poussai un cri de rage, me saisissant du petit couteau dans ma botte, et je tranchai sa gorge. 

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Dim 1 Avr - 3:02

Le Roi avait accepté mes nouvelles fiançailles et surtout de dissoudre mon premier mariage. Depuis, j'avais proposé à ma douce de faire chambre à part, pour ne pas déranger les autres. Et surtout, pour que je puisse commencer les préparatifs de mon mariage à la plus belle femme d'Enkidiev. Ayant comme seule confidente Jessamine, puisque cette dernière était la voisine de chambre de Nella et aussi puisque personne ne l'écoutait. J'avais prévu le plus beau mariage et comme la saison chaude tirait à sa fin, il nous faudrait attendre la prochaine, pour nous marier. 



«Nella pars dans les villages, fit la voix dure de Jessa. Je l'accompagne.» Je fus donc réveillé par ma complice. Malgré ses efforts à le cacher, ma fiancée avait remarqué mon isolement et j'avais remarqué qu'elle ne se portait pas aussi bien. Mais ne pouvant l'approcher sans qu'elle découvre le pot-aux-rose, je me fiais aux autres Chevaliers, pour prendre soin d'elle.



Je me levai et laissai mon esprit glisser vers mon amante, sentis sa maladie et que mon enfant était pourtant en santé. Je poussai un soupir, en agrippant une paire de pantalon et un drap que j'enroulai autour de ma taille, avant de me glisser vers les bains. Je trempai longtemps dans l'eau chaude, en gardant mon esprit ancré contre celui de Nella. 



Tout en me laissant masser par les masseurs du spa, je surveillais la femme de ma vie, à distance. Mais lorsque je sentis sa peur, je sautai de la table, mis mon pantalon et fonçai hors de la pièce vers ma chambre. Je revêtis ma tunique et ma cuirasse, laissant un servant boucler ma ceinture d'armes et sortis de ma chambre à la course, pour foncer dans Aden. 



- Nella est en danger, transporte-moi où elle est



Mon frère d'armes croisa ses bracelets et je fonçai dans le maelstrom, sans regarder derrière moi. Je fonçai sur Jessamine, qui tentait de repousser des insectes, protégeant de son corps femmes et enfants. Je me retournai vers la foule d'insectes en dégainant mon épée et ma dague. Tout en tuant ennemis à la douzaine, je repérai la tête de mon amoureuse dans la mêlée, je me frayai un chemin en tuant tout ce qui se trouvait sur mon chemin, personne ne ferait de mal à la femme que j'aimais. Comme j'arrivais à sa droite et qu'un insecte arrivait pour lui arracher les yeux, j'enfonçai ma dague dans sa gorge et mon regard croisa celui de Nella. La seconde plus tard, elle sautait de nouveau dans la mêlée, pour secourir une enfant. Je me retournai vers le bataillon et m'imposai devant, je me mis à trancher têtes, gorges et abdomens. J'étais entouré d'insectes, lorsque j'entendis un cri de rage. Je me retournai pour voir Nella à cheval sur le dos d'un insecte, qui allait me tuer, et lui trancha la gorge. Un sonore cri de guerre résonna et l'armée d'Émeraude fonça à cheval sur les insectes. Je pris mon amante dans mes bras et la transportai vers la maison la plus proche, où tous les innocents du village s'était réfugiés. Jessamine ferma la porte derrière Nell et moi. 



- Pourquoi faut-il que tu te foute dans le trouble, Nella, criai-je, en barricadant la porte. 







Je pris Nella dans mes bras, la serrant tellement fort contre moi. L'idée de la perdre, elle et notre enfant, me rendait malade. Je lui transmis toute mon énergie et ma force, afin de faire chavirer sa condition. Je poussai un soupir, avant de tomber au sol et la dernière chose que je vis, avant que la lumière de mon cocon ne m'entoure fut le visage de mon amour. 



***




Je rouvris les yeux sur le sol dur de la maison. Nella pleurait. Je me redressai et la pris dans mes bras. Rien ne nous sépararerait. Dehors, les bruits de batailles avaient laissé leur place aux chants des oiseaux. La porte s'ouvrit sur Aden et Jessamine. Mon frère passa une main illuminée sur moi, pour voir si tout était en ordre avec moi, alors que ma soeur d'armes faisait de même avec Nella. 



- Nell, soufflai-je, alors que les deux autres sortaient. Je t'aime, je t'aime tant toi et notre enfant. Je sais je n'ai pas été un amant et un fiancé fiable, ces derniers temps, mais je nous planifiais un mariage. Je voulais que tout soit prêt avant la fin de la saison chaude, mais rien n'est prêt



Je baissai la tête, honteux. 
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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Mar 10 Avr - 21:21

Le corps de l'insecte tomba raide mort au sol, alors que son sang noir et gluant coulait le long de mon armure et de mes bras. Au loin, j'entendis tous nos frères et soeurs arriver. Je voulus me retourner afin de continuer le combat, mais Alaric en décida autrement. Je me retrouvai bien rapidement dans ses bras, alors qu'il m'entraînait très loin des autres. Il me déposa au sol seulement lorsque nous fûmes dans une grange, dans laquelle tous les paysans s'étaient réfugiés. Un silence de mort régnait ici, et quelques poupons pleuraient. Je posai un regard interrogateur sur mon époux.


- Pourquoi faut-il que tu te foutes dans le trouble, Nella ? hurla alors Alaric, à la surprise de tous les paysans. 


J'écarquillai les yeux, incapable de répondre quoi que ce soit. Je ne m'étais pas foutue dans le trouble, j'avais défendu des paysans. C'était mon devoir en tant que chevalière de l'Ordre d'Émeraude. Je n'allais tout de même pas m'arrêter pour un enfant qu'il ne semblait pas réellement vouloir. Cependant, il fonça sur moi, me serrant plus que fortement contre lui. Je pouvais sentir tout son amour à mon égard. Il n'avait pas voulu me crier après, il avait seulement eu peur. Les larmes me montèrent aux yeux, tandis que je sentais mon fiancé me transférer son énergie vitale. Je voulus le repousser, car je le sentais s'affaiblir, mais il ne m'en donna pas la chance. Il s'écroula au sol bien avant, son corps se recouvrant d'un cocon blanc. Pour ma part, je reculai simplement jusqu'au mur le plus près, m'y laissant glisser, laissant mes larmes couler le long de mes joues tandis que je montais la garde pour Alaric. Personne ne devait toucher à la lumière qui l'entourait. Déjà, je me sentais moins malade. 


Plusieurs longues minutes s'étaient passées. Je n'entendais plus le bruit des épées, et une odeur de cadavre brûlé envahissait mes narines. Les larmes continuaient de couler le long de mes joues. Le spectacle ne devait pas être très beau à voir pour les paysans. Une chevalière couverte de sang d'insectes, bien décoiffée, en larmes. C'est alors que le cocon autour d'Alaric disparut. Il se dirigea instantanément vers moi afin de me prendre contre lui. Aden et Jessa entrèrent alors dans la pièce. Les paysans commencèrent à sortir, alors que mes aînés procédaient à des examens magiques de mon fiancé et moi. Satisfaits, ils quittèrent les lieux. 


- Nell, murmura Ric. Je t'aime, je t'aime tant toi et notre enfant. Je sais je n'ai pas été un amant et un fiancé fiable, ces derniers temps, mais je nous planifiais un mariage. Je voulais que tout soit prêt avant la fin de la saison chaude, mais rien n'est prêt. 


J'essuyai maladroitement mes larmes sur mes joues, tandis que mon amant baissait la tête. Je la lui relevai aussitôt, afin d'aller chercher un premier baiser sur ses lèvres, puis un second. Comment savait-il que j'étais enceinte ? Et surtout, depuis combien de temps le savait-il? Je fermai la porte de la grange d'un vent de magie, grimpant de ce fait à califourchon sur les cuisses de mon fiancé. Maintenant que je savais pourquoi je ne le voyais plus, toutes mes angoisses s'étaient envolées. Et il m'avait manqué, terriblement manqué. Je commençai par défaire sa ceinture d'armes, puis lentement, les sangles de sa cuirasse. 


- Je t'aime, lui soufflais-je alors. Pas besoin d'un mariage impressionnant. Seulement toi et moi devant l'autel me suffit. 


À ce moment, son armure tomba au sol, le laissant en tunique et en pantalons. Je commençai à entamer une douce danse du bassin, afin d'allumer mon partenaire. 

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Lun 16 Avr - 20:48

La faire pleurer n'était pas et ne sera jamais mon but. Mais je ne voulais plus qu'elle combatte avant de donner naissance à mon enfant. Si l'un des insectes sentait la présence d'un enfant, il la viserait elle et non le reste de l'armée. J'avais fait trop de cauchemars, où je voyais mon amante se faire éventrer par un insecte, ce dernier dévorait mon enfant, avant de laisser tomber le cadavre de Nella.
 

Ma fiancée essuya ses larmes, de cette façon maladroite, que je trouvais si mignonne. La petite main de mon amante remonta mon visage vers le sien. Ses lèvres vinrent voler un tendre baiser et un deuxième quelques secondes plus tard. Nell grimpa à califourchon sur moi, tout en refermant la porte de la grange magiquement. Ses mains défirent ma ceinture d'armes, pour voyager vers les sangles de ma cuirasse.


- Je t'aime, murmura mon amante. Pas besoins d'un mariage impressionnant. Seulement toi et moi devant l'autel me suffit.


Ma cuirasse glissa au sol, me retrouvant en tunique et pantalon. Nella se mit à faire danser son bassin contre mon bas ventre, ce qui eut l'effet escompté. J'agrippai la nuque de mon amoureuse et l'embrassai avec passion. En passant mes mains sous sa tunique, laissant descendre mes mains contre ses hanches. Je pris le lacet de sa tunique dans mes dents et la délaçai. Je relevai un regard moqueur sur Nell.


- Je t'aime et je vais t'épouser devant toute la cour d'Émeraude, dis-je amoureusement. Afin que tout le continent voit à quel point, je t'aime.


Je retirai la tunique de mon amante, puis embrasser la peau sensible de son cou. Je sentis mon sexe se tendre dans mon pantalon. Je posai une main sur le ventre gonflé de ma fiancée et sentis un petit coup. Je me couchai dans la paille, caressant tendrement chaque parcelle de peau, pinçant un mamelon de Nella entre mon pouce et mon index.


- Je veux pas blesser notre enfant, dis-je. Mais j'ai incroyablement envie de toi.
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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Lun 21 Mai - 12:28

Alaric et moi différions sur plusieurs points. Et ma place dans l'armée d'Émeraude était l'un d'eux. Évidemment, j'avais été adoubée très jeune, plutôt que mon éducation ne soit confiée à un autre Chevalier. Nathan n'aurait jamais fait cela si je n'avais pas été prête à être Chevalier, mais une partie d'Alaric semblait toujours vouloir me prendre pour la petite écuyère qui avait été sous la tutelle de son ancienne femme. Il avait donc toujours joué le rôle de protecteur à mon égard, même si j'étais capable de me défendre toute seule. Et ce rôle semblait avoir pris encore plus d'importance dans son coeur depuis que je portais son enfant. Je savais pertinemment que cet enfant était le nôtre, et pas seulement le mien, mais mon futur époux semblait parfois l'oublier. Ma grossesse n'était pas encore assez avancée pour m'empêcher de combattre, et je voulais aider mes frères d'armes à repousser l'ennemi tant que je serai encore capable. Cependant, toutes les fibres d'Alaric réclamaient le contraire. Comme je ne voulais pas engager de nouveau conflit, je pris la décision de respecter son voeu. Après tout, il s'agissait de notre enfant, et il faisait seulement cela pour sa sécurité, et non pour me punir. Je l'avais compris dans son élan de colère, quelques minutes plus tôt. Cependant, il ne pourrait jamais m'empêcher de prendre les armes si le château d'Émeraude devait être pris d'assaut. Je n'allais pas me rendre sur le champ de bataille, mais si ce dernier se rendait à moi... 


Je compris que mon petit manège avait fonctionné, lorsque mon copain s'empara de ma nuque, afin de m'embrasser avec ferveur. Malgré ses airs légèrement trop protecteurs, je savais au fond de moi que je ne pourrais jamais trouver meilleur époux dans l'univers. Tandis que ses mains exploraient mon corps, j'en profitai pour me nourrir de son énergie. Je pouvais ressentir dans chacune des fibres de son être l'amour qu'il avait pour moi, et pour notre enfant encore à naître. Il n'y avait plus aucune place pour Annabelle dans son coeur, et je m'en réjouis. 


- Je t'aime et je vais t'épouser devant toute la cour d'Émeraude, me dit mon Chevalier, d'un air un peu taquin. Afin que tout le continent voit à quel point, je t'aime. 


Je lui souris amoureusement, tandis que je me retrouvais complètement nue. Évidemment, sa main trouva un chemin jusqu'à mon petit ventre, qui était bien plus gonflé que je voulais le laisser paraître. En effet, je faisais exprès de ne mettre que des tuniques trop grandes, afin que les autres ne voient pas l'avancement de ma grossesse. Je voulais que personne ne m'empêche de combattre. Tout cela allait changer, maintenant. Je poussai un soupir de plaisir, alors que les doigts de mon amoureux taquinaient mon mamelon, beaucoup plus sensible depuis qu'un petit être grandissait en moi. 


- Je veux pas blesser notre enfant, avoua mon fiancé, ce qui me donna envie d'éclater de rire. Mais j'ai incroyablement envie de moi. 


- Alors ça ne devrait pas être un problème, mon beau chevalier, lui dis-je en grimpant à califourchon par-dessus lui. T'as aucune chance de le toucher. 


J'avais dit cette dernière phrase avec un peu de moquerie dans la voix. Voyant cela, Alaric tenta de me faire mauvais parti, mais je m'emparai de ses lèvres avec passion, et il succomba rapidement. Je le débarrassai de ses bottes, sa tunique, puis de son pantalon, et son membre se dressa bien droitement devant moi. Je souris moqueusement, avant de lâcher ses lèvres, descendant lentement vers son sexe, me frayant un chemin de baisers contre ses abdominaux. Je commençai par embrasser son gland avec amour, mais le voyant impatient, je le pris complètement en bouche. Afin de l'exciter encore plus, je m'amusais à pousser des petits gémissements tandis que je dévorais son membre. Puis, lorsque je le sentis sous le point d'exploser, je relevai la tête. Je remontai au niveau de son visage, lui volant un long et langoureux baiser. 


- Je t'aime, lui souriais-je. 


Je relevai lentement le bassin, me laissant retomber contre son membre qui n'avait jamais été aussi dur. Il entra en moi, et le gémissement que je laissai tomber fit rougir mes joues. Il y avait longtemps que je ne l'avais pas eu en moi ainsi, et cela me faisait le plus grand bien. Lentement et doucement, je commençai à m'agiter sur lui. De toute façon, je ne pouvais pas me mouvoir plus rapidement, mon ventre m'en empêchant. 


- T'es en train de battre notre enfant, lui soufflais-je, moqueuse. 


Alaric stoppa net mes mouvements, et j'éclatai de rire. Croyait-il vraiment cela ? 


- Arrête de t'inquiéter et fais-moi l'amour, chevalier, lui ordonnais-je alors. 

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MessageSujet: Re: Don de soi (Libre)   Jeu 24 Mai - 20:38

Jamais je n'avais été aussi inquiet de perdre la femme de ma vie. Nella avait toujours été importante pour moi, depuis le jour où elle avait été mise sous la tutelle de mon ex-femme. Ce jour là avait été le premier de la fin de mon mariage avec Annabelle. Non pas par l'arrivée de la jeune femme, mais parce que au lieu de donner à nos écuyers des chambres adjacentes à la nôtre, ma femme avait décidé de faire chambre à part. J'avais laissé Annabelle partir, puis j'avais repoussé Nella trop longtemps.



- Alors ça ne devrait pas être un problème, mon beau chevalier, dit Nella, en grimpant sur mes cuisses. T'as aucune chance de le toucher, souffla mon amante.



Son ton blagueur, me choqua un brin. Je cessai tout mouvement, mais Nella brisa mes défenses en m'embrassant passionnément. Le désir grimpa trop rapidement en moi, provoquant une violente érection. Ma fiancée me débarrassa mes vêtements, laissant mon membre se tendre entre elle et moi. Un petit sourire de victoire apparut sur les lèvres parfaites de mon amante, avant qu'elle ne lâche les miennes. Ses lèvres voyagèrent dans mon cou, vers mes abdominaux, jusqu'à mon bas ventre. Nella embrassa doucement mon gland, me faisant pousser un râle. Son regard croisa le mien, je devenais de plus en plus impatient qu'elle prenne mon sexe en bouche. Sachant tout de suite ce que je voulais, Nell me prit entièrement en bouche. Appliquant la bonne pression, ma future femme suçait lentement mon sexe, en poussant de petits cris de plaisir. Ce qui augmentait mon plaisir, mais je commençais à sentir que j'allais exploser dans sa bouche. Nella releva son visage vers le mien, m'embrassant avec amour.



- Je t'aime, dit-elle, avec un sourire.



Contre ses lèvres, je pus goûter mon liquide pré-séminal. Nell se releva et se laissa tomber sur mon sexe dur. Mon amante poussa un fort gémissement, ce qui fit rougir ses joues. La belle se mit à agiter son bassin contre moi, alors que mon sexe l'emplissait pleinement. Si elle ne pouvait pas bouger plus vite à cause de son ventre, je pouvais donner un brin plus d'intensité au mouvement.



- T'es en train de battre notre enfant, rigola Nella.



Je cessai tout mouvement. Nella éclata de rire, ce que je ne trouvais pas du tout drôle.



- Arrête de t'inquiéter et fais-moi l'amour, chevalier, rigola mon amante.



Je restai immobile, tenant ses hanches, afin qu'elle ne puisse pas bouger. Mon regard se planta dans le sien, alors que je lui communiquais à quel point ce n'était pas drôle. Nella n'était plus une enfant, ces blagues n'avaient pas d'affaire dans notre couple.



- Ces blagues ne sont juste pas drôles, dis-je. Ne recommence pas.



Je vis dans le regard de la femme de ma vie qu'elle comprenait. Je repris donc mon va et vien en elle, alors que je pressais mes lèvres contre les siennes, mes baisers devenant de plus en plus chauds. L'une de mes mains glissa de sa hanche vers sa poitrine, posant une main chaude contre son sein rebondi. Je fis rouler son mamelon entre mon pouce et mon index, alors que je chatouillais son cou avec de petits baisers.



- Maintenant, Chevalier, aime-moi, grognai-je, dans son cou.



Mes coups de bassins devinrent un peu plus puissants en elle, alors que je sentais un orgasme approcher dansgereusement. Mes mains glissèrent sur ses hanches, afin de guider son mouvement et aussi afin que son ventre ne soit pas trop dans le chemin. Je sentais mes couilles frapper contre son petit derrière, alors que je laissais échapper de petits râles de plaisir.



- Je ... Je.. Je..



J'explosai en ma future femme, l'orgasme me frappant avec force. Je m'effondrai à côté d'elle, reprenant mon souffle pendant quelques minutes. Je me retournai vers elle et l'embrassai tendrement. Je fis glisser mes baisers dans son cou, glissant mes lèvres vers sa poitrine, embrassant chaque sein avec amour. Avant de descendre vers son ventre et son bas ventre, je posai mes lèvres contre son intimité. Ma langue glissa contre son petit bouton de chair.



- Ne te retiens pas, chuchotais-je.
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