Les Chevaliers d'Émeraude

Les Chevaliers d'Émeraude, troisième génération
 
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 Rage de vivre libre

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Amberle

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MessageSujet: Rage de vivre libre   Lun 3 Juil - 0:40

J'en avais assez, plus qu'assez! Gwendolène, la potiche, me rendait la vie impossible; ma mère adorée s'était retirée dans sa tour et mon père ne m'adressait plus la parole, puisque j'étais le portrait craché de sa femme. Les Chevaliers me regardaient de nouveau de haut, depuis l'épisode de Sire Nathan. Tout cela était de la faute de ce connard de Chevalier Aden. Et bien sûr, profitant de cela, mes soeurs se prenaient toutes les deux pour la Reine d'Émeraude. Quel Royaume voulait une poupée comme Reine, execpté les Fées.


Je ne tenais plus en place, on m'avait engagé un précepteur pour me donner les cours d'usage de la cour, afin d'essayer de me rendre comme mes soeurs, mais je finissais pas éclater de rage. Je ne voulais pas d'une vie de princesse, avec des robes, des bijoux et des preux Chevaliers, qui viennent à ma rescousse. Je voulais voyager de Royaume en Royaume et me battre sur les plages d'Enkidiev. Je voulais ensuite revenir à Émeraude avec tous ces exploits et devenir une Reine combattante, comme la Reine Swann avant que son mari ne la laisse en plan.


Écrasée dans un sofa de la bibliothèque, je poussai le livre sur la broderie qui trônait depuis le début de la matinée sur moi et me sauvai vers mes appartements. Une fois à ma chambre, je retirai la robe rose pâle que je portais et enfilai une tunique bleue marine et un pantalon noir. Je mis mes pieds dans ma chère paire de bottes de cuir souple et agrippai une ceinture d'arme que j'avais volé dans la Forge. Mon plan? Foutre le camp. Je serrai la ceinture contre mes hanches, ouvris la porte et me mis à courir, renversant au passage Gwendolène.



***


Je ne m'arrêtai que dans une clairière des Forêts, entourant Émeraude. Je pris une grande inspiration et poussai un fort cri de guerre. J'étais libre, enfin. Je me tournai vers un arbre et dégainai une dague de la ceinture. Je pris une grande inspiration et m'approchai du tronc. Je commençai à graver la silhouette d'un corps, une tête, des épaules, un torse. Une fois mon oeuvre terminée, je pris une pierre pour aiguiser la lame de ma dague.


- J'en ai assez de cette vie, grognai-je, en aiguisant la petite lame. Je veux me battre comme Tristan! Pourquoi ne me laisse-t-il pas tenter ma chance?


Je laissai tomber la pierre, une fois mon ouvrage terminé. Je me relevai, faisant face à ma cible de fortune, je tenais la dague par la lame, bien droite dans ma main. Je poussai une grande respiration et la lançai de toutes mes forces vers la tête de la cible. L'arme tournoya dans les airs quelques secondes, frappa le tronc et tomba misérablement au sol. Je restai silencieuse, devant mon échec. Dans mon esprit, j'entendis le rire aigu et haut perché de Gwendolène, lorsqu'elle se moquait de moi. Je mordis ma lèvre inférieure avec force, pour m'empêcher d'éclater en sanglots. Je regardai autour de moi, voyant que j'étais complétement seule, je me laissai aller. Je poussai un cri de rage, laissant toutes mes émotions déferler en moi, comme un raz de marée. Mes genoux flanchèrent et je me laissai tomber au sol, en pleurant à chaudes larmes.


- J'EN AI ASSEZ, J'EN AI ASSEZ DE CETTE PUTAIN DE VIE DE MERDE, hurlai-je à plein poumon.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Jeu 13 Juil - 21:15

Je me réveillai en sursaut, avant de vider le peu que j'avais dans l'estomac dans la chaudière aux côtés du lit. Je sentis aussitôt une main rassurante dans mon dos, qui me frottait avec délicatesse. Je fermai les yeux, avant de grimacer et de me lever. Être enceinte me dérangeait de plus en plus. Je m'agenouillai près du bol d'eau fraîche que les servantes avaient laissé à notre intention, et j'en pris une bonne gorgée, afin de me rincer la bouche. Je me nettoyai ensuite le visage, avant de pousser un long et profond soupir. Je pouvais sentir l'oeil inquiet de mon mari sur moi. Au lieu de prendre du poids depuis que je portais mon enfant, je ne faisais qu'en perdre. Aden s'en faisait affreusement, et était de plus en plus souvent silencieux. Je tentais de manger tant bien que mal, mais la nourriture émérienne ne semblait pas vouloir me faire. Nathan essayait d'importer de la nourriture de d'autres pays, mais les aliments arrivaient toujours périmés. Je soupçonnais la reine de pratiquer sa magie depuis ses appartements afin d'être sûre que je sois malade et que je ne porte pas cet enfant à terme. 


Je pris une grande inspiration, tentant de retenir mes larmes. Je n'étais pas l'âme la plus charitable d'Enkidiev. J'avais tué tellement de personnes que je ne pouvais plus les compter. Je ne le faisais pas par plaisir, simplement pour gagner ma vie. Il ne me dérangeait point de tuer. Mais jamais je n'avais tué de femme enceinte. Et c'était exactement ce qu'on tentait de me faire. Je comprenais les motifs. Et je m'en voulais affreusement d'avoir donné moi-même la mort à mon enfant par mes actions passées. 


- Hey... murmura Aden en posant sa main contre mon épaule. 


Je me levai d'un bond, avant de me saisir de ma cape. Je pouvais voir que le soleil était levé. J'embrassai mon mari sur la joue, avant d'enfiler rapidement des chaussures. 


- Je dois sortir, lui soufflais-je en guise d'excuses.


J'avais l'impression que ce qui m'arrivait nous éloignait de plus en plus. Il savait que c'était de ma faute. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Inconsciemment, j'avais créé tout cela. Maintenant, je le regrettais. Mais ce n'était pas assez. Je traversai les dédales du château, avant de passer par-dessus le pont-levis. Je ne savais pas où j'allais, mais je n'avais pas peur. Je savais que mon époux gardait un oeil magique sur moi. Il suivait mon énergie et me rejoignait avec ses bracelets aussitôt qu'il me sentait un brin en détresse. (Une branche a éraflé mon visage il y a quelques jours, et il s'est assuré de venir me guérir sur-le-champ.) Je devais avouer que c'était mignon, quoique quelque peu encombrant. Jamais personne n'avait pris soin de moi ainsi. 


Après plusieurs longues minutes de marches, j'arrivai à la lisère de la forêt. Je décidai de m'y enfoncer. C'était à cet endroit que je devrais habiter. Et non dans un foutu château. Je n'étais pas à ma place, encore moins avec la reine près de moi. 


- J'EN AI ASSEZ, J'EN AI ASSEZ DE CETTE PUTAIN DE VIE DE MERDE ! hurla une voix à ma droite.


Je haussai un sourcil, avant de me diriger vers la source du bruit. Je débouchai bien rapidement dans une clairière, dans laquelle une jeune femme était agenouillée. En fait, elle semblait pleurer. Je n'osais pas trop m'approcher d'elle. Je n'allais tout de même pas la réconforter, je ne la connaissais pas ! Puis, elle releva la tête. Je me souvenais l'avoir déjà croisée quelque part... PRINCESSE! ELLE ÉTAIT PRINCESSE ! 


- Avec ta mère, je comprends que ta vie soit de la merde, ne puis-je m'empêcher de commenter.


La jeune femme se retourna alors vers moi, le visage noir de colère. Ouais... je ne semblais pas l'avoir dérangée au bon moment. Je tentai un bref sourire pour m'excuser, avant de me diriger vers elle. En tant que membre royal de mon nouveau royaume, je devrais lui faire quelques révérences et tout, mais je me fichais pas mal de la politique et de toutes ces merdes. 


- Je eum... Tu t'entraînais? lui demandais-je alors, en voyant sa ceinture d'armes. Si tu veux, je peux t'enseigner à tuer à mains nues...


Je me raclai la gorge. Je n'avais jamais été bonne pour me faire des amies, et ce n'allait certainement pas être aujourd'hui que ça allait commencer. 
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Amberle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Ven 14 Juil - 22:14

Ça faisait des jours que je n'avais même pas le droit de voir ma mère, que mon père restait enfermé avec ses conseillers et que mon frère était occupé avec l'ordre. Tout ce qu'il me restait était Mathéo, mais lui je ne lui parlais pas beaucoup; Gwendoline, qui me pourrissait l'existence et Olive, qui était Olive. Et j'en avais assez de tous cela. Plus qu'assez.



- Avec ta mère, je comprends que ta vie soit de la merde, fit une voix égale, de femme.



Je me retournai et vis la femme que ma mère avait condmanée à mort et que grâce à Sire Nathan, était toujours en vie. Je n'étais pas capable de ne pas lui en vouloir à elle, mais surtout au Chef des Chevaliers, car par leur faute, je ne pouvais plus voir ma maman. Elle qui travaillait fort à remmettre Émeraude sur la carte des Royaumes forts. Elle me fit un bref sourire, avant de faire quelques pas vers moi. Sans révérence... Bonsoir la classe.



- Je eum... Tu t'entraînais? demanda la fille, je crois qu'elle s'appelait Noëlle. Si tu veux, je peux t'enseigner à tuer à mains nues...



Je relevai un sourcil, alors qu'elle se raclait la gorge. Si elle pensait que m'enseigner à me battre allait me rendre plus douce envers elle. Je croisai mes bras contre ma poitrine, je savais que la femme que ma mère détestait était une vraie tueuse. Je poussai un soupir, j'allais la tester un peu, mais pas au combat. Avec mon intelligence.



- Donc vous voulez m'enseigner ce que vous savez, dis-je, sceptique. Est-ce pour essayer de gagner la faveur d'un des membres de la Famille Royale? Me prenez-vous pour une idiote?



Elle semblait faite de glace. La seule chaleur que je voyais en elle, était dans son petit ventre rond. Qu'est-ce que sire Aden, d'une nature si douce et paternelle, trouvait à cette femme qui avait tué un tas de gens. Je posai mes mains contre mes hanches, la dévisageant. Peut-être n'étais-je pas si différente d'elle, parce que tuer Gwedoline ne me dérangerait pas le moins du monde.



- Apprenez-moi tout ce que vous savez, dis-je, décidée. Je veux tuer quelqu'un.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Sam 22 Juil - 19:54

Je haussai un sourcil, sentant qu'elle me scrutait de la tête aux pieds. Décidément, elle était du côté de sa mère. Je devrais m'en aller, avant qu'elle ne s'en prenne à moi et me tue. Je n'osais même pas imaginer ce qu'Aden oserait lui faire subir. J'adorais mon mari, mais je sentais que je le changeais. Il n'était plus l'homme d'honneur qui suivait le Code de l'Ordre à la lettre comme lorsqu'il m'avait rencontrée. Il était un homme prêt à tout afin de protéger et de venger sa famille. Il l'avait démontré alors qu'il avait pris ma défense contre la reine. Il évitait le sujet, lorsque je lui posais des questions. J'en venais à me demander s'il n'avait pas de regrets d'avoir agi ainsi. Si seulement j'avais le pouvoir de lire dans les pensées, je pourrais savoir à quoi m'attendre. Malheureusement, tout n'était que cachotteries. J'en avais marre. Nous étions mariés, mais c'était comme s'il n'était pas à mes côtés. Depuis cet événement, je me sentais affreusement seule. Ce qui en ajoutait à mon malheur de ne pas supporter ma grossesse. 


- Donc, vous voulez m'enseigner ce que vous savez? pesta finalement dire la princesse. Est-ce pour essayer de gagner la faveur d'un des membres de la famille royale? Me prenez-vous pour une idiote?


Euh. Je n'avais nullement l'intention de gagner les faveurs de qui que ce soit. Je m'étais toujours débrouillée seule pour faire absolument tout, ce n'était pas aujourd'hui que j'allais commencer à tenter de gagner des faveurs. D'ailleurs, je n'avais pas obtenu l'amour d'Aden en lui léchant le cul. J'avais simplement été moi-même. Je ne comprenais toujours pas pourquoi il était avec moi. Je restai donc de marbre, ne répondant point à ce qu'elle venait de me dire. Elle ne m'impressionnait pas, avec ses mains contre ses hanches.


- Apprenez-moi tout ce que vous savez, réclama-t-elle alors. Je veux tuer quelqu'un.


J'éclatai alors d'un rire puissant et sonore. Voir même cruel. Nan mais pensait-elle vraiment que j'allais l'aider après ce qu'elle venait de me dire ? Déjà que je n'avais jamais eu l'intention de lui montrer comment je me battais. Il n'y avait que deux personnes en cet univers qui utilisaient cette technique. Et l'autre était mort. Je l'avais tué. Je n'allais tout de même pas lui montrer cela. Bah, je pourrais, mais j'allais la tuer après, c'était sûr et certain. Je n'allais pas prendre la chance qu'elle venge sa mère sur moi en me volant mes techniques de combat. 


- Jamais, lui répondis-je alors froidement. Je me fiche de toi, de ton rang, et de tes intentions. Si tu veux tuer quelqu'un, fais-le. Si tu n'es pas capable avec les capacités que tu possèdes, c'est parce que tu ne veux pas réellement tuer. 


C'était une leçon très importante que mon maître m'avait appris. Il avait fallu que je lui démontre mes motivations à tuer avant qu'il ne m'apprenne quoi que ce soit. Et je l'avais fait. J'avais tué de nombreuses personnes innocentes. Cette princesse n'était pas prête à faire cela. 


Je me laissai subitement tomber contre l'herbe, vomissant le peu de bile qu'il y avait en moi. Je voulais simplement arracher de bébé de mon ventre. Mais c'était la seule chose qui me permettait de rester en vie en ce moment. 


- Je te le donne si tu le veux, ricanais-je à l'Émerienne d'un ton sombre.


Évidemment, je parlais de ce foutu bébé.
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Amberle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 6 Aoû - 22:06

Je n'étais pas idiote, je savais que la pauvre femme ne me laisserait jamais apprendre ses techniques. Mais je savais aussi qu'elle n'était que l'ombre de ce qu'elle était auparavant. Simplement par le fait qu'elle était mariée au plus doux des Chevaliers et qu'elle portait son enfant. Aussi que ma mère réussirait à la faire tuer d'une manière ou d'une autre...


Un fort rire cruel résonna dans la clairière. Le sien. Je n'avais jamais eu peur de personne, mais je ne faisais aucunement confiance à cette femme. Je ne voulais pas la tuer, elle, je voulais tuer Gwedolène. Ma soeur me faisait incroyablement chier dur. Depuis ma naissance, elle ne faisait qu'être jalouse de ma liberté.


- Jamais, cracha Noëlle. Je me fiche de toi, de ton rang et de tes intentions. Si tu veux tuer quelqu'un, fais-le. Si tu n'es pas capable avec les capacités que tu possède, c'est parce que tu ne veux pas réellement tuer.


Je voulus relever un sourcil. La femme ne savait ce dont j'étais capable. Si je n'avais pas de pouvoirs magiques comme Mat et Olive, j'apprenais beaucoup plus rapidement que tout le monde. Et j'étais prête à tout pour atteindre mes buts, trait que je tenais de ma mère. Soudainement, Noëlle s'effondra au sol. Elle finit par vomir le contenu de son estomac.


- Je te le donne si tu veux, ria la femme.


Je croisai mes bras contre ma poitrine. Je soupirai, avant de m'avancer vers la femme. Je tenais mon couteau dans mon poing, je m'arrêtai à deux pas d'elle et levai mon arme. D'un geste brusque, je laissai tomber la larme dans le minuscule espace entre son index et son majeur. Je me penchai sur Noëlle, glissai mes mains sous ses aisselles et la remis sur pied.


- Vous devriez consulter Lady Ellana, elle pourrait vous aider avec votre estomac et votre bébé, dis-je, plus doucement.


Je lui fis une petite révérence, ce que je faisais rarement, avant de me pencher et ramasser ma lame. Mon regard toujours dans le sien, je lançai ma dague en plein dans le milieu de ma cible, sans jeter un regard dessus. Je n'apprenais pas seulement des enseignements, mais de mes erreurs. Je savais que si je ne la respectais pas, maintenant, elle ne me laisserait pas apprendre d'elle.


- Je veux tuer ma soeur, dis-je, sombrement en lui tournant le dos.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 13 Aoû - 17:49

Et ouais. J'en avais littéralement marre d'être enceinte. Marre. Je ne voulais pas de cet enfant. Même si c'était la seule et unique chose qui me gardait en vie pour le moment. Ça me rendait affreusement malade, et pathétique. Ces derniers temps, je me demandais pourquoi j'avais abandonné ma vie d'assassin pour marier un putain de chevalier. Depuis l'attaque de la reine, je ne le voyais pas vraiment. Il partait souvent avec Nathan faire je-ne-sais-quoi et me laissait complètement seule. Je souhaitais seulement m'échapper et m'enfuir loin d'ici. Cependant, pour faire cela, il faudrait que je sois capable d'enlever ce bébé qui était en moi. Mais j'en étais tout simplement incapable. 


Je sursautai subitement, tandis qu'une lame tombait entre deux de mes doigts. Je relevai mon regard vers la petite princesse, les sourcils froncés. Cependant, je fus surprise de voir ses mains se glisser sous mes aisselles afin de m'aider à me remettre sur pieds. Je me doutais bien qu'elle se donnait cet air de gentillesse afin que je l'entraîne, mais je n'étais pas écervelée. On ne pouvait m'avoir aussi facilement. 


- Vous devriez consulter Lady Ellana, elle pourrait vous aider avec votre estomac et votre bébé, me dit-elle alors, d'une voix beaucoup plus douce. 


La jeune princesse me fit alors une révérence, ce qui me fait hausser un sourcil. Puis, sa dague se retrouva bien rapidement contre une cible non-loin, tandis que le regard d'Amberle restait planté dans le mien. Croyait-elle vraiment que je pouvais lui apprendre à tuer à mains nues ? Elle était très loin d'atteindre ce stade.


- Je veux tuer ma soeur, dit-elle d'un ton sombre, me faisant de ce fait dos.


J'eus un petit sourire en coin, avant de poser ma main contre son épaule et de la forcer à se retourner vers moi. Elle ressemblait affreusement à sa mère, et cela me dégoûtait quelque peu. Mais je ne devais pas me méprendre. Elle n'était pas Mylena. Même si je savais très bien que je pourrais la tuer afin de faire souffrir cette maudite reine. Étrangement, je ne voulais pas le faire. 


- Tu ne peux pas tuer ta soeur, lui dis-je alors d'un ton sec. Première règle afin de devenir assassin: n'avoir aucune attache. En tuant ta soeur, tu briserais des gens que tu aimes, et tu ne pourrais pas le supporter. 


Sans prévenir, je lui assénai un puissant coup de pied du plat de ma botte contre son estomac, la coupant de son souffle et la projetant plus loin, au sol. Elle n'eut même pas le temps de porter sa main à sa dague où son épée que je lui avais dérobées, avant de la plaquer au centre de la clairière et d'accoter sa propre arme contre sa gorge. 


- Être assassin signifie être toujours sur ses gardes, même lorsque tu dors, lui dis-je avec un sourire en coin. 


Je la libérai, lui redonnant alors ses armes. Je pouvais voir à son regard qu'elle était déterminée. Elle souhaitait que je continue. Et pour être honnête, je ne voyais pas de raison de ne pas le faire. Cela pourrait m'occuper en l'absence de mon époux, et pourrait me rapporter quelque peu d'argent... Retourner à mon ancienne vie avec une princesse pour m'accompagner ? Pourquoi pas?


- Première chose à faire: tu devras aller à la bibliothèque. Trouve tous les livres sur le corps humain et étudie les. Demain, je veux que tu connaisses toutes les faiblesses d'un corps, possibles à atteindre sans arme. Et demain, tu viendras ici désarmée. 
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Amberle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Sam 16 Sep - 23:50

Je n'avais jamais était fait pour être une princesse, j'avais toujours fuguée et piquais des noises aux fils de paysans. Mon père ne cessait de demander à ma mère de me discipliner, mais cette dernière ne le faisait pas. Peut-être parce que j'étais différente de tous ses enfants, je n'agissais pas en princesse. Olive avait sa magie, Gwen avait son irritabilité et moi j'avais sa volonté de fer. Ma mère se voyait dans chacun de ses enfants.



La main de la criminelle se posa sur mon épaule. Noëlle me força à me retourner vers elle, nos regards se croisèrent. Elle voyait ma mère, je voyais une pauvre femme prise dans un mariage. Elle avait toutes les occasions possibles de m'assassiner, pour faire baver ma mère. Et je ne l'arrêterais pas.



- Tu ne peux tuer ta soeur, dit-elle, d'un ton presque professoral. Première règle afin de devenir assassin: n'avoir aucune attache. En tuant ta soeur, tu briserais des gens que tu aime, et tu ne pourrais pas le supporter.



J'étais prête à me faire haïr de ma famille, si je pouvais simplement me tenir au dessus du cadavre de Gwendolène. La botte de la femme entra violement en contact avec mon estomac, je tombai au sol et avant même que je n'eu le temps d'agripper mon arme, la femme du chevalier Aden tenait ma lame contre ma gorge. Pour une femme enceinte et mal en point, elle ne laissait pas sa place.



- Être assassin signifie être toujours sur ses gardes, même lorsque tu dors, ajouta Lady Noëlle, avec un drôle de sourire.



Je fus libérée de son emprise, pour me faire redonner mes armes. Il fallait croire que je n'étais rien pour elle. Je continuais de la fixer, en attendant le reste de tout cela. J'avais simplement envie de tuer ma putain de soeur et peut-être, un jour, mon père, qui avait confiné ma mère à ses appartements.



- Première chose à faire: tu devras aller à la bibliothèque. Trouve tous les livres sur le corps humain et étudie les. Demain, je veux que tu connaisses toutes les faiblesses d'un corps, possibles à atteindre sans arme. Et demain, tu viendras ici désarmée.



Je hochai la tête, avant de marcher à reculon vers la sortie de la clairière. Une fois hors de vue, je me retournai et couru vers le château.



***




L'aube me réveilla un peu, je n'avais pas beaucoup dormi, mais étais en pleine forme. Autour de moi, sur mon lit baldaquin, reposaient une tonne de livres. Je finis par me lever et agripper une tunique verte émeraude, un pantalon noir et mes bottes, je revêtis le tout et cachai une mini lame dans l'envers de ma ceinture. On allait pas à un combat désarmé. Car non seulement j'avais lu les livres sur le corps humain, mais tout ce que la bibliothèque d'Émeraude avait sur les mercenaires.



Je fus à la clairière en un rien de temps, sauf qu'au lieu de m'y tenir au milieu, je me tenais en haut d'un arbre, bien cachée et hors de toute vue. Je la vis entrer dans la clairière et se planter au milieu. Je sautai silencieusement de mon poste et marchai derrière elle.



- Les meilleures façons de tuer un homme, sans laisser de trace, en fait, il n'y en a qu'une, dis-je platement. C'est l'empoisonnement. Les faiblesse corporels d'un homme sont les tempes, si on l'en frappe une avec une force suffisante. La gorge, une simple strangulation est très facile.



Il y avait tant de façon de tuer quelqu'un et je n'allais pas toutes les énumérer. Je vis Noëlle se retourner vers moi et je posai mes mains sur mes hanches.



-Va-t-il falloir que je les énumère toutes? demandais-je.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 4 Fév - 15:01

Je me réveillai, dans un lit complètement vide. Je poussai un long soupir. J'aimerais tellement pouvoir retracer mon mari avec de la magie. Malheureusement, les Dieux m'avaient privée de ce cadeau. Ce n'était pas comme si j'en avais besoin au combat. Mais certains aspects pouvaient s'avérer fort utiles. Pour traquer les personnes que l'on aime, par exemple. Je vis un petit parchemin roulé près de ma tête, sur l'oreiller d'Aden. Je le déroulai, en poussant un léger soupir. 


« Bon matin mon amour,


Je serai de retour dans une semaine, peut-être deux. Si tu as besoin de quelque chose, Aliénor et Delnya sont là. 


Je t'aime,
Aden »


Je poussai un cri de rage, avant de lancer le parchemin au bout de mes bras. J'avais renoncé à ma vie pour cet homme, qui était incapable de s'occuper de moi? J'en avais marre. Ce bébé, il allait sortir de mon ventre. Je pris l'anneau que mon mari avait glissé à mon doigt lors de notre mariage, et je le mis contre l'oreiller de plumes. Je me vêtis d'un pantalon confortable et de ma tunique longue de combat. Des bottes en cuir souple, et j'étais prête. Je relevai ma longue chevelure cuivrée en une haute queue de cheval. Sans même regarder derrière moi, je quittai le château afin de me rendre dans la clairière où j'avais un important rendez-vous avec la princesse d'Émeraude. 


- Les meilleures façons de tuer un homme, sans laisser de trace, en fait, il n'y en a qu'une, lança la voix de la fille de Mylena dans mon dos. C'est l'empoisonnement. Les faiblesses corporelles d'un homme sont les trempes, si on l'en frappe avec une force suffisante. La gorge, une simple strangulation est très facile. 


Je me retournai alors vers la petite princesse, quelque peu ennuyée. Je ne lui avais pas demandé de m'énumérer ce qu'elle avait appris cette nuit. Je voulais simplement qu'elle l'apprenne. Maintenant, elle pouvait me le montrer. Elle ne me faisait pas peur. En fait, personne ne me faisait peur. Il n'y avait que cette stupide Mylena, puisqu'elle ne jouait pas correctement. Elle utiliserait sa magie pour me tuer, j'en étais certaine. Elle était lâche. 


- Va-t-il falloir que je les énumère toutes ? me demanda celle que mon ex mari m'avait identifiée comme étant Amberle. 


Je ne pus m'empêcher de rouler des yeux. Je l'examinai alors de la tête aux pieds, remarquant une petite bosse au niveau de sa ceinture. 


- Tu ne sais pas c'est quoi, venir désarmée ? demandais-je alors. 


Elle croyait vraiment pouvoir me cacher une petite lame sous sa ceinture. Je lui assénai alors un puissant coup de pied du plat de ma botte sous son menton, la faisant reculer, et même cracher un peu de sang. 


- On fait un marché, lui dis-je alors, tandis qu'elle essuyant le sang sur son menton. Tu m'arraches cet enfant de mon ventre, et moi je t'apprends comment tuer ta soeur. 


Je vis son regard de surprise. Oui, cet enfant était ce qui me gardait en vie en ce moment. Mais je n'allais tout de même pas rester à Émeraude par la suite. J'allais entraîner la petite princesse ailleurs, et faire d'elle mon arme contre Mylena. Si son plus grand rêve était de tuer sa soeur, le mien était de tuer cette fichue reine d'Émeraude. Mais je n'avais même pas à le faire. Elle aimait ses enfants. Peut-être même trop. Lorsque Amberle réussirait à tuer sa soeur, la reine serait tellement dévastée. J'allais pouvoir me réjouir de son malheur. Il ne restait qu'à voir si elle était capable d'enlever la vie à un être innocent. Son test était d'enlever cet enfant de mon ventre. 
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Amberle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Jeu 8 Mar - 16:56

Je n'étais pas dupe, la meurtrière était plus forte que moi. Même enceinte, elle serait capable de me briser en deux. Donc, il était hors de question que je me présente seule devant elle, dans un endroit isolé sans protection. J'étais intelligente, mais aussi froide que ma mère et mon père disait qu'il était difficile pour moi de ressentir quelque chose. Et c'était vrai, je ne ressentais pas grand chose autre que de la haine pour Gwendolène.



Je soutenais le regard inquisiteur de Noëlle. Je n'avais que faire de ce qui la dérangeait chez moi, je n'étais pas là pour devenir son amie, j'étais ici, pour apprendre à tuer. Tuer ma putain de soeur et faire regretter à mon frère Mathéo d'avoir choisi le camp de Gwen.



- Tu ne sais pas c'est quoi de venir désarmée? demanda Noëlle, d'un ton dur.



Oui, mais, je ne te fais aucunement confiance, voulais-lui cracher. Je restai silencieuse. C'est alors, qu'elle me donna un violent coup de pied sous le menton, me propulsant vers l'arrière. Je me redressai, avant de cracher un flot de sang. Salope. Je serrai les dents, analysant où je pourrais frapper pour la déstabiliser.



- On fait un marché, dit la femme du Chevalier Aden. Tu m'arraches cet enfant de mon ventre, et moi je t'apprends comment tuer ta soeur.



Mes yeux s'arrondirent tous seuls. C'était seulement ce petit avorton qui empêchait ma mère de la tuer. Décidément, cette femme était folle et complétement inconsciente de ses choix. Je tirai ma dague de ma ceinture, m'approchai lentement de Noëlle, avant de la pousser brusquement au sol. J'embarquai par-dessus elle, le regard vide, je posai la pointe de ma dague sur le ventre arrondi de la femme tueuse.



- Si je le fais, dis-je, le ton dur. De un, vous perdez tout droit de vivre. De deux, je n'arrêterai pas même si vous me suppliez.



Je plantai la dague dans l'estomac de la femme, coupant le ventre de Noëlle. Elle poussa un hurlement de douleur. Soudainement, la clairière s'éclaira d'une lumière blanche, et je fus propulsée à l'autre bout contre un arbre. Je me redressai, le regard noir et je croisai le regard fou de rage du Chevalier Aden. Il illumina sa main et guérit sa femme. Je fus témoin de la pire chicane de couple. Aden releva sa femme et se retourna vers elle



- MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS?! hurla Aden. CE BÉBÉ EST LA SEULE CHOSE QUI TE PROTÈGE DE LA MÈRE DE CETTE PETITE FILLE!



Petite fille, il parlait de moi. Connard.



- C'est elle qui me l'a demandé, crachai-je, sans ressentir d'émotion.
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Aden

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Mar 10 Avr - 21:55

Pris au Royaume des Ombres avec Delnya et Aliénor, mon épouse me manquait. Je la savais enceinte et seule à Émeraude, malgré le fait qu'elle soit la femme la plus forte que je connaisse, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour son bien-être. J'avais tellement essayé d'éviter d'aller en mission, mais Nathan avait décidé d'être ferme et m'avait promis de la protéger. Mais j'en avais assez, je voulais voir Noëlle.


Je poussai un soupir et me mis à ramsser mes effets personnels dans ma hutte, avant d'en sortir. Seule Delnya était levée, elle surveillait le campement. Je me tournai vers elle et lui souris. «Je retourne à la maison, juste pour m'assurer que tout va bien et je reviens.» Sans attendre sa réponse, je croisai mes bracelets, après avoir trouvé où était Noëlle et fonçai dans le tourbillon. Au même moment, je sentis la douleur de Noëlle. Une rage folle m'envahit, pourquoi Nathan n'était pas avec elle? En sortant de mon tourbillon, je vis la Princesse Amberle d'Émeraude en train d'ouvrir le ventre le de ma femme, sans même lever un doigt, je la projetai magiquement à l'autre bout de la clairière. Je courus vers Noëlle et guérit sa blessure de ma paume illuminée et m'assurai que mon enfant allait bien, avant de la relever.


- MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS? hurlai-je sur elle. CE BÉBÉ EST LA SEULE CHOSE QUI TE PROTÈGE DE LA MÈRE DE CETTE PETITE FILLE!


- C'est elle qui me l'a demandé, dit la princesse d'une voix plate.


Je me retournai vers elle et l'agrippai par la gorge, avant de la plaquer contre un arbre. L'enfant poussa un hoquet de surprise, avant d'essayer de défaire l'emprise de ma main contre sa gorge. Personne n'avait le droit de faire du mal aux gens que j'aimais, même si l'attaquant était un royal. Je serrai ma poigne contre la gorge de la princesse, sentant son énergie vitale s'écouler entre mes doigts.


- Si tu crois que je vais laisser l'un de vous faire du mal à mon enfant ou ma femme, tu te fous le doigt dans l'oeil, petite garce, chuchotai-je à la petite fille.


Comme Amberle fermait les yeux pour la dernière fois, une pierre heurta durement ma main et je me tournai pour voir ma femme debout à côté de moi. Me rendant compte de ce que je faisais et surtout que ce n'était pas du tout mon genre d'attaquer un enfant, je lâchai la gorge de la princesse, avant de reculer vers l'opposé de la forêt.


- Je... Je ... J'suis désolé, arrivai-je à prononcer, avant de leur tourner le dos et m'enfoncer dans la forêt d'Émeraude.


J'avais agis contre le code, une fois de plus. Je perdrais mon rang et serais condamné à mort, cette fois-ci la Reine ne se gênerait pas. Je me fermai à mes frères et soeurs, afin qu'on se sache pas ce que je venais de faire et courus entre les arbres, jusqu'à ce que mes jambes m'abandonnent.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 15 Avr - 17:13

Je savais ce qu'elle pensait. Elle pensait m'arracher mon petit de mon ventre, pour ensuite me livrer à sa mère. Cependant, ce qu'elle ne savait pas, c'était que j'étais capable de la tuer à mains nues, même avec le ventre ouvert. J'étais excessivement tolérante à la douleur, et j'avais appris à me battre dans des situations extrêmes. Pensant qu'elle avait tout à gagner, la princesse s'avança vers moi, avant de me pousser sur l'herbe et grimper par-dessus moi. Son être tout entier empestait la victoire et la prétention. Il n'y avait absolument aucune chance que je n'entraîne cette garce. Elle ne méritait pas mon attention. Seulement, elle était assez facilement manipulable. Sa dague chatouillait mon petit ventre arrondi. Non mais quoi? Elle hésitait ? Elle était pathétique, vraiment. Elle était prête à arracher un bébé de mon ventre afin d'apprendre à tuer sa soeur. Quelle conne. Réellement. 


- Si je le fais, commença-t-elle avec un sérieux qui me donnait envie de lui cracher au visage. De un, vous perdez tout droit de vivre. De deux, je n'arrêterai pas même si vous me suppliez. 


Je haussai un sourcil. Nan mais quelle croyait vraiment que je suppliais les gens ? La jeune princesse leva subitement son arme, et je gardai mon regard bien planté dans le sien tandis que la dague transperçait mon ventre. Je poussai bien malgré moi un cri de douleur. Une fois le saut passé, je serrais les dents, alors qu'elle m'ouvrait sur toute la longueur. Subitement, elle disparut d'au-dessus de moi à cause d'un rayon de lumière blanche. Je retins mon souffle, même si je me sentais faiblir. Mon époux... Je n'avais même pas besoin de le voir pour le savoir. Je le vis alors apparaître au-dessus de moi. Rapidement, il passa une main magique sur mon ventre, et la douleur disparut. Je recommençai alors à respirer normalement, tandis qu'il me remettait sur pieds. 


- MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS ? me hurla Aden, alors que je le fixais d'un oeil dur. CE BÉBÉ EST LA SEULE CHOSE QUI TE PROTÈGE DE LA MÈRE DE CETTE PETITE FILLE !


Je croisai mes bras contre ma poitrine, l'affrontant. S'il croyait que j'avais peur de la reine... 


- C'est elle qui me l'a demandé, pesta alors Amberle. 


C'est alors que mon mari fit quelque chose auquel je ne m'attendais réellement pas. Il se saisit de la princesse à la gorge, la plaquant violemment contre le tronc d'arbre. Je pouvais bien voir que la garce étouffait. Ça, je m'en fichais bien. Cependant, je ne reconnaissais plus mon mari. Ce n'était pas son genre d'attaquer quelqu'un. Encore moins un enfant. Encore moins une princesse. Encore moins la fille de la reine qui voulait ma mort. En jouant avec la vie de son enfant, j'avais touché une corde sensible. Je poussai un soupir. Je pourrais attendre qu'il la tue, mais je savais qu'Aden ne serait plus jamais le même après cela. Je me saisis donc d'une roche, sachant que je ne me rendrais pas à temps. Je la lançai violemment sur la main de mon mari, qui relâcha aussitôt la princesse, qui commença à tousser fortement. 


- Je... Je... J'suis désolé, dit Aden avant de s'enfuir dans la forêt. 


Je me dirigeai vers la princesse, afin de l'achever de mes mains propres, mais un tourbillon de fumée mauve m'en dissuada. La reine. Elle avait senti la détresse de sa fille. Je tournai donc les talons. Je n'allais tout de même pas me rendre aussi facilement. Je m'enfonçai rapidement dans la forêt à la suite de mon mari, avant que Mylena ait fini de totalement se matérialiser. Heureusement pour moi, son attention fut directement portée sur sa fille, et elle ne put m'entendre quitter la clairière. Je commençai aussitôt à traquer les traces de pas de mon mari. Je m'arrêtais fréquemment, trop essoufflée pour continuer. Ce putain de bébé était réellement un handicap. Au moins, j'avais réussi à avoir l'attention de mon époux en demandant à la princesse de m'éventrer. 


- Aden ! m'exclamais-je lorsque je le vis étendu de tout son long entre deux troncs d'arbre. 


Je m'agenouillai à ses côtés, afin de l'aider à se rasseoir. Il n'y avait qu'en sa présence que je devenais une toute autre personne. C'était le seul moment où je laissais la meurtrière de côté. Je récoltai alors de la rosée dans une feuille, avant de l'emmener à mon mari pour l'hydrater. Puis, fatiguée de l'avoir traquée à cause de ce bébé dans mon ventre, je me laissai tomber à côté de lui. Je laissai tomber ma tête contre son épaule, collant mon ventre arrondi contre son flanc. C'est alors que pour la première fois, je le sentis bouger, et quelque chose changea en moi. J'éclatai alors en sanglots. 


- Je suis désolée... Je... J'avais pas compris je... 


Je pleurais tellement que j'étais incapable de faire une phrase complète. 
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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Sam 19 Mai - 9:16

J'étais épuisé, non seulement, Noëlle ne comprenait pas qu'elle devait se tenir tranquile, mais en plus Nathan m'avait envoyé à l'autre bout du continent avec la Chevalière la plus bavarde sur la planète. En plus de ne pas vouloir m'écouter ou comprendre mon point, ma douce semblait ne pas comprendre qu'elle devait se reposer, pour la santé de notre enfant. J'étais plus qu'exaspéré et pourtant, me connaissant, j'allais lui pardonner. Écrasé entre deux racines, je finis par fermer les yeux, histoire de reprendre un peu mes forces.



- Aden! fit la voix sonore de ma femme.



Je rouvris les yeux, pour la voir se précipiter vers mois et s'agenouiller à mon côté. Elle me redressa en position assise, avant de ramasser une grosse feuille au sol et la remplir de rosée. Lorsque No approcha la feuille de mes lèvres, je croisai son regard et retrouvai la femme dont j'étais tombé amoureux. Je me laissai abreuver, puis laissai mon âme soeur se poser à côté de moi. Noëlle posa sa tête contre mon épaule, pressant son ventre contre mon côté. Je sentis un petit coup dans mon flanc, j'entendis mon amante éclater en sanglots.



- Je suis désolée...Je...J'avais pas compris je...



Je me tournai vers Noëlle et lui souris tendrement. C'était cette femme douce et un peu perdue dans ce monde étrange, qui m'avait fait tombé amoureux. Je posai une main douce sur sa joue, avant de poser mes lèvres contre les siennes. J'illuminai ma paume et la posai sur le ventre de mon épouse. Je m'assurai avant tout, de l'état de santé de mon enfant, qui était parfait. Puis allai inspecter le sexe, afin de faire sourire sa mère. Une petite fille. Je relevai un regard brillant de joie.



- Veux-tu savoir le sexe? demandai-je, avant de l'embrasser une seconde fois.



Je connectai mon énergie magique à ma fille et lui envoyai une forte vague d'amour à elle et sa mère. Je me promis aussi que personne ne ferait du mal à mon petit trésor et qu'elle ne grandirait pas dans un monde où la Reine d'Émeraude ferait sa loi.



- On va déménager, dis-je. Pas question que cette folle de Mylena ne te capture, une fois que tu aie accouché.



Je me relevai et aidai la femme de ma vie à se remettre sur pied. J'encadrai son visage de mes deux mains et plongeai mon regard dans ses noisettes rougies par les larmes. Je ne pouvais pas imaginer un futur sans elle. Sans que notre fille ne connaisse sa mère et à quelle point cette dernière était fantastique.
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Noëlle

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 27 Mai - 16:08

Jamais je ne m'étais sentie mal pour quoi que ce soit, durant toute ma vie. D'ailleurs, jamais je n'avais demandé pardon. Pourtant, je venais de le faire à ce chevalier, qui était mon époux et de surcroît, le père de mon enfant à naître. Il était mon âme soeur. Même si je ne pouvais pas voir cette lumière mythique autour de son être, je savais désormais qu'il était l'être que les dieux avaient désigné pour moi. Il était ma lumière. Après tout, je n'étais pas née meurtrière. Les conditions dans lesquelles j'avais grandi avaient fait en sorte que j'en devienne une. Pendant un bref moment, mes pensées voguèrent vers la reine de Fal, qui me ressemblait comme deux gouttes d'eau. Elle disait être ma mère biologique. Je me demandais comment elle avait pu m'abandonner sur le bord d'une route, alors qu'elle était fortunée, puisqu'elle était à la tête d'un pays ! Je ne comprenais pas, car même la femme la plus cruelle d'Enkidiev n'abandonnerait pas son bébé. Cet enfant, j'allais l'élever, le chérir et l'aimer toute ma vie. Il était la chair de ma chair. 


Soudain, les lèvres de mon époux contre les miennes firent arrêter les larmes d'affluer le long de mes joues. Je levai mes yeux dans les siens, soulagée de le voir tout souriant. Je ne connaissais personne de plus optimiste qu'Aden. Il était mon opposé en tout point. Sans doute était-ce pour cela que les Dieux nous avaient réunis. Il posa alors une main illuminée contre mon ventre arrondi, et un immense sourire éclaira son visage. 


- Veux-tu savoir le sexe ? me demanda-t-il, avant de m'embrasser de nouveau. 


Je ne répondis rien. Je ne savais pas si je voulais une fille ou un garçon, et je ne voulais pas me mettre de la pression à ce sujet. En fait, j'avais terriblement peur de porter une petite fille, car je savais que je n'étais pas une mère modèle. Je ne savais pas vraiment comment coiffer les cheveux, et parler de problèmes féminins. Disons que j'avais été élevée comme un homme, et non comme une petite princesse, comme j'aurais dû l'être. 


- On va déménager, commença plus sérieusement mon chevalier. Pas question que cette folle de Mylena ne te capture, une fois que tu aies accouché. 


Je fus surprise de sa demande, mais ne fis aucun commentaire. Avec son aide, je fus remise sur pieds, mon regard bien encré au creux du sien. Où irions-nous vivre ? Aucun royaume ne voulait qu'une femme comme moi ne s'établisse sur leur territoire. De toute façon, il n'y avait pas une seule place où la magie de la reine ne pourrait pas me retrouver. Elle était trop puissante pour cela. 


- Pour aller où ? demandais-je en un souffle. 


Je glissai mes bras le long du torse musclé de mon mari, afin de me blottir contre lui. Avant, je n'avais peur de rien. Maintenant, j'avais peur de perdre la vie avant d'avoir pu voir le visage de mon enfant et d'avoir pu le tenir dans mes bras. Je me surpris moi-même à trembler dans les bras de mon époux. 


- Peu importe où nous irons, sa magie nous retrouvera. 
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Aden

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 17 Juin - 12:22

J'en avais assez de dormir, un oeil ouvert, cela me rendait plus que nerveux. La Reine d'Émeraude étant une personne impulsive, pouvait frapper contre ma femme et mon enfant, quand bon lui semblait. De plus, étant ma souveraine, elle restait intouchable. Rien ne l'empêchait d'arracher ma fille du ventre de sa mère et cela me rendait malade. Fort heureusement, Noe n'avait pas accès à mes pensées, pour y voir toutes ces horribles images.



Je savais très bien qu'aucun Royaume n'accepterait de nous protéger, car ma femme était recherchée pour meurtre partout sur Enkidiev. Il nous faudrait donc être discrets. Et nulle part ne serait assez loin pour la puissante magie de Mylena. Mais je ne resterais pas à Émeraude, surtout après l'incident qui venait de se passer avec la Princesse Amberle.



- Pour aller où? demanda Noëlle, tout bas.



Aucune idée. Je ne pouvais lui répondre, mais je savais que nous pourrions toujours nous cacher au Royaume des Ombres ou au fin fond du Désert. Mon épouse se pressa contre moi, je lus au fond d'elle, une terreur profonde, ce que je n'avais jamais ressentis venant d'elle. Être mère la changeait pour le mieux. Si la peur de perdre notre enfant l'emplissait, elle n'en restait pas moins forte.



- Peu importe où nous irons, sa magie nous retrouvera, s'affligea ma femme.



Elle avait un point, mais il y avait des moyens de se cacher et trouver certains endroits où la magie ne pouvait se rendre. Le cristal était une substance qui empêchait la magie de poursuivre son chemin, la reflétant vers son auteur. Nous trouverons une caverne de cristal et rien ne nous empêcherait de vivre heureux.



- Une caverne de cristal, dis-je. Il faut trouver une caverne de cristal, sa magie ne nous atteindra pas.



Je serrai mes bras autour de mon amante, lui envoyant une profonde vague d'apaisement suivis d'une vague d'amour. Je ne laisserais personne lui faire du mal à elle ou ma fille. Je ne perdrais pas une autre femme. Je quitterais Émeraude avec elle et Ema. Et si l'armée avait besoins de moi, j'utiliserais mes bracelets. Et si je devais assassiner l'un des enfants de la Reine en avertissement, je le ferais.



- Je ne laisserai rien t'arriver, ni à toi, ni à nos filles, lui soufflai-je.



Je me rendis tout de suite compte que je venais de révéler le sexe de mon enfant à naître à Noëlle. Je baissai le regard vers ma femme et l'embrassai tendrement. Je serrai Noëlle contre moi, sentant un petit coup au travers de son petit ventre rond. Je me mis à genoux devant ma femme, embrassant le ventre, protégeant ma deuxième fille.



- Rien, pas même Mylena, ne va faire de mal à notre famille, promis-je.
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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Dim 24 Juin - 15:45

Je comprenais l'urgence de mon époux de quitter le royaume d'Émeraude, mais je savais très bien que je ne serais en sécurité nulle part. Aucun royaume ne voulait d'une meurtrière comme moi comme habitante, et de toute façon, la magie de Mylena était beaucoup trop puissante pour moi. En ce moment, c'était mon bébé qui me maintenait en vie, mais aussitôt que je l'aurai mis au monde, elle fonderait sur moi, et malgré tout mon talent pour le combat, je ne rivaliserais jamais avec sa magie. Je ne voulais pas laisser ni Aden, ni mon enfant à naître. Je voulais le voir grandir et être là pour lui. C'était de ma faute. Mes crimes me rattrapaient. Je poussai un soupir de nervosité. Et si j'allais demander asile chez la reine Sofia ? Si c'était réellement ma mère, comme elle le prétendait, elle me protégerait. Et comme elle avait déjà été un soldat d'Émeraude, elle possédait des pouvoirs magiques. Et sa position en ce moment lui donnait un certain pouvoir contre Mylena. J'étais persuadée qu'elle saurait négocier quelque chose pour nous. Je ne voulais pas vivre en exil. Je ne voulais pas que mon enfant grandisse emmuré. 


- Une caverne de cristal, décida alors mon mari, visiblement sûr de son idée. Il faut trouver une caverne de cristal, sa magie ne nous atteindra pas. 


Je ne répondis rien. Ce n'était pas exactement le genre de vie que je désirais pour mon enfant. Grandir dans une caverne tapissée de cristal ? Non. J'étais un être libre, je ne voulais pas me retrouver dans une prison. Mon idée n'était pas mauvaise. Après tout, Mylena ne pouvait pas m'attaquer sous la protection de la reine Sofia sans se mettre à dos tous les royaumes d'Enkidiev. Elle serait alors détrônée. Même si elle voulait ma tête, elle restait une femme intelligente. Je n'en valais pas la peine. Mon amant me serra alors dans ses bras, et je humai son doux parfum. J'étais si petite dans ses bras, que c'était drôle de penser que je pouvais gagner un combat contre lui. 


- Je ne laisserai rien t'arriver, ni à toi, ni à nos filles, murmura alors mon époux.


Nos filles ? Je portais une fille, c'était clair. Nos ? Parlait-il de sa fille Ema, ou alors est-ce que je portais des jumelles ? Je prolongeai le baiser qu'il entama, et souris amoureusement lorsqu'il alla embrasser mon ventre qui commençait à être bien rond. 


- Rien, pas même Mylena, ne va faire de mal à notre famille, déclara Aden. 


Je pris place sur l'herbe à ses côtés, me calant contre son torse. Je ne savais pas trop comment lui présenter mon idée, puisqu'il était déjà persuadé de la sienne, mais je savais bien que mon époux n'était pas un être déraisonnable. Avec de bonnes raisons, il comprendrait mon point de vue. Pour l'instant, notre vie de couple avait surtout été de la survie, mais je ne voulais plus que ce soit cela. 


- On pourrait aller demander asile à la reine de Fal, lui soufflais-je. Elle dit être ma mère. Et je sais très bien que tu sais si c'est vrai ou non. Tu as grandi avec elle. Tu connais son énergie. Une fois sous la protection de Sofia, Mylena ne pourrait plus nous attaquer sans se faire détrôner par les autres rois et reines d'Enkidiev. C'est mieux que l'exile dans une caverne... 


Je grimpai à califourchon sur ses genoux, plongeant mon regard dans le sien. Je lui volai un long et langoureux baiser. 


- Dis-moi, il y a seulement un enfant dans mon ventre, n'est-ce pas ? D'ailleurs... Comment voudrais-tu l'appeler ? 


Je l'embrassai longuement, avant de le défaire lentement de sa cuirasse. Mes mains glissèrent alors sous sa tunique, caressant son torse délicieusement musclé. J'avais le plus bel homme du continent, et le mieux foutu aussi. L'une de mes mains trouva son chemin jusque dans son pantalon, et je commençai à caresser son membre avec tendresse. Je baissai ses culottes suffisamment pour libérer son sexe, et je me relevai doucement, relevant un peu ma robe. Il entra alors en moi, ce qui me fit gémir. Je nouai mes mains contre sa nuque, plongeant de nouveau mon regard dans le sien. J'entamai une danse du bassin, le laissant pénétrer de plus en plus profondément en moi. 


- Je t'aime, mon beau chevalier, lui soufflais-je.
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Aden

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MessageSujet: Re: Rage de vivre libre   Lun 8 Oct - 11:51

Il y a une chose qui était claire dans mon esprit, je ne vivrais pas à Fal. Je détestais la Reine de ce pays et n'y mettrais pas les pieds tant que le jeune Cormac ne grimpait pas sur le trône. De tous les Royaumes d'Enkidiev, Fal était celui qui abritait deux déserteuses et si je posais le regard sur elles, je devrais les ramener à Émeraude, pour les exécuter. Ce dernier avait presque mon âge et allait se marier bientôt, cela voudrait dire qu'il prendrait le trône dans peu de temps. Entretemps, je n'irais pas vivre sous le règne d'une déserteuse. Si il fallait, j'emmènerais ma femme et mes filles à Zénor.


Noëlle se posa dans l'herbe, avant de se blottir contre moi. Je savais qu'elle mijotait une idée, je l'avais vue, j'avais vu Fal dans son esprit. Je savais aussi qu'elle et moi étions plus qu'épuisés de survivre sous le joug de Mylena. Je devais penser à mes enfants et à leur donner une vie meilleure.


- On pourrait aller demander asile à la reine de Fal, suggéra Noëlle. Elle dit être ma mère. Et je sais très bien que tu sais si c'est vrai ou non. Tu as grandis avec elle. Tu connais son énergie. Une fois sous la protection de Sofia, Mylena ne pourra plus nous attaquer sans se faire détrôner par les autres rois et reines d'Enkidiev. C'est mieux que l'exile dans une caverne...


Je fronçai les sourcils, Sofia ne protégerait que sa fille et sa petite-fille. Ema et moi serions à découvert. Ne me laissant pas le temps de lui répondre, mon épouse grimpa à califourchon sur mes cuisses et plongea son regard noisettes dans mes yeux bleus. Ses lèvres vinrent embrasser les miennes langoureusement.


- Dis-moi, il y a seulement un enfant dans mon ventre, n'est-ce pas? D'ailleurs... Comment voudrais-tu l'appeler?


Tara. C'était le nom que Victoria aurait voulu donner à Ema. J'allais obéir à sa dernière volonté. Les lèvres de Noëlle continuèrent de caresser les miennes, alors que ses mains défaisaient ma cuirasse. Exploratrices, ses mains se glissèrent sous ma tunique, caressant doucement mon torse. Elles descendirent vers mon pantalon, où ses doigts s'enroulèrent autour de mon membre et le caressèrent avec douceur. Je faillis me laisser aller, mais ce n'était pas le moment. Malgré cela, No défit mon pantalon et laissa mon sexe se dresser devant elle. Mon amoureuse releva sa robe et se laissa descendre contre mon membre tendu et entama un lent va et vien avec son bassin. Je devais avouer que la sensation de mon membre en elle était délicieuse, mais nous devions décider où aller vivre.


- Je t'aime, mon beau chevalier, murmura Noëlle.


Je l'embrassai avec passion, mes mains enserrant sa taille, pour diriger le mouvement. Mes lèvres glissèrent dans son cou, pour aller mordiller la peau sensible. Je laissai échapper quelques râles de plaisir, alors que mes mains défaisaient les lacets de sa robe, révélant sa magnifique poitrine. Je fis descendre mes lèvres jusqu'à la vallée entre ses seins. Je posai une main sur l'un d'eux et allai pincer doucement le mamelon. Je sentis ma femme frissonner de plaisir, alors que je faisais de même avec l'autre.


Après quelques moments de douceur, je compris quelque chose. Mon épouse essayait d'acheter la paix et que j'accepte son idée. Je cessai tout mouvement et plongeai mon regard bleu dans le sien, les sourcils froncés.


- Essais-tu de m'amadouer à ton idée? demandai-je. Parce que Fal, c'est non. Sofia ne protégerait que toi et le bébé. Ema et moi serions à découvert, puisqu'elle me déteste. De plus, on sait qu'Ophélia vit là-bas et si je pose les yeux sur elle, j'ai comme devoir de la ramener à Émeraude et de l'exécuter.


L'idée d'exécuter une de mes anciennes écuyères me rendait malade de tristesse. Des larmes commencèrent à perler au coin de mes yeux, il y avait longtemps que je ne l'avais pas vu et elle me manquait. Je m'étais bloqué d'elle, pour sa sécurité, mais Aliénor disait qu'elle l'avait aperçue à Fal, mais qu'elle n'était pas sûre.


- Ophélia a été mon écuyère, elle était comme une fille pour moi, murmurai-je. Ma présence à Fal représente un danger pour elle. Je sais que toi et les enfants êtes ma priorité, c'est pourquoi, on va aller à Zénor. Zach et Désiré vont probablement nous suivre.


Je posai une main sur la joue de mon épouse, le moment d'amour était passé. Je posai un baiser tout tendre sur ses lèves, avant de relacer sa robe.


- Tu as un seul enfant, une fille, dans ton ventre, dis-je, en posant une main sur le petit ventre de mon amante. J'aimerais l'appeler Tara et j'aimerais aussi que tu adopte Ema. Et je te promets une chose, si l'envie te vient de visiter ta mère à Fal, je t'y emmènerai, mais on ne peut pas vivre là-bas.
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